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Politique

Municipales à Orléans : la gauche partira divisée

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Par , France Bleu Orléans

Le parti socialiste et le parti communiste ont officialisé ce mardi un accord pour les municipales 2020 à Orléans. Mais ce sera sans l'écologiste Jean-Philippe Grand, qui partira de son côté, faute de consensus sur la manière de concevoir la liste, explique-t-il.

Dominique Tripet (PC) et Baptiste Chapuis (PS) ont tenu une conférence de presse ce mardi : unis, mais sans Jean-Philippe Grand (EELV)
Dominique Tripet (PC) et Baptiste Chapuis (PS) ont tenu une conférence de presse ce mardi : unis, mais sans Jean-Philippe Grand (EELV) © Radio France - François Guéroult

A Orléans, il n'y a pas que la majorité municipale qui partira divisée aux élections municipales de 2020. Il en sera de même à gauche, alors que, pendant des semaines, chacun a appelé au plus largement rassemblement possible, en soulignant l'opportunité historique de reprendre la mairie perdue en 2001. Mais les belles intentions ont volé en éclat : il y aura au moins 2 listes à gauche au 1er tour en mars prochain.

Un désaccord sur la place laissée à la "société civile"

Ce matin, le parti socialiste et le parti communiste ont bien annoncé un accord, mais ce sera sans l'écologiste Jean-Philippe Grand et son mouvement OSE (Orléans solidaire et écologique). Pourtant, le PS et le PC ont présenté un slogan - "Faire respirer Orléans !" - décliné en 10 chantiers prioritaires a priori très proches des propositions de Jean-Philippe Grand : repenser les déplacements en faveur des transports en commun et des transports doux ; lancer un véritable "plan santé" ; faciliter la création d'emplois ; renforcer la place de la culture ; lutter contre les pollutions ; favoriser la rénovation énergétique des logements ; soutenir la vie associative ; améliorer les services publics ; défendre une ville inclusive ; mettre en place une démocratie permanente.

"Ce n'est pas le programme qui bloque, explique Jean-Philippe Grand, mais la façon de concevoir la liste : visiblement, on ne se comprend pas. Avec OSE, on est dans l'état d'esprit de constituer une liste de citoyens engagés pour Orléans et dont quelques-uns seulement sont adhérents à un parti politique ; or le PS et le PC sont dans l'optique inverse, pour eux les militants encartés doivent préempter la liste, la société civile ne venant qu'après, pour compléter..." Dans ces conditions, impossible de trouver un accord : "Les négociations ont échoué dimanche dernier, insiste Jean-Philippe Grand, nous avons convenu que nous nous retrouverions au soir du premier tour, pour une éventuelle fusion."

"Faire respirer Orléans" ou faire soupirer la gauche ? 

Ce mardi matin, Baptiste Chapuis pour le PS et Dominique Tripet pour le PC laissaient pourtant entendre que la porte était toujours ouverte pour poursuivre les discussions. "Ce n'est pas une méthode ! fulmine Jean-Philippe Grand. Ils ont fait cette conférence de presse dans le seul but de faire croire que moi et mon équipe serions les seuls responsables de ce désaccord, ce n'est vraiment pas une marque de respect à notre égard, et cela confirme que les conditions ne sont pas réunies pour qu'on travaille ensemble, en tout cas dès maintenant." L'écologiste indique d'ailleurs qu'il dévoilera l'intégralité de sa liste le 1er février.

Ce divorce est tout de même un peu surprenant, puisque le 24 octobre dernier, Dominique Tripet assurait que "les discussions" étaient "très avancées avec Jean-Philippe Grand". Mais elle se refuse à parler de revirement de la part du PC : "Non, il n'y a pas eu de revirement, nous avons toujours été pour le rassemblement de la gauche ! Nous avons simplement posé sur la table nos 10 chantiers prioritaires, ce n'est pas nous qui manquons de clarté." Ironie de la situation, Baptiste Chapuis assure que l'accord présenté ce matin "ira bien au-delà du PS et du PC, nous appelons tous les progressistes sociaux, tous les humanistes, tous les jeunes qui ont marché pour le climat à nous rejoindre." Avec la promesse, donc, de faire la part belle à la société civile - comme le promet aussi Jean-Philippe Grand...

Ce même 24 octobre, Dominique Tripet lançait un cri du cœur : "Ne soyons pas crétins à gauche ! Laissons de côté les égos, pour une fois soyons intelligents !" Le slogan s'appelle "faire respirer Orléans" : en attendant, le risque est plutôt de faire soupirer la gauche... 

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