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Politique
Dossier : Élections municipales 2020 à Montpellier

Municipales à Montpellier : "Une campagne en fauteuil roulant, ce n'est pas possible" pour Philippe Saurel

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Par , France Bleu Hérault

Philippe Saurel, le maire de Montpellier toujours en convalescence après son opération du genou décidera de se représenter ou non entre le 5 et le 15 février après avoir revu le chirurgien qui l'autorisera ou non à marcher avec des béquilles. Pas question de faire campagne en fauteuil roulant.

Philippe Saurel attend le verdict des médecins après son opération pour décider de se lancer ou non dans la campagne (photo d'illustration )
Philippe Saurel attend le verdict des médecins après son opération pour décider de se lancer ou non dans la campagne (photo d'illustration ) © Maxppp - MICHAEL ESDOURRUBAILH

Quelle drôle de campagne pour les municipales à Montpellier ! À moins de deux mois du premier tour, on ne sait toujours pas si le maire sortant se représente, on ne sait pas non plus qui sera la tête de liste pour Europe Écologie-Les Verts après le débarquement de Clothilde Ollier. Deux listes pourtant données en tête des sondages.

Le maire Philippe Saurel est toujours en convalescence à la clinique le Castelet à Saint Jean de védas après son opération du genou le 3 janvier. Certains de ses adversaires sont convaincus que le calendrier de l'opération et le suspense sur son éventuelle candidature sont une stratégie de campagne, certains qu'il se représentera pour un second mandat. 

De son côté Philippe Saurel l'affirme, il n'a pas pris de décision. Lui a bien évidemment envie d'y aller, il ne s'en cache pas. Mais quelque part ce sont les médecins qui décideront pour lui. Aujourd'hui il se déplace en fauteuil roulant avec cinq heures de rééducation par jour. Si le 5 février le chirurgien l'autorise à marcher avec des béquilles, alors il se présentera, mais pas question de faire campagne en fauteuil.  

Entretien avec Philippe Saurel

Quand annoncerez-vous si votre candidature aux municipales ?

Je me déplace en fauteuil roulant, le rendez-vous important qui va décider de la suite c'est le 5 février avec le chirurgien pour savoir si je peux marcher avec des béquilles. Donc entre le 5 et le 15 février, je dirai si je suis candidat ou pas. Une campagne en fauteuil roulant ce serait très difficile, très compliqué d'autant plus si je dois encore faire trois semaines en centre de convalescence avec cinq heures de rééducation, sans compter les traitements anti-douleurs qui ne sont pas compatibles avec une activité intense.

Vous ne simulez pas quand vous dites que vous n'avez pas pris votre décision ?

Absolument pas. Je suis obligé de mettre en place les structures qui, si je décide d'être candidat, doivent correspondre à un agenda légal, notamment pour les emprunts, mais aujourd'hui, je n'ai pas pris la décision d'être candidat ou pas, ce sera entre le 5 et le 15 février. 

Ce serait un crève-cœur de ne pas repartir ?

Vous savez l'amour que je porte à la ville et à ses habitants, donc oui ce serait un crève- cœur, mais si j'ai décidé d'arrêter en pleine organisation politique c'est parce que je ne pouvais pas faire deux mètres de plus. Cela en venait à toucher mon moral, mon mental et mes capacités physiques, j'ai été obligé de programmer l'intervention en urgence. L'anesthésie a été lourde, l'opération aussi, je n'ai pas encore retrouvé mon niveau connu de résistance physique aux épreuves de la vie quotidienne.

Intellectuellement, vous sentez-vous diminué ?

Non, intellectuellement pas du tout, mais cela fait seulement quatre ou cinq jours que j'ai arrêté les traitements à base de morphine qui mettent dans un état second, qui modifient les perceptions et l'évaluation même des images, des sons, et qui influent aussi sur la mémoire récente. C'est compliqué. Il y a quatre jours je n'aurais pas pu vous répondre au téléphone comme aujourd'hui.

Quel regard portez-vous sur ce qui se passe à EELV ?

Rien de neuf sous le soleil. Les partis politiques considèrent que la politique est un mercato permanent entre élus, pseudo-élus ou représentant de je ne sais quelles minorités, mais peu s'occupent vraiment de la vie quotidienne des Montpelliérains. 

C'est pour cette raison que je considère que l'étiquette que nous avons prise en 2014, qui n'était pas une étiquette partisane, mais plutôt une volonté politique et philosophique, une liste citoyenne divers-gauche et écologiste a encore plus de sens aujourd'hui vu le spectacle misérable qui se déroule sous les yeux ébahis des Montpelliérains qui ne méritent pas ça.

Philippe Saurel, le maire de Montpellier depuis son centre de rééducation

Philippe Saurel effectuera sa première sortie le 4 février pour une audition devant le juge d'instruction dans le cadre d'une plainte pour diffamation déposée contre lui par plusieurs maires de la métropole avant d'assister à une réunion en préfecture pour signer un contrat sur la rénovation urbaine. Le soir il remettra une médaille de citoyen d'honneur de la ville à titre posthume à Daniel Marc, tennisman de Montpellier décédé en août dernier. Le soir, il retournera au centre de rééducation de Saint-Jean-de-Védas

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