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Municipales : à Andouillé-Neuville faute de candidats le maire repart en campagne

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Par , France Bleu Armorique

Après huit années à la tête de la mairie d'Andouillé-Neuville, Emmanuel Eloré ne souhaitait pas briguer de nouveau mandat. Faute de candidats il a finalement choisi de former une liste pour éviter la mise sous tutelle de la commune.

Emmanuel Eloré le maire sortant entouré de Catherine Gautier et Cécile Perrot (à droite).
Emmanuel Eloré le maire sortant entouré de Catherine Gautier et Cécile Perrot (à droite). © Radio France - Benjamin Fontaine

Il avait prévu de raccrocher son écharpe dans un mois pour profiter de sa retraite, mais faute de volontaires dans sa commune, Emmanuel Eloré le maire d'Andouillé-Neuville, au nord de Rennes, est candidat aux municipales. A 79 ans, ce psychologue à la retraite, maire depuis 2012, brigue un nouveau mandat pour éviter une mise sous tutelle de la commune de près de 1000 habitants. 

Une décision mûrement réfléchie

Le 10 janvier lors de la cérémonie des vœux, lorsque le maire annonce son départ, personne n'est surpris. Emmanuel Eloré avait pris sa décision depuis un an. Les jours passent et personne ne semble vouloir reprendre le flambeau, pas même ses jeunes conseillers municipaux. "Mes collègues veulent se consacrer à leur carrière professionnelle ou à leurs enfants. C'est bien compréhensible." 

Le maire se renseigne alors sur le sort qui pourrait être réservé à sa commune. "J'ai compris qu'elle allait être mise sous tutelle. Ça veut dire que la préfecture désigne le doyen du conseil en place pour gérer les affaires courantes mais qu'il n'a pas de pouvoir de décision. Le doyen c'est moi ! J'allais me retrouver dans le même rôle mais sans pouvoir agir," se désole le maire.

La menace de mise sous tutelle

Pour le maire, pas question de laisser la préfecture prendre la main, alors il se démène, passe coup de fil sur coup de fil, envoie des courriers, tape aux portes et finit pars convaincre cinq anciens conseillers dont Catherine Gautier, agricultrice à la retraite de 67 ans. "Il a réussi à me convaincre de prendre le train en marche avec lui. Pour moi la tutelle n'était pas envisageable. On a une commune qui fonctionne bien on ne peut pas laisser tout ça partir en fumée." 

Catherine Gautier a elle aussi ouvert son carnet d'adresses. Au final, dix nouveaux candidats, plutôt jeunes, sont recrutés. Cécile Perrot, est maître de conférence et mère de trois enfants. "Je suis déjà engagée dans le bar associatif de la commune et l'association des parents d'élèves et dans un premier temps je me suis dit que ça allait faire beaucoup. J'ai d'abord refusé et puis la mise sous tutelle m'a fait réfléchir mois aussi. C'est normal de prendre ses responsabilités à certains moments." 

Un passage de relais en cours de mandat ?

Gérard Canto, conseiller sortant, lui, n'a pas souhaité repartir pour un nouveau mandat. "Le maire m'a appelé et m'a laissé trois jours pour réfléchir mais ma décision était prise depuis longtemps. Je suis très touché par ce qu'il fait pour la commune. J'ai pris beaucoup de plaisir à être dans ce conseil et à travailler mais je veux profiter de mon temps libre désormais," explique cet agriculteur à la retraite. 

Avant les élections, les colistiers se sont rencontrés, d'autres réunions vont arriver car le maire a encore des projets pour la commune : la mise en place du centre socio-culturel, les travaux du réseau d'assainissement, la construction d'un lotissement. Emmanuel Eloré compte sur la motivation de ses nouvelles recrues pour prendre les rênes de la mairie. "J'aimerais bien passer la main d'ici un ou deux ans et j'espère qu'à ce moment-là il y aura des candidats," sourit-il. 

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