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Municipales 2020 : quels transports en commun pour Brest ?

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Par , France Bleu Breizh Izel

C'est un enjeu clé de la campagne municipale à Brest : l'avenir du réseau de transports en commun est au cœur de nombreuses propositions des candidats.

Tram, bus, trolley... Les candidats aux municipales à Brest ont des propositions variées pour les transports en commun
Tram, bus, trolley... Les candidats aux municipales à Brest ont des propositions variées pour les transports en commun © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Trolleybus, tram, bateau pour rallier Plougastel-Daoulas et Le Relecq-Kerhuon... Les différents candidats aux élections municipales à Brest ne manquent pas de propositions pour repenser les transports dans la ville et l'agglomération. 

Tram ou alternatives ? 

L'actuel maire de Brest et candidat socialiste François Cuillandre a pour projet de construire une deuxième ligne de tramway de la gare jusqu'à l'hôpital de la Cavale Blanche. "C'est un projet important qui a déjà été débattu par les habitants", conclut-il. 

Cette option a aussi la préférence de Pierre-Yves Cadalen (La France Insoumise) et Ronan Pichon ("Brest Ecologie Solidarités") : le candidat écologiste veut par ailleurs mettre en place une ligne de bus à haut niveau de service entre la gare et Lambézellec. Même position pour Pascal Olivard (sans étiquette) : "je suis un fervent défenseur de la deuxième ligne de tram, j'estime que toute solution alternative est nulle et non avenue", explique ce dernier, pour des questions "d'efficacité et de coût sur la durée."

Marc Coatanéa (La République En Marche) veut remplacer ce tram par un trolleybus nouvelle génération, sur roues : "le rail nous enfermerait dans un schéma de dépendance pour 40 ou 50 ans", estime-t-il. Il veut reprendre le tracé prévu pour le deuxième tram (du CHRU de Brest à la gare) en le prolongeant jusqu'au Moulin Blanc et vers le technopôle. "Sur les 15 km entre le port et l'hôpital, on veut le mettre en site propre comme les bus pour qu'il ne soit pas pris dans les bouchons", précise-t-il.

Bernadette Malgorn ("Brest, c'est vous !") privilégie de son côté le bus à haut niveau de service : "plutôt que de coupler un nouveau tram et un réseau de bus à haut niveau de service, autant tout basculer car cela donne plus de souplesse", avec un système électrique. Elle compte aussi resserrer le maillage avec des arrêts moins éloignés et développer le réseau, notamment vers l'aéroport et le technopôle. Ambition similaire pour Renée Thomaïdis (Rassemblement National) qui veut privilégier "des lignes de bus à hydrogène pour lesquelles l'investissement est moins lourd que le tram", en les développant à l'échelle métropolitaine.

Quelle liaison avec le port ? 

François Cuillandre veut mettre en place des ascenseurs urbains pour "relier la gare SNCF à la Carène" dans un premier temps. Pour le candidat socialiste, cela permettra une desserte suffisante, couplée aux lignes de bus existantes. Bernadette Malgorn compte de son côté étendre le bus à haut niveau de service jusqu'au port. 

"Les ascenseurs urbains ne répondent pas à la problématique, mieux vaut privilégier une navette électrique à haute fréquence et synchronisée avec le tram pour plus de fluidité entre la ville et le port", estime de son côté Pascal Olivard. Il souhaite aussi installer sur le port un parking relais, destiné aux travailleurs venant des villes voisines.

Quelle place pour le vélo ? 

Pascal Olivard propose un plan vélo "pour faire passer sa part dans les transports de 1,5% à 10%", en renforçant la sécurisation des voies et en installant une quinzaine d'abris vélos sécurisés. Objectif un peu moins ambitieux pour Bernadette Malgorn qui veut monter la part des déplacements à vélo à 4%

Marc Coatanéa compte développer à minima 15 km de pistes cyclables. Projet similaire pour François Cuillandre qui ne précise pas cependant sur quelle distance il veut les renforcer.

Ronan Pichon (EELV) compte adopter un plan vélo "ambitieux, financé et concerté en début de mandat qui inclut un réseau cyclable communal." L'écologiste veut aussi développer "des réseaux express vélo" sur les grands axes, et créer des garages à vélos sécurisés.

Quels tarifs ?

C'est la proposition phare de l'insoumis Pierre-Yves Cadalen : la gratuité des transports en commun. "C'est tout à fait finançable, assure-t-il, en augmentant le versement transport des entreprises, grâce aux économies liées à la disparition des billetteries et contrôles, et en mobilisant 4,5 millions d'euros sur le budget de la métropole." 

Irréalisable pour le socialiste François Cuillandre : _"ce qui ne sera pas payé par l'usager le sera par le contribuable_, je pense que c'est un mauvais signal et ça nous limitera dans notre capacité d'investissements, notamment sur la ligne de tram." Il souhaite plutôt repenser les tarifs sociaux et solidaires déjà existants. Une révision également proposée par l'écologiste Ronan Pichon : il souhaite créer un tarif social aligné sur les bourses pour les étudiants, et aller progressivement vers la gratuité pour les personnes à faibles ressources.

"Brest La Liste Citoyenne" n'a quant à elle pas précisé sa position, ses élus souhaitant baser leur mandat sur un système de référendums locaux réguliers et des pétitions déposées par les habitants. L'UPR et Lutte Ouvrière ont également indiqué début février vouloir présenter des listes, sans dévoiler pour l'heure leurs programmes.

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