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Politique

Municipales 2020 : le collectif de gauche Belfort en commun vole en éclats

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Bastien Faudot claque la porte du collectif Belfort en commun qu'il avait créé l'été dernier aux côtés des écologistes. L'ancien chevènementiste dit ne plus être en phase avec la ligne politique du collectif, trop tournée vers l'écologie et pas assez vers les questions sociales.

Bastien Faudot claque la porte du collectif Belfort en commun qu'il avait créé l'été dernier aux côtés des écologistes.
Bastien Faudot claque la porte du collectif Belfort en commun qu'il avait créé l'été dernier aux côtés des écologistes. © Maxppp - Maxppp

Belfort, France

Le projet d’union de la gauche à Belfort, pour le premier tour des municipales de mars 2020, a-t-il déjà fait long feu ? Quatre mois après avoir lancé le collectif Belfort en commun, aux côtés d'Europe Ecologie Les Verts, dans le but de créer "une alternative" à gauche en vue des municipales à Belfort, l'ancien chevènementiste Bastien Faudot, de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS) décide de claquer la porte.

Des questions sociales "au second plan"

Dans une "déclaration écrite" transmise ce samedi, Bastien Faudot estime que la ligne politique du collectif est devenue trop fortement marquée par les enjeux écologiques et pas assez par les questions sociales. L'emploi, la pauvreté, les questions de désindustrialisation et d'attractivité sont, selon lui, des sujets majeurs qui ne sont pas assez pris en compte, alors que la ville de Belfort "subit un déclassement violent", avec les conséquences du plan social chez General Electric.

Le collectif ferme la porte au compromis et à l'unité avec Samia Jaber (Bastien Faudot)

"On ne peut pas répondre -sobriété- ou -décroissance- à des gens qui ne peuvent pas se chauffer en hiver", écrivent les 19 membres de la Gauche Républicaine et Socialiste dans cette déclaration. Ils déplorent, par ailleurs,"la stratégie poursuivie" et "les pratiques à l'oeuvre depuis plusieurs semaines au sein du collectif". Selon eux, Belfort en commun "ferme la porte au compromis et à l'unité" avec le collectif citoyen Belfort 2020 de Samia Jaber, qui revendique à ce jour quelque 200 adhérents et sympathisants.

Belfort en commun existe plus que jamais avec une détermination renouvelée (Mathilde Nassar et Alain Fousseret)

"Ah la vieille politique... Belfort en commun enregistre le départ de GRS, déplorant un positionnement trop écologiste et trop citoyen", a réagi sur Twitter, Mathilde Nassar, enseignante à Belfort. Cette citoyenne "non encartée" est l'une des porte-paroles du collectif Belfort en commun, avec Alain Fousseret d'Europe Ecologie Les Verts, conseiller municipal de Danjoutin.

Selon eux, le collectif Belfort en commun n'est pas mort. "On prend acte du départ de GRS et on continue le travail avec les autres : EELV, La France Insoumise et les citoyens". Le programme n'est pas assez social ? "C'est faux". "On a déjà une cinquantaine de propositions sur les questions sociales et solidaires, douze ont déjà été annoncées, et d'autres le seront à notre AG du 13 décembre". Alain Fousseret et Mathilde Nassar affirment également toujours continuer à discuter avec Samia Jaber.

La gauche belfortaine plus que jamais divisée

A moins de 100 jours des élections municipales, la gauche belfortaine apparaît en tout cas une nouvelle fois divisée. Ce samedi, le Parti Communiste annonçait lancer sa propre liste "Pour Belfort, l'Humain d'abord", avec Bertrand Chevalier, regrettant que les discussions menées avec les deux collectifs se cristallisent "sur des questions de personnes" et ne permettent pas "de faire un débat sur le fond".

Le collectif de gauche Belfort en commun "pour une transition écologique et solidaire", avait été lancé en juillet dernier. Un appel à construire un "projet écologique, social et démocratique" pour Belfort, avait été signé cet été par près de 100 personnes issues de la société civile ou de partis, comme Europe Écologie-Les Verts (EELV), Gauche républicaine et socialiste (GRS) et La France Insoumise (LFI).

De son côté, Samia Jaber, conseillère départementale et opposante municipale divers gauche à Belfort, défend toujours l'idée d'une tête de liste commune à gauche pour les municipales de mars. Elle organise son Assemblée Générale ce lundi 9 décembre à 20h à la Maison du Peuple de Belfort. Avec quelle union, désormais, pour la gauche belfortaine ?

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