Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Municipales à Luchon : la privatisation des thermes au coeur de la campagne

-
Par , France Bleu Occitanie

Le maire sortant, candidat à sa réelection, a annoncé la mise en concession de l'établissement thermal, pour redynamiser l'activité. Les autres candidats se positionnent sur le sujet. Certains du bout des lèvres, d'autres plus franchement.

Les thermes de Bagnères-de-Luchon, en février 2020.
Les thermes de Bagnères-de-Luchon, en février 2020. © Radio France - Mathieu Ferri

Le débat fait rage, à Bagnères-de-Luchon, et les habitants sont divisés, sur l'avenir des thermes municipaux. Sur la place du marché, Monique, qui a "travaillé plus de trente ans aux thermes" se dit hostile à la privatisation de l'établissement. "Ca ne sera pas un avantage pour la région Luchonnaise" juge de son côté Christophe, qui a peur de voir les tarifs augmenter, une fois les thermes gérés par le privé. Gilbert lui, est plus partagé : "si on privatise, il y aura sûrement des actionnaires, à qui il faudra donner une part du gâteau. Mais je serais 'pour' aussi car il n'y a jamais eu de réflexion sur les thermes, il y a eu du laisser-aller". "Il y a énormément de choses à faire" renchérit Séverine : "est-ce que la municipalité est en mesure de fournir tout ça ? Donc pourquoi pas privatisation, oui".

Les candidats se positionnent sur le dossier

Le coût de la rénovation, 30 millions d'euros, c'est d'ailleurs ce que met en avant le maire sortant pour défendre une privatisation qu'il qualifie de "partielle". Pour Louis Ferré, il n'y a pas d'autre solution. Seul le privé peut investir, avec des grands moyens, mais le public doit contrôler : "confier les investissements à un investisseur privé, confier la gestion à un exploitant privé, mais la collectivité va conserver la propriété du bâtiment et surtout de la ressource, de la richesse : l'eau".

Son opposant Eric Azémar y est favorable aussi, il regrette juste le retard à l'allumage : "sur le fond on est d'accord, évidemment ! Ca fait cinq ans qu'on le demande. On est en perte de vitesse depuis quinze ans sur les thermes, alors s'en apercevoir aujourd'hui, c'est bien, mais il aurait fallu le faire avant. Il faut dynamiser les thermes. Dans l'état où on est, on n'a guère que le privé qui peut nous sauver".

Gérard Subercaze, de son côté, dit oui à la privatisation, mais du bout des lèvres seulement. Il veut un cadre strict : "et surtout pas dans la précipitation. Il faut que le contrat soit très précis, sur qui a la responsabilité de quoi".

Seul opposant frontal à la privatisation, l'autre Subercaze, Jean-François, avec la liste de gauche :"Nous, on dit 'non'. Il n'y aucune raison de filer la gestion des thermes au privé. On pense qu'avec l'aide de la région et du département, on peut avoir un projet de développement des thermes.

Le dossier doit être abordé ce vendredi soir à 18h en conseil municipal, le tout dernier avant l'élection municipale.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu