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Politique
Dossier : Les élections municipales sur France Bleu Isère

Municipales à Grenoble : Émilie Chalas (LREM), troisième d'un sondage pour le premier tour, "nous arrivons"

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Par , , France Bleu Isère

Émilie Chalas (LREM) est en troisième position d'un sondage réalisé auprès des Grenoblois à six mois des élections municipales. Avec 18% d'intentions de vote, elle arrive derrière Éric Piolle (EELV) qui est en tête avec 32% et Alain Carignon (DVD), deuxième avec 20%.

Émilie Chalas, invitée de la matinale de France Bleu Isère
Émilie Chalas, invitée de la matinale de France Bleu Isère © Radio France - Nicolas Crozel

Grenoble, France

Émilie Chalas, députée LREM de la première circonscription de l'Isère, était l'invitée de France Bleu Isère matin ce vendredi. Candidate aux élections municipales de 2020 à Grenoble, elle réagit au sondage réalisé par Odoxa CGI pour France Bleu, franceinfo: et Le Dauphiné Libéré. Cette première esquisse des intentions de vote des Grenoblois la place troisième, avec 18% d'intentions de vote. Elle arrive derrière le maire sortant Éric Piolle (EELV) qui est en tête avec 32% et Alain Carignon (DVD), ancien maire condamné à de la prison ferme dans les années 90, deuxième avec 20%.

Émilie Chalas, invitée de France Bleu Isère matin

France Bleu Isère : Y-a-t-il une pointe de déception chez vous d'être troisième derrière Éric Piolle et Alain Carignon ?

Émilie Chalas : "Je ne dirais pas une déception. Je dirais, et je crois que nous partageons ce sentiment avec quelques Grenoblois, un choc de voir Alain Carignon aussi haut. C'est assez surprenant parce qu'étant née à Grenoble j'ai suivi toute cette histoire à l'époque. Certes il a payé, certes la justice a fait son travail, mais il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui en tant que Grenobloise, je suis assez stupéfaite de ce retour. Reste que nous sommes à six mois des élections, il y a toutes les réserves autour d'un sondage, avec trois points de marge d'erreur. Et puis Éric Piolle et Alain Carignon bénéficient tous les deux d'une couverture médiatique nationale très forte."

Est-ce un handicap pour vous de les voir passer sur les plateaux médiatiques nationaux ?

"Ce n'est pas un handicap, c'est un fait. Évidemment, ils sont beaucoup plus connus que moi. Le premier, Éric Piolle, a 20 ans de politique et est le maire sortant. Et le second a 40 ans de politique et on connaît l'histoire du personnage. Donc aujourd'hui, je suis élue depuis deux ans, c'est normal que les Grenoblois me connaissent moins. Et la campagne n'est pas lancée, là où Alain Carignon fait campagne depuis deux ans et Éric Piolle est maire sortant. Donc forcément, à la date du sondage, et alors qu'Alain Carignon venait de faire sa promotion médiatique nationale, ça ne me surprend pas. Et je trouve même plutôt le score encourageant puisque sans tellement me connaître, et en n'ayant pas lancé la campagne, nous sommes déjà à 18%."

"Je crois que nous partageons ce sentiment avec quelques Grenoblois, un choc de voir Alain Carignon aussi haut." - Émilie Chalas, députée LREM, candidate à la mairie de Grenoble

Alain Carignon dit que pour l'alternative il faut se rassembler derrière lui, est-ce que vous prenez ça comme un appel du pied ou un début de bras de fer en vue du second tour ?

"Je n'ai pas changé d'avis après ce sondage. Une alliance avec Alain Carignon me paraît surréaliste au vu des commentaires que je vous ai faits. Je suis Grenobloise, je connais l'histoire de Grenoble et d'Alain Carignon. Il n'est, à ce stade, pas question de discuter avec Alain Carignon. Ce qui est certain en revanche c'est qu'on va lancer notre campagne. Je vous annonce d'ores et déjà que ce 19 octobre à midi, nous inaugurerons le local de campagne place Saint-André. Et dans la foulée, au mois d'octobre, nous lancerons la campagne."

Il va vous falloir des moyens, des moments pour accélérer les choses ?

"Il ne faut pas les accélérer, il faut les commencer. Nous sommes à six mois des élections. Pour le microcosme politico-grenoblois c'est à la fois très court et tout le monde attend un peu En Marche, et en même temps pour les électeurs et les Grenoblois il y a quand même du temps. Donc c'est à la fois court et long et nous restons sur notre tempo. Nous ne sommes pas en réaction aux dispositifs de Piolle et Carignon qui chacun à leur façon sont une caricature d'eux-mêmes dans le bluff et la provocation. L'alternative à Piolle n'est évidemment pas Carignon, et nous arrivons."

Si on regarde les thématiques, ce qui intéresse les électeurs potentiels de chaque candidat on voit que les thématiques de sécurité et de propreté reviennent chez vous comme chez Alain Carignon. Est-ce que vous avez un enjeu de vous démarquer sur d'autres thèmes comme l'économie et les entreprises ou au contraire de reprendre la main sur ces sujets-là ?

"On fera un projet avec les Grenoblois. On ne fera pas un projet contre Carignon, contre Piolle pour aller chercher leurs électeurs. Et je crois que sur ce prochain mandat pour les six ans, on aura trois paris : celui de la ville-nature, celui de la réussite éducative et l'attractivité économique."

Ce sont justement des thèmes qui ressortent chez les électeurs d'Éric Piolle : l'environnement et les écoles

"Exactement, mais la réussite éducative ce n'est pas que l'école, c'est aussi l'accès à l'emploi et l'attractivité économique pour que les entreprises se sentent bien à Grenoble, aient envie d'y venir. Je vous rappelle qu'aujourd'hui il y a plus de Grenoblois qui quittent Grenoble que de gens qui viennent s'y installer. Donc il y a aussi la question de l'attractivité résidentielle. Ce sont les trois paris que l'on va prendre, et il y a aussi trois combats : le combat contre la pollution, le combat contre les embouteillages, et...j'ai un trou de mémoire concernant le troisième, excusez moi."

Concernant les alliances, on sait qu'au plan national LREM dirige avec le MoDem. Est-ce que localement vous avez des pistes concernant des gens qui pourraient vous rejoindre ?

"On attend le positionnement du MoDem, le positionnement du PS qui est intéressant, puisqu'il est à 11 points dans votre sondage. On laisse faire les familles politiques. Nous réunissons la notre et nous lancerons tout ça avec un peu plus de visibilité."

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