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La démission de Michèle Rubirola laissera "la trace d'une déception, d'une parole manquée" (Valérie Manteau)

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Par , France Bleu Provence

Une semaine après l'élection de Benoît Payan à la mairie de Marseille suite au renoncement de Michèle Rubirola, la journaliste et écrivaine Valérie Manteau évoque sur France Bleu Provence une déception, une manœuvre qui va laisser une trace dans la ville.

Valérie MANTEAU regrette la démissionne de Michèle Rubirola.
Valérie MANTEAU regrette la démissionne de Michèle Rubirola. © Maxppp - Nicolas VALLAURI .

Elle n'a pas vraiment digéré la décision de Michèle Rubirola de laisser son fauteuil de maire à Benoît Payan... La journaliste et écrivaine Valérie Manteau (prix Renaudot 2018) ne s'en cache pas. Dans le journal Le Monde, elle signait la semaine une tribune dans laquelle elle dénonce une "manœuvre politique". Sur France Bleu Provence ce lundi matin, Valérie Manteau s'explique : "Le Printemps Marseillais a été un mouvement porteur d'espoirs pendant la campagne. Beaucoup d'électeurs comme moi ont dû se dire que la candidature de Michèle Rubirola était une candidature apaisante, qui garantissait une certaine unité dans le mouvement et puis c'est une femme, médecin, écologiste."

"Ça donnait un cap. Et six mois après, elle renonce en mettant en avant des raisons qui me semblent peu consistantes. On sent un manque de consistance, presque un manque d’honnêteté."

Valérie Manteau estime que Marseille a déjà beaucoup souffert de manœuvres politiques, de discrédits des politiques depuis plusieurs années. Et ce changement, selon elle, ne va pas dans le bon sens pour réconcilier les électeurs avec les partis politiques. 

"Benoît Payan c'est peut-être quelqu'un de très bien personnellement, mais l'étiquette PS à Marseille est assez discréditée. Il y a eu de longues négociations pendant la campagne pour savoir qui pouvait incarner le Printemps Marseillais. La seule chose consensuelle, c'était que ça ne pouvait pas être lui."

Dans son texte dans Le Monde, Valérie Manteau accuse Michèle Rubirola d'être de "mauvaise foi". Elle reproche notamment à son ancienne maire, l'emploi du terme "collectif". 

"Qu’ils sont ringards, ces électeurs, de n’avoir pas compris qu’il n’y avait nul engagement à ce que la tête de liste soit maire, alors que la ville a été recouverte d’affiches 'Rubirola est là' pendant la campagne", écrit-t-elle avant de poursuivre : "Je regarde mon bulletin de vote, sur lequel il est écrit 'Sophie Camard [élue de mon secteur] avec Michèle Rubirola'. Je cherche les petites lignes que je n’aurais pas vues, et qui auraient mentionné ce 'collectif 'ou ce 'tandem avec Benoît Payan' que, paraît-il, nous avons élu en connaissance de cause." 

"Tout ça, c'est grave et traité avec beaucoup de désinvolture de la part de Michèle Rubirola et Benoît Payan, mais aussi par l'ensemble des élus. Il y a une forme de tromperie et c'est très grave."

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