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Municipales à Bordeaux : l'alliance Florian/Cazenave, "une supercherie" pour Pierre Hurmic

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Par , France Bleu Gironde

Pierre Hurmic, candidat écologiste aux municipales à Bordeaux, invité de France Bleu Gironde, ce lundi matin. Il dénonce l'alliance entre Nicolas Florian et Thomas Cazenave pour le second tour, une "supercherie qui abîme la politique" selon lui.

Pierre Hurmic dénonce les alliances, une"supercherie qui abîme la politique"
Pierre Hurmic dénonce les alliances, une"supercherie qui abîme la politique" © Radio France - Aurélie Bambuck

Trois listes s'affronteront au second tour des municipales à Bordeaux le 28 juin, celle née de l'alliance entre le maire sortant Nicolas Florian et le candidat La République en Marche, Thomas Cazenave, la liste "Bordeaux en luttes" de Philippe Poutou et celle emmenée par l'écologiste Pierre Hurmic. Invité de France Bleu Gironde, ce lundi matin, il dénonce "de petits tripatouillages politiciens de dernière minute".

France Bleu Gironde : Pierre Hurmic, vous êtes candidat au second tour des municipales à Bordeaux, dans un paysage recomposé depuis l’alliance entre le maire sortant, Nicolas Florian et le Marcheur Thomas Cazenave. Cette alliance, c’est la fin de vos espoirs de devenir maire de Bordeaux ?

Pierre Hurmic : Loin de là, au contraire. Le mérite de cette alliance c’est d’avoir clarifié politiquement les choses, sur le plan des méthodes, vous avez deux candidats qui hier encore s’invectivaient dans le cadre d’une campagne de premier tour et qui tout d’un coup, la veille du second tour, tentent de faire croire qu’ils se sont totalement réconciliés. Vous avez un candidat La République en Marche qui pendant toute la campagne du premier tour n’a eu de cesse de nous expliquer « je ne partage pas avec le maire sortant ni ses projets, ni ses convictions, ni ses valeurs ». Ce sont quand même des engagements forts et la preuve que pas grand-chose pouvait à l’époque les rapprocher. En fait, ils ont réussi à se mettre d’accord pour un partage des places dans la future liste. C’est une supercherie qui abîme la politique. Ces petits tripatouillages politiciens de dernière minute ne sont pas à la hauteur de l’enjeu, de la moralité ou de l’éthique que les électeurs attendent de plus en plus de leurs représentants.

Vous vous présentez avec une liste exactement identique à celle du premier tour. Ça veut dire qu’aucune alliance n’était possible pour vous ?

Ça veut dire qu’on avait déjà ratissé extrêmement large dans la composition de notre liste, faite à moitié de personnalités qui ne sont pas des politiques, qui appartiennent à la société civile. Et qui pour les autres, appartiennent à différents partis politiques qui ont décidé de s’entendre pour que nous soyons à la hauteur de l’enjeu qu’est le rendez-vous écologique et climatique qui attend cette ville de Bordeaux. On a fait un gros travail de rassemblement, pendant des mois. On a construit ensemble un programme. Au dernier moment, on ne va donc pas arrêter tout ça pour dire « il y aura des alliances d’appareil » pour composer une nouvelle liste. J’ai refusé toute discussion d’appareil politique, avec les uns ou avec les autres et notamment avec ceux qui paraissaient déterminés à aller jusqu’au bout et qui ont changé d’avis au dernier moment.

Vous avez « ratissé large » dites-vous, ça n’allait pas jusqu’à Philippe Poutou et sa liste « Bordeaux en luttes » ? 

Non parce que d’abord, Philippe Poutou a dit dès le début de la campagne qu’il était hors de question qu’il s’allie avec notre liste. J’ai pensé qu’il avait de la constance. En tout cas, il en a eu plus que monsieur Cazenave, ça c’est évident. Ça ne vous a pas échappé que le projet défendu par monsieur Poutou, qui a une dimension nationale très forte, n’est pas du tout le même que le nôtre qui est un projet beaucoup plus bordelais, beaucoup plus adapté à ce que sont les enjeux locaux sur lesquels les électrices et les électeurs devront se déterminer dans trois semaines.

Votre objectif maintenant, c'est de pousser les abstentionnistes du premier tour - seuls 36% des électeurs bordelais se sont déplacés le 15 mars - à vous rallier ?

Pas seulement à nous rejoindre, mais à voter. Il faut qu’on arrive à convaincre nos concitoyennes et nos concitoyens que ce rendez-vous du 28 juin est capital pour la ville de Bordeaux. Deux choix s’offrent aux électeurs désormais : le projet conservateur du maire sortant, qui a été un peu relooké à la dernière minute, mais en tout cas un projet qui repose sur un immobilisme municipal évident. Et puis notre projet, qui présente une vraie ambition pour le climat, pour l’écologie, pour les solidarités, pour une nouvelle démocratie et surtout pour répondre aux défis du monde d’aujourd’hui et de demain. Le travail que nous avons, les uns et les autres, est de mobiliser les électeurs pour qu’ils se placent face à ce choix, qui est un choix historique pour la ville de Bordeaux. Comment peut-on se désintéresser de ce que sera la gouvernance de la ville de Bordeaux dans les années qui viennent ? Comment peut-on se désintéresser de la façon dont la ville de Bordeaux amorcera ou refusera le virage écologique, climatique et des solidarités qui aujourd’hui lui est proposé ? J’espère que les électeurs se sentiront sensibilisés par cet enjeu très fort. 

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