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REPLAY - Municipales à Bayonne : revivez le débat de France Bleu Pays Basque et Sud-Ouest

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Pays Basque

Ce vendredi, quatre candidats aux élections municipales de Bayonne se sont affronté, à cinq semaines du premier tour, dans le cadre d'un grand débat organisé par France Bleu Pays Basque, Sud-Ouest et France 3 Euskal Herri. Revivez le débat.

De gauche à droite Jean René Etchegaray, Jean-Claude Iriart, Mathieu Bergé, et Henri Etcheto, les 4 têtes de liste se sont affronté lors de ce débat
De gauche à droite Jean René Etchegaray, Jean-Claude Iriart, Mathieu Bergé, et Henri Etcheto, les 4 têtes de liste se sont affronté lors de ce débat © Radio France - Anthony Michel

France Bleu Pays Basque, Sud Ouest et France 3 Euskal Herri lancent ce vendredi à Bayonne le premier de leurs débats publics sur les enjeux des élections municipales, à la Maison des associations de Glain. Ce vendredi 7 février, les quatre têtes de liste interviewés par les journalistes des trois médias : 

Ils ont répondu aux questions d'Yves Tusseau (France Bleu Pays Basque), Thomas Villepreux (« Sud Ouest ») et Allande Boutin (France 3 Euskal Herri). Environ 500 personnes ont participé.

Positionnement politique

Jean-René Etchegaray: "La gestion d'une commune peut se faire sans les partis, même si le rassemblement dans ma liste est large, en même temps, y'a beaucoup de membres de la société civile dans ma liste. J'ai l'investiture de LREM".

Jean-Claude Iriart : "La position n'est jamais dogmatique, à partir du moment ou on est d'accord, il faut additionner les forces"

Henri Etcheto: "Nous avions en 2014 un climat qui n'était pas favorable, ça s'était joué à très peu de chose. Je suis basque, républicain et Bayonnais, je ne suis pas abertzale".

Mathieu Bergé: "Notre démarche est citoyenne, et non pas sans étiquette, elle a vocation à rassembler, tous ceux qui se sentent exclus"

Environnement

Jean-René Etchegaray, "Un des objectifs que je me suis fixé, c'est qu'il y a des politiques qu'on ne peut pas mener qu'au niveau de la commune, et ce plan climat que nous avons voté en conseil d'agglomération à l'unanimité est une victoire"

Jean-Claude Iriart , "La mesure phare serait la recherche d'efficacité, il convient de se mettre en marche pour mettre les objectifs fixés par l'agglomération en place"

Henri Etcheto, "La transition écologique doit passer par Bayonne, le local et le global se rejoignent. Aujourd'hui nous avons un urbanisme engagé sur des dérives, on construit trop, et trop mal. Une mesure : Optimisation thermique des bâtiments municipaux"

Mathieu Bergé, "C'est une approche systémique qu'il faut, quand on parle d'environnement, il faut parler de la qualité de l'air, de l'eau, de l'énergie, de la biodiversité, de la gestion des déchets, etc... c'est une approche globale, nous, on a fixé un défi, en fixant des enjeux: sauvegarder le patrimoine naturel, diminuer la consommation en eau, promouvoir l'éco-citoyenneté, etc"

Les arbres dans l'urbanisation

Jean-Claude Iriart , "l'aménagement est trop minéral à Bayonne, mais ça ne concerne pas que le centre, alors il y a des choses qu'il ne fallait pas faire dans le centre ville, mais c'est dans toute la ville qu'il faut penser à des zones à végétaliser".

Mathieu Bergé, "Est-ce qu'on va dans le sens de l'histoire qu'on enlève des arbres et qu'on met des brumisateurs? (...) Bayonne ne manque pas d'arbres, mais la question se pose dans les aménagements urbains"

Henri Etcheto, "L'abattage des arbres, j'ai qualifié ça de massacre à la tronçonneuse ; les arbres place de la liberté il y en avait, et on faisait bien la fête autour"

Jean-René Etchegaray, "y'a pas de sujet plus polémique que le sujet des arbres, je pourrais vous répondre que des brumisateurs n'ont pas remplacé les arbres, il n'y en a jamais eu. 3000 arbres ont été planté en 2010, un fonctionnaire travaille spécifiquement à la surveillance des arbres".

Piétonnisation du centre ville ?

Henri Etcheto, "Je pense qu'il y a des habitants en centre ville, donc les piétonnisations en centre ville, il faut les raisonner"

Jean-René Etchegaray, "Oui, parce que j'ai constaté que quand on a piétonnisé les rues, on a vu les résultats, les habitants ne souffrent pas de cette situation, ils la demandent"

Mathieu Bergé, "Peut être. Il y a des expériences intéressantes, comme les zones de rencontres où différents types de mobilité peuvent co-exister, il faut un plan vélo et un plan piéton plus globalement"

Jean-Claude Iriart , "Il faut y tendre oui, mais pourquoi cibler ce site précis, l'enjeu se situe dans la diminution de l'utilisation de la voiture individuelle".

La place du vélo post-Trambus

Jean-René Etchegaray,  "J'ai pris un arrêté pour limiter la circulation à 30km/h, nous prenons le parti de dire qu'il faut que les piétons et les vélos puissent circuler normalement. Les travaux de la ligne 1 n'ont pas permis de construire toutes les pistes cyclables que l'on aurait voulu. S'agissant de la ligne 2 du Trambus, sur les allées Paulmy, il y a une piste cyclable montante, et descendante, on avance, parfois on ne peut pas"

Mathieu Bergé, "il faut avoir une vision globale sur le vélo, mais aussi local, on a un outil extraordinaire, le syndicat des mobilités, il a d'orès et déjà un bilan, notamment le plan vélo, et il est contrasté, le Trambus, on a fait le pari du gadget technologique et de la communication contre l'efficacité du site propre, si on veut participer à la transition écologique, mieux vaut un Trambus même Diesel plein qui va en 30 min à Biarritz qu'un Trambus électrique vide."

Jean-René Etchegaray, "Les chiffres de fréquentation du Trambus: 1 million de passagers sur 6 mois. De l'ordre de 35 à 40% d'augmentation"

Mathieu Bergé,  "Le projet initial était de 80% de site propre, maintenant on est à 66%, une ligne qui doit desservir le BAB doit être propre d'un bout à l'autre"

Henri Etcheto, "on est dans un déni de la réalité sur le Trambus, c'est un outil nécessaire, il faut le réhabiliter, mais il a été discrédité sur la communication, c'est  pas un trambus, c'est un bus. Il va falloir réparer les itinéraires et faire augmenter le niveau de site propre.

Gratuité des transports ?

Henri Etcheto: "Il faut tendre à la gratuité, nous proposerons une gratuité aux seniors, aux jeunes et aux personnes en situation de handicap"

Jean-Claude Iriart , "Sur la gratuité, on avait mis en avant l'importance de la gratuité des transports publics en 2014, on est bien heureux aujourd'hui de voir qu'on est nombreux à en parler"

Mathieu Bergé,  "Oui nous partageons cet objectif, et j'ai trouvé l'argent, on va arrêter de subventionner les gens qui vont prendre l'autoroute comme ça a été prévu par le syndicat des mobilités"

Jean-René Etchegaray, "Ce sont des deniers publics et nous faisons très attention à leur utilisation. La gratuité, c'est du populisme.  Il n'y a un sens de responsabilité que de payer une somme, et de seulement payer 1 euro, c'est pas beaucoup. On a une politique tarifaire"

Attaque à la Mosquée, dégradation au cimetière juif, quid du vivre ensemble ?

Jean-Claude Iriart , "c'est un point de vigilance sur lequel il faut resté mobilisé, ça concerne tout le monde, ça passe par la manière à laquelle on associe les citoyens. Il faut être vigilants à l'égalité entre les hommes et les femmes. Il faut rester vigilants sur tous les types de discrimination, et que toutes ces personnes soient inclus"

Henri Etcheto: "la question de la tranquillité publique c'est un vrai sujet pour quelques uns de nos concitoyens, plus ou moins dans certains quartiers, cela faisait des années qu'on demandait une présence humaine renforcée avec de la police de proximité. Je pense que la vidéosurveillance doit être utilisée avec beaucoup plus de discernement que ce qui a été fait"

Jean-René Etchegaray: "Nous avons installé 100 caméras dans Bayonne et mes collègues n'ont jamais voté, les caméras nous ont permis de retrouver un certain nombre de délinquants, elles ne sont pas si couteuses, elles sont subventionnées" (- c'est pas vrai lui répondent les trois autres)

Mathieu Bergé: "On a eu mal à notre ville suite aux évènements qui ont touché les différentes confessions, Bayonne s'est construite au cours des siècles sur la richesse de la population. Le vivre ensemble ne dépend pas de la sécurité, c'est l'inverse, plus une société est égalitaire, moins elle est violente. Nous n'avons pas voté contre les caméras, nous avons critiqué la systématisation du système, on veut de l'humain plus que des caméras"

Jean-Claude Iriart : "La laïcité c'est le respect de la liberté de conscience respecte la liberté des uns et des autres de croire ou de ne pas croire, et il faut la manifester lorsque cette liberté est mise en danger, on sera longtemps encore exposés à ce genre d'incidents et crimes"

Jean-René Etchegaray "On a des actes, on ne comprend plus rien, c'est extrêmement inquiétant, c'est la culture Bayonnaise qui est attaquée, et on se dit heureusement qu'il y a des caméras"

Fêtes de Bayonne: payantes ou gratuites ?

Henri Etcheto: "nous c'est Bayonne ville ouverte, donc la ville fermée on y est opposés, c'est une fête de partage, ça ne veut pas dire qu'on refute le fait que ces Fêtes coutent cher, la communauté d'agglomération pourrait financer une partie de ces Fêtes de Bayonne, sur le modèle de Pampelune".

Jean-Claude Iriart: "nous étions défavorables aux Fêtes payantes, c'est un bien commun, la communication autour de l'aspect payant couvre un peu les messages anti actes-sexistes.  Moi je trouve un peu facile de dire que l'agglo peut venir dans ce dispositif, je crois plutôt qu'il faudrait trouver ailleurs le manque à gagner".

Jean-René Etchegaray: "les Fêtes resteront payantes si je suis élu. Je l'avais fait  l'époque à cause des frais de sécurité. La pérennité de ces Fêtes passait par une entrée payante. Que l'agglo entre dans ce dispositif? il y aurait 158 fêtes patronales à financer"

Henri Etcheto: "Si c'est la sécurité qui est en jeu, pourquoi ne pas aller jusqu'au bout et les mettre payantes à partir du mercredi, car c'est bien à ce moment qu'elles sont le plus à risque sous le balcon".

Mathieu Bergé: "Comme la communauté forale de Navarre finance les fêtes de Pampelune, on pourrait imaginer que l'agglomération Pays Basque pourrait le faire pour celles de Bayonne, mais la situation financière de l'agglomération n'est pas bonne ! Les gens sont partagés sur la question des fêtes payantes, nous on était plutôt contre. On veut faire un audit des Fêtes citoyen, avec les associations, aller chercher l'intelligence collective, il faut une régie municipale. Il faut peut être générer de nouvelles recettes: les parkings, les partenariats, etc"

Jean-Claude Iriart: "Je pense qu'on a passé 10 minutes, 1/4h à traiter de cette question, mais ce n'est pas révélateur des enjeux de la conduite de la gestion municipales"

Musée Bonnat-Helleu un bon projet ?

Henri Etcheto: "c'est un projet mal préparé, outre les coûts de la rénovation du Musée Bonnat-Helleu, c'est la dégradation des collections du musée"

Jean-René Etchegaray: "le coût total du projet c'est 21 millions d'euros HT, à ce jour j'ai obtenu 60% du financement, c'est un enjeu important pour la ville, et les oeuvres on peut aller les voir si vous voulez"

Mathieu Bergé: "cette volonté de faire de ce musée du Bonnat-Helleu un musée central sur l'axe Bordeaux Bilbao c'est un bon projet. On est convaincu qu'il y a un axe muséal très intéressant à construire. Par contre inquiétude sur le financement"

Jean-Claude Iriart: "la fermeture du musée Bonnat-Helleu c'est un crève-coeur, par contre ce projet, nous ne l'aurions pas fait de cette manière-là"

Peut on être maire et président d'agglomération ?

Jean-René Etchegaray: "la preuve, je suis encore en vie, on peut être maire et président de l'agglomération. J'ai été élu à plus de 70% des voix, mais demain je ne sais pas ce que je ferai".

Mathieu Bergé: "non, et c'est pour ça que notre collectif a placé en tête de liste pour l'agglomération Sophie Herrera, nous croyons que le maire doit être consacré à Bayonne"

Henri Etcheto: "je suis candidat à la mairie de Bayonne, pas à l'agglomération. Il est difficile de faire les deux, c'est ce que beaucoup d'habitants reprochent à Jean-René Etchegaray"

Jean-Claude Iriart: "je pense qu'il faut dissocier les responsabilités, moi je serais maire de Bayonne à temps complet sans aucun autre mandat, je ne briguerais pas de place dans l'exécutif de l'agglomération, mais c'est Sophie Bussière qui s'engagera au nom de la ville"

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