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Municipales 2020 : Maire, un mandat politique ?

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Par , France Bleu Berry
France

Les élections municipales 2020 auront lieu les 15 et 22 mars. France Bleu Berry décrypte pour vous les enjeux de ce scrutin à travers quatre dossiers. Cette semaine, nous nous intéressons à l'importance des partis politiques dans cette élection.

En Berry, la plupart des candidats s'engagent sans étiquette
En Berry, la plupart des candidats s'engagent sans étiquette © Maxppp - PHOTOPQR/REPUBLIQUE DU CENTRE/MAXPPP

Les aspirants candidats au mandat de maire doivent déposer leur liste complète ce jeudi 27 février au plus tard. Pour certains, les plus installés politiquement, la tache est aisée. Pour d'autres, ce pré-requis relève parfois du casse-tête, surtout dans un climat de défiance envers la politique. Beaucoup de candidats choisissent donc de se présenter sans étiquette

Une liste... avec ou sans étiquette ?  

"Sans parti, sans parti pris" :  les mots de Pascal Mornet, candidat à Graçay pourraient bien constituer LE slogan de ces municipales. Car ils sont nombreux ceux qui ont choisi de s'affranchir des partis politiques. C'est le cas par exemple à Villedieu-sur-Indre, où Xavier Elbaz, militant LR depuis des années, mène une liste sans étiquette, tout comme son rival François-Philippe Thibault, militant socialiste et qui aujourd'hui revendique une sensibilité de "centre gauche". A Bourges, Philippe Mousny de son côté, candidat LR investi par son parti, dit vouloir animer une liste ouverte, au delà des étiquettes politiques.

L'argument à cela, toujours le même : la nécessité de rassembler : "C'est une liste qui rassemble plusieurs sensibilités politiques" pouvons-nous entendre dans la bouche de Françoise Perrot, candidate au Blanc. "La liste que je constitue rassemble toutes les sensibilités" se défend de son côté Jean-Paul Chanteguet qui brigue la même mairie.

Se présenter sans étiquette, c'est aussi un moyen pour éviter les querelles de chapelles. Parce qu'être clairement identifié dans un parti, c'est prendre le prendre le risque de freiner les motivations. A Châteauroux par exemple :  la candidate d'extrême-droite Mylène Wunsch ou le candidat En Marche, Antoine Bonneville ont tous deux eu du mal à boucler leur liste. 

Daniel Juillard, politologue, avance un élément de réponse : "Aux municipales, on vote plus pour des personnes que pour un parti, aujourd'hui les partis politiques ont mauvaise presse ! Désormais, c'est presque un handicap que de s'accrocher le drapeau d'un parti politique, alors on s'en affranchit au profit d'identité plus globales comme "droite libérale" ou "gauche humaniste". Tout le monde devient écologiste. A l'heure où le paysage politique est en pleine recomposition, on peut légitimement se demander à quoi servent les partis politiques."

Maire : une personnalité avant tout 

Comme l'explique Daniel Juillard : les municipales ne représentant pas tant un scrutin politique, c'est surtout une affaire de personne : "les décisions derrière les municipalités ne sont pas des questions de droite ou de gauche. On vote pour un homme ou pour une femme pour ce qu'il ou elle propose de concret pour sa commune

Moralité : pour ce scrutin local, il vaut mieux penser local et rien d'autre ! Exit donc les partis politiques et avec eux les logos sur les affiches de campagne.

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