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Municipales à Bordeaux : vers un second tour "au coude-à-coude" selon Pierre Hurmic

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Par , France Bleu Gironde

À cinq jours du second tour des élections municipales, Pierre Hurmic, le candidat écologiste à Bordeaux, était l'invité de France Bleu Gironde, ce mardi matin. Il s'attend à un second tour "au coude-à-coude" avec Nicolas Florian, comme lors du premier tour, mi-mars.

Le candidat écologiste Pierre Hurmic et ses colistiers, en lice pour le second tour des municipales à Bordeaux ce dimanche
Le candidat écologiste Pierre Hurmic et ses colistiers, en lice pour le second tour des municipales à Bordeaux ce dimanche © Radio France - Laëtitia Heuveline

Pierre Hurmic, candidat écologiste au second tour des élections municipales à Bordeaux, aux côtés du maire sortant Nicolas Florian et de Philippe Poutou pour "Bordeaux en Luttes" était l'invité de France Bleu Gironde, ce mardi matin. Il s'attend, dit-il, à un second tour aussi serré que le premier, le 15 mars dernier.

France Bleu Gironde : Vous avez déposé un référé devant la justice contre votre opposant Nicolas Florian. Vous l'accusez d'avoir confondu son statut de maire avec celui de candidat et d'avoir invité des Bordelais à signer des procurations de vote en sa faveur. Le juge du tribunal judiciaire de Bordeaux rendra sa décision ce mardi après-midi. Vous pensez que cette élection peut aussi se gagner devant un tribunal ?

Pierre Hurmic : Elle peut se gagner en tout cas sur le terrain de l'éthique car ce que je relève principalement c'est un manquement aux devoirs d'éthique que devraient partager tous les candidats. Le maire de Bordeaux manifestement a abusé de sa qualité de maire, de ce que j'appellerais sa position dominante institutionnellement, pour inciter des électeurs à voter pour lui. Il s'est servi de la mairie pour faire de la propagande municipale en recueillant ou en tentant de recueillir des procurations à son profit. 

À mon sens, cela est juridiquement condamnable, c’est en droit civil un trouble manifestement illicite et j'ai demandé dans l'urgence au juge de sanctionner ce comportement du maire de Bordeaux et du candidat Florian. Il va nous départager. Je suis très serein sur l'issue de cette procédure tellement le manquement me paraît gravissime de la part du maire de Bordeaux.

L'équipe de Nicolas Florian vous taxe de manœuvre électorale. Qu'est-ce qu'elle peut changer cette décision du juge cet après-midi ?

Ils appellent ça un procès d'intention mais je leur réponds que ce n'est pas un procès d’intention, c'est un procès. On est dans un état de droit. Je comprends que ça les embarrasse que, à un moment donné, le juge vienne mettre son nez dans leurs procédés électoraux. À un moment donné, il faut que le juge leur dise "stop arrêtez de harceler les Bordelaises et les Bordelais au téléphone" comme ils le font. Ils abusent des fichiers municipaux pour envoyer des mails, des textos, des coups de téléphone tous azimuts. 

J'ai tendance à penser que, même indépendamment du côté juridique, cela peut s'avérer un peu contre-productif. Beaucoup d’électeurs et d’électrices reviennent vers moi pour me dire "on en a assez d'être en permanence appelés au téléphone par la mairie de Bordeaux". Il faut qu’à un moment donné, le juge leur rappelle, on n'est pas à Marseille on est dans un état de droit, il faut appliquer la loi à Bordeaux comme ailleurs.

Les électeurs ont le choix : ou garder ce conservatisme pantouflard, ou changer en profondeur l'équipe municipale et le modèle urbain - Pierre Hurmic

Marseille où il y a eu des accusations de fraude électorale envers la candidate Les Républicains à Martine Vassal. Est-ce que ça veut dire qu'elle se déroule dans un climat délétère cette campagne du second tour à Bordeaux ?

Non, c’est pas délétère. Je suis peut-être juriste de formation mais je ne suis pas du tout procédurier. Si j’ai saisi un tribunal c'est que j'ai considéré que c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase, qu'il fallait un moment donné rappeler au maire qui est censé le savoir qu'il y a des règles de droit dans ce pays et qu'il faut les respecter. Cela n'a rien d'exceptionnel, c'est tout à fait normal que les citoyens puissent demander au juge d’arbitrer les abus commis par l'un des candidats.

Pierre Hurmic, notre sondage paru en fin de semaine dernière vous crédite de 40 % d’intentions de vote pour ce second tour derrière Nicolas Florian crédité lui de 49 %. Comment est-ce que vous comptez faire pour les derniers jours qu'il vous reste pour grappiller ces points qui vous manquent ?

Ce n'est pas pour grappiller c'est pour gagner l'élection, très honnêtement. Vous savez les sondages du premier tour me donnaient déjà souvent entre 8 et 10  % derrière Nicolas Florian. La seule chose qui compte pour moi, c'est le verdict des urnes. Le deuxième tour est comme le premier tour il est au coude à coude. J'invite vraiment tous les Bordelais qui ont envie que cette ville change, non pas de rester chez eux dimanche ou d’aller à la plage, mais à se mobiliser pour aller voter, qu’on n’ait pas taux de participation aussi faible que celui qu'on a eu au premier tour dans le contexte sanitaire préoccupant. 

Il faut qu'on dise clairement, ou on veut conserver ce modèle urbain, ce conservatisme pantouflard, ou on a envie de changer en profondeur non seulement d'équipe municipale mais aussi de modèle urbain. On veut une ville adaptée aux crises qui nous menacent. On va rentrer probablement début juillet dans une période caniculaire. Qu’a fait la mairie de Bordeaux depuis l'été dernier pour adapter notre ville à ces fortes chaleurs ? 

Végétaliser une ville comme on le propose, vous pouvez arriver à gagner environ 5 % par rapport à une ville non végétalisée comme l’est la ville de Bordeaux. Il y a donc des mesures à prendre. Elles auraient dû l'être qui auraient dû être prises beaucoup plus tôt. Nous nous le ferons. Nous allons geler la bétonisation actuelle de la ville. Nous allons geler les programmes immobiliers actuellement en cours pour tous les ré-examiner à la lueur des nouveaux impératifs que sont notamment la lutte contre les futures crises et contre la crise climatique.

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