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Municipales 2020 : Lannion veut contrer les logements vacants

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Par , France Bleu Breizh Izel

C'est une problématique de taille dans certaines communes du centre-Bretagne ou du littoral : les logements vacants s'y font trop nombreux. De nombreuses municipalités comme Lannion se sont attaquées au problème.

Certains immeubles restent vides durablement
Certains immeubles restent vides durablement © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

7,7% de logements vacants en Bretagne en 2015 selon les derniers chiffres de l'Insee : notre région s'en sort plutôt bien par rapport à la moyenne nationale, mais cela cache de nombreuses disparités. Dans certains bassins de vie du centre-Bretagne comme Rostrenen ou Mauron, ce taux grimpe à 14%. Des communes prisées pour les résidences secondaires comme Douarnenez ne sont pas épargnées. 

Les maires sont donc nombreux à mettre en place toute une batterie de mesures : taxe d'habitation pour les logements vides, incitation financières à la revente ou à la location ou remise sur le marché. A Lannion, le maire et candidat socialiste Paul Le Bihan estime que "dans le cœur de ville historique, on pourrait passer de 2.000 à 4.000 habitants si tous les logements étaient occupés".

Des aides financières

La municipalité a déjà mis en place une opération de renouvellement urbain, conjointement avec la commune de Tréguier. "On a un _problème d'habitat dégradé dans le centre historique_, qu'il faut réhabiliter, explique Paul Le Bihan. On a environ 12 millions d'euros de travaux d'habitat dont la moitié sera prise en charge par les communes". Une prime de sortie de vacance de 3.000 euros est aussi accordée aux propriétaires qui relouent notamment des grands logements, adaptés pour des familles.

Gaël Cornec, candidat soutenu par La République En Marche, préfère "soumettre les aides à des conditions financières, je doute que les propriétaires bien établis en aient besoin". Il mise sur le dialogue pour amener ces derniers à relouer ou mettre en vente leurs biens inoccupés. "Il faut faire un état des lieux de ce qui est disponible et dans quel état, pour permettre à des primo-accédant notamment de trouver un logement avec plus de facilité, précise-t-il. Il faut rénover en prenant en compte les questions de transition écologique".

De son côté, le candidat Lutte Ouvrière Yann Guéguen veut concentrer ses efforts sur les locataires qui peinent à se loger dignement. "Ce n'est pas une mairie seule qui peut régler ce problème, mais on peut avoir des avancées localement, estime-t-il. Même si on est bloqués sur certaines décisions par les représentants de l'Etat, il faudrait relever la tête, la population pourrait faire pencher la balance". Il faut selon lui un service public du logement social au niveau national

Préempter les logements vides ?

Le candidat Lutte Ouvrière privilégie donc le fait de "réquisitionner les logements vides, qu'ils soient en centre-ville ou ailleurs, de façon à ce que les familles d'origine populaire pour se loger". De son côté, Paul Le Bihan indique avoir "ciblé quelques îlots prioritaires sur lesquels la ville pourra préempter les logements si rien n'est fait du côté des propriétaires". Deux immeubles sur la place de la mairie et les bords du Léguer l'ont déjà été pour y reconstruire une quinzaine d'appartements.

"La préemption est tout de suite très contraignante, je _préfère le dialogue dans un premier temps avec les propriétaires_, tempère Gaël Cornec. Il y a un pouvoir d'incitation de la municipalité". Réquisitionner ainsi des logements du parc privé n'est pas exclu, précise-t-il, mais cela ne doit intervenir qu'en dernier recours, ou si la dégradation du logement met en jeu la santé ou la sécurité publique.

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