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Politique

Nadia Pellefigue, candidate hors PS à la mairie de Toulouse : "arrêtons de hisser des pavillons"

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Par , France Bleu Occitanie

Les élections municipales ont lieu en mars 2020. À Toulouse, plusieurs candidatures se profilent à gauche, dont celle de Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie, qui s'est lancée dans la bataille sans souhaiter pour l'heure porter les couleurs de son parti, le PS.

Nadia Pellefigue, invitée de France Bleu Occitanie ce 4 avril 2019.
Nadia Pellefigue, invitée de France Bleu Occitanie ce 4 avril 2019. © Radio France - Capture France 3 Occitanie

Toulouse, France

À moins d'un an des élections municipales à Toulouse, Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie était l'invitée de France Bleu Occitanie ce jeudi 4 avril. Elle a lancé en février un think tank (boîte à idées en français), "Une nouvelle énergie" (UNE). Elle est candidate pour s'asseoir dans le siège de Jean-Luc Moudenc au Capitole, une candidature lancée en dehors du processus du parti auquel elle appartient, le Parti Socialiste. Entretien.

France Bleu Occitanie : Candidate socialiste, candidate de gauche à la mairie de Toulouse, que faut-il dire?

Nadia Pellefigue : "C'est une candidature citoyenne au service des Toulousains. Je crois que le sujet ce n'est pas le logo mais le projet. Bien sûr que j'ai des convictions, elles sont connues, je suis socialiste mais aujourd'hui à l'évidence il faut dépasser les structures partisanes. Là pour les élections européennes, les citoyens ont peu de choix pour que leurs idées soient majoritairement représentées puisque la gauche est éminemment fragmentée.

L'initiative de Raphaël Glucksmann, Place Publique, vous intéresse ?

Plus que ça, je la soutiens. De manière générale, toutes les initiatives de rassemblement quand les projets convergent, m'intéressent. Il faut proposer aux Toulousains d'être acteurs de ce qu'ils veulent, ils le savent mieux que quiconque. Arrêtons de hisser des pavillons, des logos, des étiquettes, ça fait très "monde ancien", c'est daté. L'urgence c'est faire autre chose pour un sursaut démocratique.

Il y a, à Toulouse, un problème de leadership à gauche. C'est vous le leader ?

Je l'espère. Mais une liste à gauche, ça n'est pas qu'une personne, c'est 69 noms à Toulouse, un travail d'équipe. On l'a engagé avec le mouvement "Une nouvelle énergie", nous sommes bien plus que 69. On se réunit tous les samedis au Lab'Oïkos pour des proposer des projets concrets du quotidien. 

La démocratie participative et citoyenne, c'est du marketing politique ?

Il y a ceux qui disent et ceux qui font. Pour que ce ne soit pas du marketing, dire qu'on veut verdir Toulouse en mettant de la peinture verte sur des blocs de bétons, il faut mettre en place une méthode et inviter des gens qui n'ont jamais été engagés. À Nouvelle Energie, 80% des participants n'ont jamais été encartés nulle part. Ils apportent leur expertise de celui ou celle qui a du mal à se loger, qui glane à la fin du marché Crystal, qui prend le métro tous les jours.

Quel est votre calendrier ?

Il y a en ce moment nos ateliers citoyens chaque samedi matin, ces travaux seront clôturés en juin. Ils seront débattus avec des carnets à la rentrée en septembre et la campagne se lancera en octobre avec une candidature officielle et la formation d'une liste.

Allez-vous vous mettre en retrait de la Région ?

On verra en octobre. La première personne à qui j'en parlerai sera Carole Delga, la Présidente de la Région, avec laquelle je travaille".

Les autres candidats affichés ou potentiels

Le Parti Socialiste doit organiser une primaire en interne pour désigner son candidat toulousain. Deux sont déjà déclarés : le sénateur de Haute-Garonne Claude Raynal, ancien maire de Tournefeuille soutenu par le fédération et Georges Méric le patron du Département; et et le conseiller municipal d'opposition Romain Cujives. Il n'est pas exclu que ce dernier forme un ticket avec Nadia Pellefigue. À moins que ce ne soit avec l'ancien maire de Toulouse, Pierre Cohen passé chez Benoit Hamon (Génération.s) qui, à 70 ans l'an prochain, n'a pas encore renoncé et qui pourrait lui même se rapprocher de l'Archipel citoyen, auquel participe EELV

À droite, Jean-Luc Moudenc (LR) n'en dit mot mais est clairement entré en campagne ces derniers mois. L'actuel maire de Toulouse fait partie des élus LREM-compatibles. De leur côté, La République en Marche et le MoDem ont présenté hier leur propre association "Toulouse et moi" avec Pierre Castéras et Marthe Marti en figures de proue. 

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