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Municipales à Moissac : la gauche face au RN le 28 juin

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Par , France Bleu Occitanie

Moissac, troisième plus grande ville du Tarn-et-Garonne, pourrait bien passer sous pavillon RN le 28 juin prochain. Romain Lopez arrivé en tête le 15 mars dernier sera opposé à Estelle Hemmami candidate de la gauche. Pas d'union et pas de "front républicain".

Moissac (image d'illustration)
Moissac (image d'illustration) © Maxppp - .

Dans cette cité de plus de 13.000 habitants, le candidat du Rassemblement National, Romain Lopez a loupé l’élection au premier tour de 123 voix face à quatre autres concurrents (dont deux adjointes du maire sortant qui ne se représentait pas). 

Pour ce second tour, trois candidats étaient en position de se maintenir : Romain Lopez donc, Estelle Hemmami (DVG) avec le collectif Territoire Moissac Solidaires (Tems) - 23% au 1er tour - et Maryse Baulu, ancienne adjointe (DVD) "unis pour Moissac", 13% . La question du « front républicain » pour faire barrage au Rassemblement National s’est posée, le candidat LREM Gérard Vallès arrivé 4e (sous les 10%) l’avait proposé au lendemain du 15 mars mais personne n’en a voulu !

Le front républicain n'a "pas de sens"

Pas même la candidate de gauche, Estelle Hemmami pour qui cela n’a "pas de sens". Elle a bien essayé de discuter avec l’autre qualifiée pour le second tour, Maryse Baulu, mais la date du 28 juin rend selon elle un rapprochement « précipité » et peu lisible. "Nous voulions travailler à un rapprochement en vue d'un scrutin en septembre ou plus tard. On aurait eu du temps pour construire" entre une liste de gauche bâtie depuis cinq ans et une adjointe sortante divers droite. Cette dernière, Maryse Baulu a choisi de se retirer et l'a annoncé par un simple communiqué vendredi. Egalement vice-présidente du conseil départemental du Tarn-et-Garonne, Maryse Baulu livre une autre analyse : "dans un contexte politique et sanitaire excessivement troublé, la cohésion et le respect devaient s’imposer à Moissac. Malheureusement, le projet d’une liste d’union des équipes en présence n’a pas pu aboutir. C’est au contraire la division qui l’emporte dans une atmosphère délétère sur fond de calomnies (...) J’ai donc pris la décision de ne pas me présenter devant vous pour ce deuxième tour".

Maryse Baulu fait allusion notamment aux échanges aigre-doux qui ont eu lieu sur les réseaux sociaux entre la gauche et le candidat en Marche. La gauche mise donc sur un programme ajusté (voir ci-dessous) et sur la participation. Plus d’un Moissagais sur deux n’a pas voté le 15 mars. Le favori, Romain Lopez compte aussi sur les abstentionnistes et les électeurs de droite pour porter, à 31 ans, l’écharpe de maire de la troisième ville du Tarn et Garonne. 

Programmes modifiés à la marge

Côté programmes , Romain Lopez admet qu'avec le Covid le sauvetage du commerce devient sa priorité. Il s'appuie sur une étude locale qui annonce possiblement la disparition de 30% des enseignes à Moissac. Estelle Hemmami pour sa part compte recréer au plus vite une offre de soins à Moissac et des contacts plus forts avec l'hôpital de Montauban. La candidate DVG qui a aussi fait son autocritique sur les questions qui ont agité la première partie de la campagne : la délinquance et de la présence d'ouvriers agricoles bulgares dans le centre ville. "Nous avons entendu les Moissagais, nous mettons plus en avant nos propositions en matière de répression de la délinquance et nous proposons de travailler avec les exploitants agricoles pour trouver des solutions de logement des ouvriers bulgares ailleurs que dans le centre." Un programme "valable pour Montauban ou Toulouse, bobo et trop dispendieux" tâcle le candidat RN

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