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Municipales à Belfort : au centre, la division est en marche

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

C'est une alliance qui a du plomb dans l'aile. A Belfort et sauf retournement de situation, la République en Marche et le Modem ne "rouleront" pas ensemble pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochain. Chacun devrait soutenir sa propre candidate.

La mairie de Belfort est très convoitée. Au centre, le Modem a décidé de soutenir sa propre candidate et de ne pas suivre la ligne de la République en Marche
La mairie de Belfort est très convoitée. Au centre, le Modem a décidé de soutenir sa propre candidate et de ne pas suivre la ligne de la République en Marche © Maxppp - Lionel Vadam

A Belfort, le centre est divisé comme la gauche à l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochain. A cause d'un désaccord profond entre leurs chefs de file, un rassemblement n'est plus vraiment d'actualité entre la République en Marche et le Modem. Sauf surprise, ils soutiendront chacun deux candidates différentes pour le scrutin du mois de mars prochain.

Clavequin / Fleury : l'impossible union ?

Si la République en Marche a apporté son soutien à la socialiste Maude Clavequin, le Modem refuse de suivre cette ligne. Le mouvement centriste de Christophe Grudler a choisi de soutenir sa propre candidate : Marie-José Fleury, l'ex conseillère générale de Belfort Nord qui se présentera sans étiquette sur une liste constituée de personnalités de la société civile. Si ces deux femmes semblent en mesure de s'entendre pour une éventuelle liste commune, il y a visiblement incompatibilité entre Christophe Grudler et Bruno Kern, le référent En Marche dans le département. L'entente est quasi- impossible désormais entre les deux.

C'est grâce à la République en Marche que Christophe Grudler est aujourd'hui député européen  - Bruno Kern

Le député européen Christophe Grudler n'a toujours digéré la méthode. Le Modem dont il est le leader dans le Territoire de Belfort n'a jamais validé la candidature de Maude Clavequin comme l'avait pourtant affirmé la République en Marche. Mais pour son référent dans le département Bruno Kern, l'accord est encore possible. " La République en Marche, avant d'être un parti centriste, est un parti centrale. Le Modem a toute sa place. C'est grâce à la République en Marche que Christophe Grudler est aujourd'hui député européen puisqu'il a été placé sur la liste fortement soutenu par le Président de la République", rappelle Bruno Kern. Autrement dit, l'élu belfortain a la mémoire courte.

Le double de voix pour Fleury ?

D'après un récent sondage financé par le Modem sur un échantillon d'électeurs belfortains, Marie-José Fleury rassemblerait deux fois plus de voix que Maude Clavequin soutenue par le parti de la majorité présidentielle, répond Christophe Grudler. Autrement dit, si une union du centre doit se dessiner, ce serait autour de Marie-José Fleury.

Portes ouvertes aux discussions

Si un rapprochement s'opère entre les deux listes, il ne pourra se réaliser qu'à travers une volonté commune des  deux candidates car le fossé semble trop profond désormais entre les deux "chefs". D'un côté, Marie-José Fleury se dit prête à tendre la main à Maude Clavequin pour éviter cette division. " On a toujours été plus ou au moins en contact. Moi, je ne suis fâchée avec personne. Il faut savoir ouvrir les portes et discuter", indique l'ex conseillère générale.  De son côté, Maude Clavequin est aussi ouverte à la discussion.  "Je suis convaincue que le rassemblement est la clé de cette élection. Oui, on peut trouver des solutions pour se mettre d'accord !", explique la conseillère régionale et première fédérale du PS dans le Territoire de Belfort. En cas d'accord, on en est encore loin, il resterait à régler l'épineuse question de la tête de liste. Pas le plus simple...

Des listes à déposer au plus tard le 27 février

Des belles paroles aux actes, il y a un sacré pas à franchir d'ici le 27 février, dernier jour pour le dépôt des candidatures. A Belfort, ce sont des listes de 45 noms qui devront être déposées en préfecture. Bruno Kern et Christophe Grudler, eux, devraient figurer en deuxième position sur les listes des candidates qu'ils soutiennent.

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