Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Municipales à Meylan : les quatre candidats, tous élus en 2014, veulent relancer la ville

-
Par , France Bleu Isère

Les quatre candidats sont tous des élus sortants. Le mandat a été chaotique, avec 3 maires en 6 ans, une majorité déchirée et une opposition, de gauche, qui attend son heure. Les quatre programmes tournent autour de l'écologie, de la rénovation des bâtiments publics, de la qualité de vie.

De gauche à droite : Jean-Philippe Blanc, Philippe Cardin, Joëlle Hours et Jean-Claude Peyrin
De gauche à droite : Jean-Philippe Blanc, Philippe Cardin, Joëlle Hours et Jean-Claude Peyrin © Radio France - Véronique Pueyo

Ils sont quatre à briguer la mairie de Meylan. Il y a d'abord l’éternel opposant, Philippe Cardin, ex-PS, tendance écolo, candidat pour la troisième fois avec sa liste "Aimeylan". Puis on trouve le maire sortant, Jean-Philippe Blanc, avec sa liste "Meylan Demain", Jean-Claude Peyrin et sa liste "Pour Meylan", élu depuis 2001 et Joëlle Hours, "Sincèrement Meylan".  

Trois maires en six ans

Jean-Philippe Blanc, Jean-Claude Peyrin et Joëlle Hours avaient été élus sur la liste de Marie-Christine Tardy, en 2014, avant que celle-ci ne démissionne, en 2016, condamnée à 18 mois de prison avec sursis pour prise illégale d’intérêt. 

Damien Guiguet, son dauphin désigné, n'est resté maire que deux ans avant d’être débarqué suite à un "putsch" conduit par Jean-Philippe Blanc. Durant ce mandat, la ville a même été placée sous le contrôle du préfet car, faute de majorité, le budget n'avait pu être voté. Bref, un mandat agité, avec une ville paralysée. Les quatre candidats veulent tourner la page et tous réveiller, rénover, redynamiser Meylan.

Jean-Philippe Blanc veut continuer ce qu'il a commencé

Jean-Philippe Blanc et son équipe - Aucun(e)
Jean-Philippe Blanc et son équipe -

Jean-Philippe Blanc se veut serein. Il dit conduire la mairie comme une entreprise et pour redresser une entreprise il faut cinq ans, dit-il. Donc il repart pour continuer le travail qu'il a commencé. "Si je ne suis pas élu, ce n'est pas grave. J'ai un métier, une vie à côté. Mais j'ai une vision pour cette ville, je veux aller au bout de ce que j'ai entrepris. J'ai redressé les finances. J'ai mis de l'ordre, après l'affaire Tardy que j'ai découverte en même temps que les Meylanais, même si j'étais dans sa majorité. Ma méthode ? J'écoute et je tranche. Je veux tordre le cou aux fake news que certains font courir. A commencer par le Clos des Capucins. Je veux y implanter un office culturel, le personnel communal sera là pour renseigner les habitants et les visiteurs sur la vie culturelle à Meylan. Le régisseur n'habitera plus sur place.

Le maire sortant veut également rénover les bâtiments publics vieillissants, regrouper en un même lieu une crèche, la mairie et une résidence pour seniors, sans doute sur le terrain de la fac de pharmacie. Côté transport, il espère que la ligne chrono pourra devenir un BHNS, un bus à haut niveau de service, entre Grenoble et Montbonnot.

Pour Philippe Cardin, il est temps de mettre fin à 20 ans d'une gestion de droite

Philippe Cardin, chez lui, à Meylan - Radio France
Philippe Cardin, chez lui, à Meylan © Radio France - Véronique Pueyo

Philippe Cardin, chercheur et géo-physicien : "Meylan, cela a été Dallas durant ce dernier mandat. Mes trois adversaires ont participé à cela. Ils avaient été élus en 2014, les Meylanais leur avaient fait confiance et en 6 ans, ils ont fait reculer Meylan, en se déchirant. Moi, je veux sortir Meylan de l'ornière. On est très en retard sur la transition énergétique. Meylan était connue pour sa qualité de vie, sa biodiversité, c'est une ville-parc qui est en danger. Il faut replanter des arbres. On a construit à tour de bras et pourtant on a perdu des habitants car c’est trop cher, à cause de la spéculation foncière et des promoteurs. Il faut retrouver la solidarité, accueillir les familles, on a toutes les structures pour. La Ville n'est plus endettée mais elle n'a pas investi ces 6 dernières années. Il faut relancer la mécanique !" Philippe Cardin veut mener une campagne plus offensive que par le passé. "Par exemple" lance-t-il "Madame Hours, dans son programme, veut que Meylan adhère à l'association Anticor. C'est très bien. Mais pourquoi ne l'a-t-elle pas fait avant, quand Madame Tardy, sur la liste de laquelle elle a été élue, était empêtrée dans son affaire judiciaire?"

Joëlle Hours veut apaiser et fédérer Meylan

Joëlle Hours veut apaiser Meylan - Aucun(e)
Joëlle Hours veut apaiser Meylan -

Joëlle Hours, soutenue par la République en Marche, dit mener une liste sans étiquette. Elle est partie tôt en campagne, elle sillonne Meylan à la rencontre de ses habitants depuis un an et demi, pour recueillir les envies, les doléances, écouter les demandes, les critiques et bâtir son projet en trente propositions, organisées autour d'axes forts: développer une ville verte, conforter la qualité de vie et promouvoir une nouvelle gouvernance. Elle précise : " Depuis des années, c'est la lutte droite-gauche, je ne veux pas d'alternance, je veux être une alternative pour les meylanais. Je veux faire de la politique autrement, pratiquer la démocratie participative pour fédérer et apaiser, tout en instaurant une nouvelle relation avec la Métropole. Je n'ai fait qu'un seul mandat, contrairement à Jean-Claude Peyrin qui se présente pour la quatrième fois et Philippe Cardin, pour la troisième fois." Joëlle Hours se dit de nature optimiste. "Je regarde devant. 16 % des maires en France sont des femmes, j'espère faire augmenter cette statistique. Je fais une campagne digne, je ne veux pas rentrer dans les polémiques. "

Jean-Claude Peyrin se présente pour faire bénéficier les habitants de son expérience.

Jean Claude Peyrin veut faire profiter Meylan de sa longue expérience - Radio France
Jean Claude Peyrin veut faire profiter Meylan de sa longue expérience © Radio France - Véronique pueyo

A 72 ans, Jean-Claude Peyrin est plein d'énergie pour Meylan. "J'aime cette ville, où je vis, avec quelques interruptions, depuis 77. Je suis élu depuis 2001. Je connais à fond les dossiers. J'ai appris des erreurs collectives comme des miennes. Je me présente pour la première fois comme tête de liste. Ce sera mon seul mandat en tant que maire. Je veux transmettre. J'ai une vision pour Meylan, sans être immodeste et j'ai construit mon projet après avoir écouté les meylanais et j'ai entendu leurs attentes. Je serai un maire présent et disponible, contrairement à l'actuel qui est trop autoritaire. Mon projet tient en 16 pages, c’est une feuille de route en matière d'écologie, de rénovation urbaine, de lutte contre l'insécurité,  d'entretien des voiries... Quand j'étais adjoint aux finances au début du mandat, j'ai assaini les finances de la ville qui était endettée à hauteur de 23 millions. j'ai ramené la dette à 10 millions. On aura les moyens de lancer les projets." Sur un plan plus politique, il se veut très clair : "Moi, je ne cache pas que j'appartiens au parti Les Républicains, même si ma liste ne porte pas cette étiquette, les autres candidats ont peur d'afficher la couleur. C'est le bal des masques. Mais Philippe Cardin, c’est la gauche dure traditionnelle et Joëlle Hours, c'est la République en Marche." Il veut aussi renégocier le PLH, le plan local habitat, réviser le PLUI, le plan local d'urbanisme intercommunal avec la Métropole. "On a trop construit et mal. Il faut renégocier." dit-il . 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu