Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Municipales 2020 : réduire l'endettement, un enjeu clé pour les communes comme Morlaix

-
Par , France Bleu Breizh Izel

C'est une préoccupation grandissante des élus et de leurs habitants : assainir les finances des communes souvent endettées. A Morlaix, la municipalité a réussi à diminuer radicalement les dettes en dix ans, mais les opposants politiques dénoncent une hausse des impôts et un manque d'investissements.

La question de la dette est au cœur des préoccupations dans certaines communes
La question de la dette est au cœur des préoccupations dans certaines communes © Maxppp - Lionel VADAM/L'EST REPUBLICAIN

C'est un casse-tête pour tous les maires : gérer le budget et l'endettement de leurs municipalités est de plus en plus complexe ces dernières années. Les dotations de l'Etat ont baissé dans un tiers des communes finistériennes ces dernières années. Si la Bretagne est plutôt dans la moyenne en ce qui concerne l'endettement des collectivités, cela cache des écarts considérables localement.

Un endettement variable selon les communes

Dans les grandes villes bretonnes, l'endettement par habitant reste raisonnable par rapport aux moyennes nationales : 700 euros à Lorient, 837 euros à Quimper, 810 euros à Landivisiau (chiffres de 2018). Brest fait figure d'exception avec seulement 234 euros de dettes par habitant, en baisse constante depuis 2012.

Certaines communes plus petites, notamment dans les Côtes-d'Armor, vont en revanche avoir plus de difficulté pour ramener leurs finances à l'équilibre, notamment lorsque de gros projets d'investissement ont été engagés. Carantec voit ainsi sa dette par habitant s'envoler à 2.969 euros en 2018, un chiffre qui a triplé en vingt ans. De nombreuses autres petites et moyennes communes ont une dette qui tourne autour des 2.000 euros par habitant,à l'image de Roscoff, Plouraix, Trégastel ou encore Molène. 

Une poignée de municipalités font figure d'exception. Tréflévénez ou La Forest-Landerneau ont au cours des dernières années assaini leurs finances pour arriver à un endettement nul. La recette selon le maire de La Forest-Landerneau : un étalement des gros investissements sur deux à trois ans, pour éviter de recourir à l'emprunt ou augmenter les impôts.

Morlaix, un désendettement en cours

A Morlaix, l'état des finances a radicalement changé depuis 2008. La maire actuelle et candidate à sa succession, Agnès Le Brun, se félicite d'avoir "diminué la dette par habitant de 37% en dix ans". "Lorsqu'on fait un investissement, il faut en mesurer le fonctionnement et rester vertueux, insiste-t-elle. Nous essaierons de conserver ce délai raisonnable que nous avons qui est actuellement de rembourser la dette en cinq ans"

"Ce désendettement, les morlaisiens en paient le prix car il y a eu deux hausses considérables des impôts locaux, y compris en 2008, dénonce le candidat LREM Jean-Philippe Bapceres. Je proposerai de mutualiser des moyens avec Morlaix Agglomération pour réduire à la fois la dette et les impôts"

Volonté similaire chez Didier Allain ("Morlaix Alternative Citoyenne") : "on a des charges de financement qui devraient revenir à l'agglomération, comme le théâtre, le parc des expos Langolvas ou le musée", estime-t-il. Il veut consulter la population par référendum local pour les grands projets qui mobiliseraient des fonds importants, comme un funiculaire : "la liaison ville haute-ville basse est peut-être nécessaire, mais son plan de financement n'est pas crédible car il n'y a pas d'étude d'impact, estime-t-il. On peut déjà commencer par des liaisons en navette électrique pour tester l'utilité".

De son côté, le candidat socialiste Jean-Paul Vermot ("Morlaix Ensemble") veut renforcer les investissements "pour le logement et les déplacements afin que la ville retrouve son attractivité". Il dénonce un désendettement à marche forcée qui a créé "une des situations les plus mauvaises de Bretagne au niveau de la population et du commerce".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu