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Municipales à Marles-les-Mines: la gauche en danger face au Rassemblement National

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Par , France Bleu Nord

Réunie autour de l'ancien maire communiste depuis plus de 30 ans, la gauche n'a pas trouvé d'accord pour faire liste commune. Ni fusion, ni désistement républicain, deux anciens adjoints vont donc affronter la liste RN qui, elle, a fusionné entre les deux tours. Une situation inédite à Marles!

Historiquement à gauche, et plus particulièrement communiste, Marles-les-Mines pourrait virer au bleu marine
Historiquement à gauche, et plus particulièrement communiste, Marles-les-Mines pourrait virer au bleu marine - @sigertracip

"Marles la rouge" pourrait bien virer au bleu marine à l'occasion de ce second tour des municipales. L'ancien maire, le communiste Marcel Coffre, avait choisi de raccrocher les crampons cette année, sans pour autant passer le relais à aucun dauphin susceptible de rassembler la gauche sous son nom.

Faute d'accord, la gauche est donc partie désunie dès le premier tour. Pire, ce sont deux anciens adjoints qui se sont affrontés après avoir travaillé côte à côte durant plus de vingt ans. L'ancien socialiste Eric Edouard et la communiste Nathalie Laisné, tous deux estampillés "divers gauche".

j'avais tenté d'approcher les communistes il y a plus d'un an mais en vain...

Si les tentatives d'approche de la section communiste marlésienne sont restées vaines, certains de ses militants ont toutefois rejoint la liste d'Eric Edouard. Mais les autres ont préféré soutenir la candidature de Nathalie Laisné. Résultat, au soir du premier tour, le 15 mars dernier, le premier obtient un peu plus de 39% des suffrages contre 14,5 à la seconde. "_On aurait pu être élus dès le premier tour_, moi à la place du maire, Nathalie comme première adjointe", constat amer de l'ancien socialiste.

Un entre deux tours fertile en tractations

Mais la longue période de transition entre les deux tours n'a pas aidé au rapprochement. D'autant que les 4 listes engagées dans le premier tour ce sont retrouvées en capacité de se maintenir. Dès lors d'âpres tractations ont été engagées. Jérôme Leroy (RN), Irène Lignier (divers) et Nathalie Laisné (DVG) auraient même, dit-on, envisagé de fusionner leurs trois listes.

"Totalement faux" proteste la candidate communiste. "Bien-sûr j'ai été approchée par Monsieur Leroy, mais je lui ai immédiatement répondu que le PC et le RN étaient définitivement incompatibles". Une dénégation qui n'a pas convaincu Eric Edouard qui a donc refusé d'ouvrir des négociations avec son ancienne collègue du conseil municipal.

Ecouter: la gauche incapable de s'unir entre les deux tours de scrutin

Une fusion qui choque certains

Irène Lignier, quant à elle, n'a pas eu de scrupules à rallier la liste du Rassemblement National. "Jérôme Leroy est un jeune homme très bien, et _c'est bien l'homme que je rejoins, pas le parti_". Celle qui revendique son indépendance mise sur cette alliance pour conquérir la mairie. Une indépendance d'esprit qui l'a conduite à se présenter comme suppléante du candidat socialiste aux cantonales de 2010, à soutenir la candidature d'Emmanuel Macron à la dernière présidentielle et même à afficher sa "honte" sur les réseaux sociaux après l'élection d'un député du Front National dans sa circonscription en 2017.

Marles-les-Mines est une cité ouvrière qui a toujours voté à gauche mais qui pourrait changer
Marles-les-Mines est une cité ouvrière qui a toujours voté à gauche mais qui pourrait changer - @sigertracip

Et elle n'est pas peu fière d'avoir obtenu le retrait du logo RN sur les affiches et les tracts de campagne. Aujourd'hui la nouvelle liste s'appelle "Rassemblement Marlésien". Une concession qu'a accordée Jérôme Leroy sans aucune difficulté: "J'ai toujours prôné le rassemblement et l'union, la liste que j'emmène aujourd'hui est donc conforme à mes souhaits". Mais le jeune homme ne renie pas ses origines pour autant: "je n'ai pas mis ma bannière dans ma poche, je reste un militant du RN".

Ecouter: une liste du rassemblement... marlésien!

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