Politique

Municipales 2014 : zoom sur Rouen

Par Bénédicte Courret, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) mercredi 12 février 2014 à 18:00

Mairie de Rouen.
Mairie de Rouen. © Bénédicte Courret - Radio France

À Rouen, Yvon Robert, maire sortant socialiste avait pris la suite de Valérie Fourneyron lorsqu'elle a été nommée ministre. Il se présente face aux électeurs sans le soutien des écologistes et face à une droite désunie.

1. Les candidats déclarés (par ordre alphabétique)

Jean-Michel Bérégovoy : EELV. Adjoint à la démocratie participative, puis simple conseiller municipal à Rouen, Jean-Michel Bérégovoy veut proposer "une autre gouvernance" avec sa liste citoyenne et écolo. Le neveu de l'ancien Premier ministre, Pierre Bérégovoy, vise un score à deux chiffres dès le premier tour.

Jean-François Bures : UMP-Modem. Investi par l'UMP dès juin, il est secrétaire de section à Rouen. La responsable du Modem en Seine-Maritime l'a rejoint non sans susciter quelque étonnement sachant que Patrick Chabert se présente comme candidat centriste.

Patrick Chabert : UDI. Désigné comme tête de liste après le retrait de la sénatrice Catherine Morin-Desailly pour raison de santé, il est en quête de notoriété.

Guillaume Pennelle . FN. Déjà candidat aux législatives en 2012 (il avait récolté 10% des suffrages au premier tour), Guillaume Pennelle mène la liste "Rouen bleu marine" pour les municipales et il compte bien se faire une place au sein du conseil municipal.

Frédéric Podguszer . LO. "Faire entendre le camp des travailleurs" : c'est le slogan de Lutte Ouvrière pour ces municipales à Rouen.

Yvon Robert : PS. Maire sortant. Maire de Rouen de 1995 à 2001, il est battu par le centriste Pierre Albertini. En 2008, il repart comme premier adjoint de Valérie Fourneyron. Les socialistes l'emportent. Il a pris la suite de Valérie Fourneyron quand celle-ci a été nommée ministre des Sports du gouvernement Ayrault.

Raphaëlle Brangier :  Parti de Gauche/Ensemble

Clément Lefèvre : NPA

2. Les sujets chauds

La circulation. Une centaine de commerçants a fait irruption dans la salle du conseil municipal pour la dernière séance présidée par Yvon Robert fin janvier. En cause : le plan de circulation dans la ville. Le collectif "sauvons notre ville" estime que le centre-ville de Rouen est déserté, non seulement à cause de la fermeture du pont Mathilde mais aussi à cause du plan de stationnement choisi par la municipalité.

La sécurité. Priorité n°1 des Rouennais selon le candidat UMP Jean-François Bures qui plaide pour "une politique responsable et ferme". Police municipale "renforcée" et "retour de l'îlotage" répond Yvon Robert.

La propreté. "Il faut savoir éduquer et prévenir mais aussi réprimer tout acte d'incivilité" affirme Jean-François Bures. L'équipe d'Yvon Robert promet de son côté - entre autres - une application mobile pour smartphone qui permettra à chacun de signaler " en un clic" les dégradations, insalubrités, tags, dépôts sauvages et autres anomalies.

La métropole. Au 1er janvier 2015, la communauté d'agglomération de Rouen-Elbeuf deviendra l'une des douze principales métropoles françaises (71 communes rassemblées et 156 élus municipaux pour y siéger). Comment va s'appeler la métropole ? La ville de Rouen sera-t-elle citée ? La plupart des candidats aux municipales à Rouen le souhaitent mais le nom de la métropole sera dévoilé l'été prochain.

3. Les enjeux

Pour l'union de la gauche à Rouen, le maire sortant socialiste Yvon Robert devra attendre. Les Verts visent un score à deux chiffres au 1er tour. Les communistes, eux, déçus du "hollandisme", ont d'abord annoncé qu'ils partaient en solo avant de rallier finalement la liste d'Yvon Robert.

Pourtant le maire PS sortant pourrait profiter de la division à droite : Patrick Chabert pour l'UDI, Jean-François Bures pour l'UMP, deux candidats en quête de notoriété qui ont une certitude commune, celle d'être meilleur que l'autre pour prendre la mairie.