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Municipales à Nîmes : Daniel Richard règles ses comptes, y compris avec Denis Bouad

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Par , France Bleu Gard Lozère

Daniel Richard est l'homme qui a cristallisé toute l'attention depuis une semaine à Nîmes. Son ralliement à Yvan Lachaud pour le second tour des municipales fait polémique parmi nombre de ceux qui l'ont soutenu. Il a fait son 7h50 ce mercredi sur France Bleu Gard Lozère. Et ça déménage !

Daniel Richard
Daniel Richard © Radio France - France Bleu Gard-Lozère

Il est au cœur de tous les commentaires dans le petit monde politique nîmois. Depuis que Daniel Richard a signé une alliance, samedi dernier, avec Yvan Lachaud en vue du second tour des élections municipales, les accusations de trahison se multiplient envers l'ancien tête de la liste "Nîmes, une ville nommée désir". 

Daniel Richard a fait son 7h50, ce mercredi, sur France Bleu Gard Lozère, interrogé par Hervé Sallafranque. D'abord, comment vit-il d'être pointé du doigt comme le traître de cette campagne électorale ? "Ça ne fait pas plaisir. Non, ça ne fait pas plaisir, parce que les torts et les responsabilités sont partagés. (...) Je réfute le fait que je sois un traître. Et je suis fidèle à mes convictions écologistes. Comme je suis quelqu'un de têtu, j'essaie de continuer."

Ce mardi, toujours sur France Bleu Gard Lozère, une nouvelle estocade est venue de Sybille Jannekeyn, la porte-parole d'EELV, qui elle aussi a parlé de trahison, ajoutant que " sa parole n'a pas de valeur". Voilà la réaction de Daniel Richard : "Oui, comme elle m'a trahi en allant voir les communistes. Quand je suis venu, j'ai dit "je suis sans étiquette, l'écologie n'est ni de droite ni de gauche", et je le maintiens. Je ne suis pas venu faire une carrière politique. À l'âge que j'ai, ni faire de l'argent, à l'âge que j'ai... basta !" 

Il précise sa pensée : "J'avais bien précisé, et je l'ai dit plusieurs fois en comité politique, que je ne voulais aucun contact avec le Parti communiste. Pour une raison simple : ce n'est pas un parti écologiste. Et ce n'est pas un parti, contrairement à ce qu'il dit, réceptif à l'écologie. Je l'ai dit et malgré ça, Sybille Jannekeyn est allée voir les communistes pour essayer d'avoir une alliance. Donc j'en ai tiré les conclusions. Je me suis dit "ce n'est pas fiable, il faut faire autre chose". Je pourrais dire qu'elle a trahi."

Au cours de l'entretien réalisé sur France Bleu Gard Lozère, Daniel Richard raconte aussi cette anecdote, cette fois à propos du Parti socialiste. "Je me permets de dire, quand on me dit que je suis un traître.. Pendant cette campagne électorale, je suis allé voir Monsieur Bouad, président du Conseil départemental du Gard, qui est socialiste. J'y suis allé avec Jérôme Puech, qui est socialiste. Le Parti socialiste nous soutenait. Et quand j'ai demandé à Monsieur Bouad "bien sûr vous nous soutenez ?", il s'est mis à rigoler et m'a dit "certainement pas" ! _J'ai pas compris pourquoi un coup c'était OK et là ce n'était pas OK. (..) C'était aussi une trahison. Il n'y a pas que ça. (...) Alors qu'on sait pertinemment que je ne peux ni ne veux faire d'alliance avec le PC, la présidente de la Région (Carole Delga, NdlR) plusieurs fois est intervenue, directement ou indirectement, pour que je négocie avec les communistes. Donc non ! Peut-être que c'est un ressenti. Mais fondamentalement, je ne suis pas venu pour faire des accords avec le PC, qui est un parti pro nucléaire, pro incinérateur, pro 5G, etc._"

"Aucun accord avec Lachaud, ce serait un suicide politique." Cette petite phrase revient sans cesse comme en boomerang depuis samedi dernier. Daniel Richard l'avait confiée à nos confrères de La Gazette de Nîmes, pendant la campagne du premier tour. Il l'assume complètement, et s'explique sur France Bleu Gard Lozère. "Oui. Mais, je me suis posé la question justement au moment de mon départ.  Je suis venu pour les valeurs écologiques. Nîmes est très en retard. C'est une des villes françaises qui va le plus souffrir dans les années qui viennent. Et il ne reste que 10 ans avant que ce soit irréversible."

"Le mandat est de six ans. Je me suis posé la question : est-ce que tu abandonnes tout de suite, auquel cas je ne dépose pas la liste, et tout le travail qui a été fait est perdu ? Est-ce que je dépose la liste, et à ce moment là il y a deux ou trois, ou quatre élus d'opposition, qui sont de partis traditionnels, communistes. Quand on sait comment monsieur Fournier (le maire actuel, NdlR) traite les élus d'opposition, il n'y a aucune chance pour l'écologie. Donc je me suis posé la question : comment avoir encore une chance pour l'écologie à Nîmes ? Parce que si on ne la prend pas aujourd'hui, c'est foutu pour la ville. Et je pèse mes mots. Donc, il me restait simplement, vu le résultat des élections, cet accord pour que les valeurs écologiques puissent exister."

Vous pouvez retrouver ici l'intégralité de ce 7h50, en podcast sur France Bleu Gard Lozère.

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