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Politique

Municipales à Frontignan : Pierre Bouldoire ne briguera pas un cinquième mandat

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Par , France Bleu Hérault

Après quatre mandats, le socialiste Pierre Bouldoire ne sera candidat aux prochaines municipales à Frontignan (Hérault). Il dit être arrivé à la fin d'un cycle et désire passer le relais. Il sera l'invité de France Hérault lundi 18 décembre à 7 heures 45.

Le socialiste Pierre Bouldoire a été élu maire pour la 1ère fois en 1995
Le socialiste Pierre Bouldoire a été élu maire pour la 1ère fois en 1995 © Radio France - Salah Hamdaoui

Frontignan, France

Ce vendredi, Pierre Bouldoire, le maire de Frontignan, annonce qu'il ne briguera pas un cinquième mandat mandat. Le socialiste a été élu pour la première fois en 1995 dans cette ville voisine de Sète. "Je crois qu'il est temps de passer le relais" a déclaré celui dont le père a été le dernier tonnelier de la ville. Pierre Bouldoire est un Sétois de naissance mais parce que tous les Frontignanais naissent à l’hôpital de Sète. Sa ville, c'est Frontignan. 

Il sera l'invité de France Bleu Hérault lundi 18 décembre à 7h45.

Défendre la singularité de Frontignan

À 62 ans, il se dit fier du bilan de ses quatre mandats et notamment de laisser des "finances en équilibre". Il a insisté sur la passion qu'il a eu de se battre quotidiennement pour "une cause qui nous dépasse. Une cause collective". Il se dit fier également d'avoir d'avoir permis à sa ville de reprendre son destin en main, "de n'être ni la banlieue de Montpellier, ni la poubelle de Sète". Quitte à s'opposer farouchement à ses homologues de gauche, Georges Frêche, comme de droite, François Commeinhes. 

Il se battra tout autant, pendant plus de 20 ans, pour obliger le géant pétrolier américain ExxonMobil a indemniser la ville et à dépolluer son ancien site, qui accueillera la nouvelle gare.

Une victoire après un bras de fer de plus de plus de 20 ans

"Je suis amoureux de cette ville et j'ai passionnément aimé en être le maire" confie-t-il. C'est la passion également qui l'a poussé à faire de la politique. Simone Veil et le droit à l'avortement, Robert Badinter et l'abolition de la peine de mort. À cette époque, il s'engage véritablement. En 1989, l'éducateur spécialisé est colistier malheureux aux municipales, à Frontignan évidemment. En 1995, il est n°1 et cette fois il est élu.

"En politique comme en sport, il faut passer le relais quand on est en pleine vitesse et en pleine course. Il ne s'agit pas d'être au bout de son effort, complètement essoufflé."- Pierre Bouldoire

Pour les prochaines municipales, il n'a livré aucun nom susceptible de lui succéder et il s'engagera dans la campagne seulement si on lui demande. Il martèle qu'il n'a pas peur du Rassemblement national, en réponse aux ambitions de l’extrême-droite qui a ciblé Frontignan en considérant qu'elle est "gagnable". Et comme pour se rassurer, il rappelle qu'il a battu le candidat FN aux deux dernières élections avec 57% des voix environ au second tour.

Utile autrement

Il se définit comme écologiste, paysagiste, et surtout humaniste. Il trouve insupportable la langue de bois et le manque de courage politique. Politique qu'il n’abandonne pas : aujourd'hui, il dit n'avoir ni projet, ni ambition, juste le désir d'être utile autrement. Dans une association ou au sein de son parti, le PS. Conseiller départemental depuis 2008, Pierre Bouldoire considère qu'il aura plus de liberté pour exprimer ses convictions que dans un mandat, "j'ai besoin de rompre avec une certaine forme de consensus".

Le 18 février 2004, il n'a pas hésité à heurter certaines sensibilités en faisant de Cesare Batisti, le citoyen d’honneur de la ville avec remise de médaille symbolique. Pierre Bouldoire estime alors qu’une extradition de l'activiste italien vers son pays d'origine serait "une injustice", puisqu'il y est condamné par contumace à la perpétuité.

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