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Municipales à Orléans : la gauche fusionne et propose un plan d'urgence lié à la crise sanitaire

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Par , France Bleu Orléans

Cette fois, c'est officiel : la gauche partira unie au second tour des élections municipales à Orléans. "OSE" et "Faire respirer à Orléans" fusionnent, c'est l'écologiste Jean-Philippe Grand qui mènera la nouvelle liste. L'accord s'articule aussi autour d'un plan d'urgence lié à la crise sanitaire.

Dominique Tripet (PC), Jean-Philippe Grand (EELV), Baptiste Chapuis (PS) et Valérie Corre (ex PS) seront respectivement n°2, n°1, n°3 et n°4 sur la nouvelle liste
Dominique Tripet (PC), Jean-Philippe Grand (EELV), Baptiste Chapuis (PS) et Valérie Corre (ex PS) seront respectivement n°2, n°1, n°3 et n°4 sur la nouvelle liste © Radio France - François Guéroult

"Une gauche rassemblée face à une droite éclatée" : c’est le mot d’ordre qui a permis cette fusion à gauche. Un accord sur la forme - avec une répartition qui respecte les résultats du premier tour (la liste de l'écologiste Jean-Philippe Grand avait recueilli 19% des voix, la liste PS-PC de Baptiste Chapuis 13%) - mais aussi sur le fond - avec notamment "un plan d'urgence pour la sortie de la crise sanitaire".

Sur la forme d'abord : la nouvelle liste issue de cette fusion s’appelle « Orléans solidaire écologique, le rassemblement de la gauche et des écologistes ». Elle prévoit 34 places pour la liste écologique, 21pour la liste PS-PC. Seuls les quatre premiers noms ont été dévoilés : Jean-Philippe Grand (EELV), Dominique Tripet (PC), Baptiste Chapuis (PS), Valérie Corre (ex PS), dans cet ordre. Valérie Corre sera d'ailleurs bien candidate à la présidence de la métropole.

Dominique Tripet en numéro 2 de la nouvelle liste

Mais l’accord est aussi programmatique, avec un plan d’urgence lié à la crise sanitaire. Ce plan prévoit 5 priorités : aider à la relocalisation de l’économie ; renforcer le soutien aux associations avec une hausse des subventions de 5% à 10% ; accompagner les décrocheurs scolaires, amener la métropole à l'autonomie alimentaire en créant une régie agricole, et favoriser les mobilités douces (notamment le vélo). 

Ce plan d’urgence a fait l’objet d’un consensus et a accéléré le rapprochement entre les deux listes, affirme Valérie Corre : "Les projets ne changent pas sur le fond, la crise sanitaire a même renforcé la pertinence de nos analyses, souligne l'ancienne députée PS. Mais il y aura des mesures d'urgence à mettre en oeuvre, c'est une évidence. Et cela démontre que cet accord à gauche n'est pas qu'un accord sur le papier entre des gens qui ont conscience qu'il faut additionner des voix ; c'est un accord de projet, qui porte une vraie alternative à la droite qui est au pouvoir depuis trop longtemps dans notre ville."

Jean-Philippe Grand répond à Stéphane Cornée

L'accord stipule aussi que la gratuité des transports en commun (instaurée pendant le confinement et supprimée dès le 11 mai) sera rétablie jusqu’à la fin de la crise sanitaire, puis maintenue pour les jeunes de moins de 26 ans "dans un premier temps".  Pour les autres, c’est plus vague, mais la communiste Dominique Tripet, se refuse à parler de concession par rapport à son programme du premier tour : "Pas du tout, la gratuité est toujours dans les tuyaux, c'est juste le timing qui va peut-être un peu changer", assure-t-elle.

Au final, il a été facile d’aboutir à un accord, affirme l’écologiste Jean-Philippe Grand qui mènera la nouvelle liste : "Pour être sincère, on savait depuis le début qu'on fusionnerait. Il faut savoir ce qu'on veut : si on veut défendre les Orléanais et l'environnement de manière générale, il faut savoir se mettre à la hauteur des enjeux." Jean-Philippe Grand précise, au passage, que cette stratégie d'alliance a été débattue au sein de son équipe, contrairement à ce que prétend son désormais ex-colistier Stéphane Cornée : "Nous avons fait deux visio-conférences, avec un vote formel. Stéphane Cornée, lui, est resté injoignable et n'y a pas participé, mais c'est de son seul fait."

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