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Politique
Dossier : Les élections municipales sur France Bleu Isère

Municipales 2020 à Grenoble : Éric Piolle publie son patrimoine et invite les autres candidats à le faire

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Isère

Les candidats aux municipales n'en ont pas l'obligation formelle, mais le maire (EELV) sortant de Grenoble (Isère), Éric Piolle a choisi d'en faire une revendication. Il publie son patrimoine et demande aux autres candidats de l'imiter.

Eric Piolle, le maire de Grenoble, dans les locaux de France Bleu Isère le 27 septembre 2019.
Eric Piolle, le maire de Grenoble, dans les locaux de France Bleu Isère le 27 septembre 2019. © Radio France - Benjamin Bourgine

Grenoble, France

Éric Piolle (liste "Grenoble en commun)", le maire de Grenoble annonce son patrimoine. Il l'avait déjà fait pour les précédentes municipales 2014, même si ce n'est pas une obligation formelle, le maire sortant de Grenoble a donc déclaré son patrimoine à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP).

Pourquoi ce n'est pas obligatoire

Les candidats aux municipales n'ont pas cette obligation. Ils n'y sont obligés que s'ils sont élus, et encore pas tous : cela concerne les maires de communes de plus de 20.000 habitants et certains adjoints des villes de plus de 100.000 habitants.

Un patrimoine légèrement modifié

Malgré tout, Éric Piolle veut en faire une marque de fabrique. "C'est encore plus nécessaire aujourd'hui ! Pour gérer des biens communs, cela nécessite de faire la transparence sur sa propre manière de gérer son patrimoine". Alors qu'apprend-on dans ce nouveau document ? On apprend qu'il n'a plus de voiture, qu'il a du patrimoine immobilier dans les Pyrénées-Atlantique en raison d'une succession familiale, qu'il n'a plus non plus ses actions chez HP, son ancienne entreprise. "L'entreprise s'est transformée, j'ai été obligé de vendre ces actions".

Le patrimoine du maire de Grenoble démontre qu'il est à l'abri du besoin : plusieurs plans d'épargne témoignent d'un train de vie confortable, ce dont il ne se cache pas : "J'étais bien payé dans ma vie de cadre dirigeant d'une grande entreprise". Il revendique aujourd'hui des indemnités d'élus parmi les moins fortes pour une ville de la taille de Grenoble.

Qu'en disent les autres candidats ?

Pour la candidate (LREM) Émilie Chalas, la transparence c'est déjà fait : sur le site de l'assemblée nationale, sa déclaration d'intérêts et d'activités est déjà en ligne. En revanche son patrimoine est consultable, mais pas en ligne, uniquement en préfecture sur rendez-vous. Il faut pour cela être inscrit sur les listes électorales et, pour l'anecdote, depuis 2017, aucune demande n'avait été faite avant celle de France Bleu Isère, jeudi 7 novembre. 

On apprend dans ce document qu'Émilie Chalas est propriétaire d'un appartement de 64 mètres carrés à Grenoble "depuis 2011" précise-t-elle. Tout en ajoutant qu'elle a aussi la nue-propriété d'une maison à Giens (Var) depuis le décès de sa mère.

Carignon dans le viseur ?

La stratégie d'Éric Piolle vise-t-elle Alain Carignon (LR - liste "Société Civile") ? Celui qu'il appelle dans son livre "le maire corrompu" balaye pourtant d'un revers de main la démarche d'Éric Piolle : "je n'ai aucun problème avec mon patrimoine. Nous l'avions publié pendant la campagne des législatives 2007 et il n'a pas vraiment bougé depuis." 

C'est à dire : deux appartements, l'un à Paris, l'autre à Grenoble et une villa avec terrain au Maroc, près de Marrakech. Quand envisage-t-il de publier l'actualisation de ce patrimoine ? Pas tout de suite visiblement : "Je ne vais pas me conformer au calendrier choisi par Éric Piolle qui, d'ailleurs, la dernière fois, avait oublié de signaler ses participations au fond Raise Partners, ce n'était pas en conformité avec ses discours". Une accusation démentie par Éric Piolle. Les actions en question (de 900 euros initialement et valorisées à 9.000 euros aujourd'hui) font toujours partie de son patrimoine en 2019.

Du côté du d'Alain Carignon, la démarche d'Éric Piolle fait sourire. "Éric Piolle reproduit en 2019  l’opération de com’ de 2014 mais il est cette fois contraint d’avouer qu’il est toujours actionnaire à Singapour. [...] Cette société fabrique des logiciels de prévention des risques financiers à destination des banques sans aucun critère environnemental ou d’emploi. Elle vend à des banques installées, elles aussi, dans des paradis fiscaux", écrit François Tarantini au nom de LR Grenoble.

Enfin Damien Barthélémy (RN), candidat pour le mouvement de Marine Le Pen ne s'estime pas opposé au principe de la transparence, mais déclare qu'il ne souhaite pas se soumettre aujourd'hui à ce "caprice" de "politique spectacle" selon le candidat RN.

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