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Municipales à Bordeaux : Nicolas Florian veut "être maire à 100%"

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Par , France Bleu Gironde

À trois jours du second tour des municipales, Nicolas Florian, maire sortant de Bordeaux, est l'invité de France Bleu Gironde. Il maintient ne pas vouloir briguer la présidence de Bordeaux Métropole en cas de réélection pour, dit-il, "être maire à 100%" pour Bordeaux.

Nicolas Florian, maire sortant de Bordeaux, candidat à sa réélection, invité de France Bleu Gironde ce jeudi matin
Nicolas Florian, maire sortant de Bordeaux, candidat à sa réélection, invité de France Bleu Gironde ce jeudi matin © Radio France - Aurélie Bambuck

"Je veux me consacrer à 100% à la ville de Bordeaux". Les mots de Nicolas Florian, maire sortant de Bordeaux, à trois jours du second tour des élections municipales. Invité de France Bleu Gironde ce jeudi matin, il confirme qu'il ne briguera pas la présidence de Bordeaux Métropole en cas de réélection.

France Bleu Gironde : Vous venez de décliner vos propositions sur le thème de la sécurité. Vous voulez notamment faire du quartier Saint-Michel un quartier de reconquête républicaine. Pas une semaine en ce moment sans qu'on parle d'une agression d'une bagarre dans ce quartier. Comment est-ce que la situation a pu déraper à ce point à Saint-Michel ?

Ce quartier de reconquête républicaine ne concernerait pas que Saint-Michel. Il engloberait les Capucins et pourquoi pas le quartier de la gare. Il y a plusieurs facteurs pour expliquer la situation : il y a d'abord cette émulation humaine après le confinement où on retrouve beaucoup de gens parfois très excités, je pense à nos jeunes qui qui n'ont plus les lieux de rassemblement tels que les boîtes de nuit. Ça crée des tensions. À côté de ça, il y a un vrai problème de sécurité, d’atteintes aux biens et aux personnes. La situation se dégrade sur Bordeaux depuis quelques mois, quelques années. Je ne veux pas baisser les bras. Le processus de quartier de reconquête républicaine fonctionne. On en avait obtenu un sur Bacalan, les Aubiers. Avec Thomas Cazenave, avec toute l'équipe, c’est que l'on va demander au ministère de l'Intérieur afin que tout ce quartier soit placé en QRR, avec des moyens humains supplémentaires. Je demande à l'état de mobiliser plus de forces de police. Il faut de l’îlotage, il faut voir des policiers sur le terrain. Ce sont eux qui apaisent les choses. C'est aussi un facteur de prévention. Je suis prêt à mettre des moyens supplémentaires plus de policiers municipaux plus de vidéo surveillance.

Il faut les armer ces policiers municipaux, Nicolas Florian ?

C'est un débat qu'on doit avoir. Aujourd'hui 50 % des polices municipales sont armées. Je n’ai pas voulu en faire un sujet électoraliste mais après les élections municipales il faudra se poser la question. On ne peut pas prendre une décision unilatérale, il faut que ça se fasse dans le cadre d'un contrat avec l'État, c'est ce que j'appellerai de mes vœux auprès du gouvernement, le moment venu.

Vous évoquiez tout à l'heure cette absence de lieu de rassemblement pour les jeunes. Vous vous êtes prononcé ce mercredi pour la réouverture des discothèques dès cet été. Est-ce que c'est vraiment sage dans le contexte sanitaire actuel ?

Quand on regarde aujourd'hui l’espace public, les regroupements de personnes, que ça soit sur les quais, dans les rues, dans les magasins, dans les bars, il faut lâcher cette interdiction pour les discothèques. Il y a d'abord l'enjeu de lien social, que les gens puissent retrouver un petit peu de quiétude et que ça ne se passe pas sur l'espace public. L’enjeu pour notre jeunesse qui a besoin aussi d'avoir un cadre et dans une boîte de nuit, c’est cadré. Les responsables de ces établissements sont prêts à piquer un règlement sanitaire très strict : prise de température, application Covid, tout un règlement sanitaire qui peut être adopté. Je vais faire des démarches avec d'autres collègues maires de villes de France, on va laisser passer l’élection de dimanche, pour demander au gouvernement qu’à l’issue de l'état d'urgence sanitaire, le 10 juillet, et pendant cette période estivale on puisse envisager une réouverture des lieux de nuit.

Vous avez décliné un autre thème de campagne depuis la fusion de votre liste avec celle de Thomas Cazenave, c'est celui d'une ville plus proche. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?

J’ai été séduit par les travaux de Carlos Moreno qui a conceptualisé l'idée d'une ville du quart d'heure. J’avais appelé ça, avant le premier tour, mon projet de ville polycentrique. Non pas un centre ville qui s’étend mais des centres dans la ville. On s’est rejoint avec Thomas Cazenave sur cette analyse du besoin d'avoir des lieux à échelle humaine, où on retrouve à l'échelle de son quartier, du service public, des équipements, pour favoriser moins de mobilité et une vraie proximité. Ce qu'apporte Carlos Moreno dans son analyse, il l’a développée à Paris notamment, c’est cette idée de mutualisation des lieux, qu’ils soient privés ou et publics. Je prends un exemple très concret : l'école, l’idée de l'école ouverte. La journée on a l'enseignement, le soir on ouvre, pour le milieu associatif. Ça peut être vrai dans beaucoup de lieux ! Un théâtre, la journée, ne fonctionne pas. Est-ce qu’on peut en faire un lieu de culture pour la journée ? Ça évite d'avoir un modèle urbain qui date un peu maintenant, ici comme ailleurs d'avoir des secteurs très  identifiés. L’administratif, c'est dans ce quartier de la ville, les équipements sportifs c'est dans un autre quartier. Non, ce sont des centres dans la ville.

Vous avez dit que vous ne brigueriez pas la présidence de Bordeaux métropole si vous être élu maire de Bordeaux. C'est un choix définitif ou si jamais vous faites plus de 50 % des voix dimanche vous pourriez revoir votre position ?

Je veux me consacrer à 100 % à la ville de Bordeaux. On est dans une situation de crise inédite, c'est une épreuve pour tout le monde et je pense qu'on a besoin d'un maire engagé à 100 % pour sa ville. C'est le vœu que j'ai exprimé et la volonté que je continue à exprimer. Le cumul des mandats nous éloigne des priorités du quotidien. Je veux être un maire du quotidien. La semaine et les mois qui viennent vont être encore très durs au niveau économique. Il faut soutenir notre activité économique, nos artisans, nos commerçants. Lutter contre les précarités et avoir du vrai lien social et pour ça, il faut un maire à 100 % investi dans sa ville.,

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