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Municipales à Hénin-Beaumont : la ville laboratoire du Rassemblement National

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Par , France Bleu Nord

Au soir du 23 mars 2014 le frontiste Steeve Briois s'impose dès le premier tour des élections municipales. Il y travaillait depuis près de 20 ans. Dès lors, Hénin-Beaumont devient le laboratoire du Front National devenu RN. La prochaine élection ne devrait pas bousculer la situation.

Entièrement rénové l'hôtel de ville d'Hénin-Beaumont est devenu la vitrine du RN pour les municipales
Entièrement rénové l'hôtel de ville d'Hénin-Beaumont est devenu la vitrine du RN pour les municipales © Maxppp - Sebastien JARRY

"Avec un score de plus de 50% nous l'emportons dès le premier tour dans un fief socialiste"! C'est par ces mots que le nouvel édile d'Hénin-Beaumont annonce sa victoire aux nombreux militants frontistes rassemblés en attendant les résultats de ce premier tour des municipales 2014 à Hénin-Beaumont. Même si la victoire frontiste était annoncée on ne l'attendait pas vraiment dès le premier tour.

Il faut dire que Steeve Briois travaille d'arrache pied depuis plus de 20 ans afin de ravir la ville au Parti Socialiste qui la dirige depuis des décennies. Et le PS l'a bien aidé sans le vouloir. La ville est à la une des journaux depuis des mois après l'arrestation et la mise en examen de l'ancien maire, Gérard Dalongeville, condamné ensuite pour de multiples malversations.

Qu'en est-il six ans plus tard?

Dès lors l'ancienne ville minière devient la vitrine, le laboratoire du Front National. Marine Le Pen est ici chez elle et elle se plaît à en faire la démonstration régulièrement en venant déambuler dans la ville qui l'a depuis élue députée. Celui qui est devenu premier vice-président du RN veut ouvrir la voie à d'autres conquêtes dans la région pour les municipales qui s'annoncent.

L'enjeu c'est de savoir si les habitants sont satisfaits du travail accompli...

Et quand on lui demande si l'enjeu du scrutin qui s'annonce est de savoir s'il renouvellera l'exploit de 2014 en étant réélu dès le premier tour, le maire d'Hénin-Beaumont se retranche derrière l'avis de ses administrés. "En six ans nous avons investi 50 millions d'euros pour embellir la ville", s'enorgueillit Steeve Briois. Et de citer la rénovation de  la mairie mais aussi du centre ville, de l'église ou des écoles et des quartiers. "50 millions d'investissements dont 18 millions de subventions", ajoute-t il comme pour rappeler les oracles qui prévoyaient l'ostracisation de la ville en cas de victoire de l'extrême droite. Et tout ça en faisant diminuer la part communale des impôts locaux.

4 candidats pour un fauteuil - Radio France
4 candidats pour un fauteuil © Radio France - Jade Peychieras

A la veille de ce premier tour des municipales, ils sont trois à venir contester l'hégémonie du RN au sein du conseil municipal, La République en Marche ayant renoncé à briguer le siège, faute notamment de suffisamment de forces vives pour constituer une liste dans cette partie de la région où la droite dite "traditionnelle" n'a elle même jamais réussi à s'enraciner.

Trois hommes et une femme pour un seul fauteuil

Dans un fief du Parti Socialiste et d'une gauche désunie, le PS a quasiment disparu. Aujourd'hui les candidats préfèrent ne plus afficher d'étiquette politique franche et directe. "Nous ne renions pas nos familles d'origine mais nous avons choisi de nous réunir sous _une bannière citoyenne, au delà des partis_" se justifie l'écologiste Marine Tondelier. La jeune femme siège au conseil municipal depuis 2014 dans le groupe d'opposition. Un mandat "difficile" avoue-t elle et au cours duquel elle aura encaissé de multiples attaques. Derrière elle aujourd'hui, le Parti communiste et la France insoumise notamment qui tous se présentent comme "humanistes, écologistes et solidaires".

Patrick Piret, lui aussi, revendique une étiquette "citoyenne" pour sa liste "Union Action". L'ancien Modem a lui aussi décidé de gommer les différences politiques pour s'afficher au service de la population. 

Et tous les deux, sans se concerter, font le même constat: ce dont se glorifie le maire actuel en mettant en avant les travaux et les investissements qui ont marqué son mandat n'est que très normal! "Il fait son travail de maire en entretenant sa commune mais n'a aucune ambition réelle pour la ville".

Reste Vincent Caflers qui se réclame des gilets jaunes mais n'avait obtenu que 0.40% des suffrages aux dernières élections législatives.

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