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Municipales à Orléans : les clés d'un scrutin inédit

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Par , France Bleu Orléans

Une triangulaire pour le second tour des élections municipales : c'est du jamais vu à Orléans sous la Ve République. Quel sera le prochain maire d'Orléans : Olivier Carré, Jean-Philippe Grand ou Serge Grouard ? Voici quelques clés du scrutin, qui s'annonce indécis.

Les électeurs orléanais auront le choix entre 3 candidats pour le second tour des municipales, dimanche 28 juin.
Les électeurs orléanais auront le choix entre 3 candidats pour le second tour des municipales, dimanche 28 juin. © Radio France - François Guéroult

Les 62.896 électeurs d'Orléans auront le choix entre trois listes, ce dimanche 28 juin, pour le second tour des élections municipales. L'ancien maire LR Serge Grouard, le maire actuel Olivier Carré (soutenu par LREM), et l'écologiste Jean-Philippe Grand (qui a fusionné avec la liste PS-PC de Baptiste Chapuis) s'affrontent dans une triangulaire à la fois inédite et indécise. Quelles seront les clés du scrutin ? Petit tour d'horizon.

Le niveau de participation

La première clé sera évidemment le niveau de participation. Le 15 mars, l'abstention avait été historique à Orléans : 64%, soit 18 points de plus qu'en 2014. Avec l'amélioration des conditions sanitaires, peut-on espérer un surcroît de participation ? Pas évident si on en croit le sondage IFOP publié lundi qui annonce encore 62% d'abstention pour le second tour. Mais il peut y avoir des exceptions locales : ainsi à Toulouse, une enquête BVA prévoit un gain de participation de 10 points entre les deux tours... On se déplace aux urnes d'autant plus facilement quand le scrutin s'annonce indécis, et, après tout, c'est le cas à Orléans.

L'enjeu de la participation est d'autant plus important que les écarts de voix observés au premier tour ne sont pas rédhibitoires : Serge Grouard, arrivé en tête avec 35,6% des suffrages, ne compte en fait que 772 voix d'avance sur la gauche (si on additionne les scores de Jean-Philippe Grand et de Baptiste Chapuis). Et Olivier Carré, malgré ses 2.549 voix de retard, se dit persuadé de pouvoir renverser l'élection s'il parvient à séduire les abstentionnistes du premier tour.

Selon Olivier Carré, le mécanisme de "l'abstention différentielle" aurait joué au premier tour : Serge Grouard aurait mieux mobilisé son camp, ce qui expliquerait son avance, et aurait donc moins de réservoir de voix que les autres candidats pour le second tour. De fait, ce sont dans les deux bureaux de vote où l'abstention a été la plus faible au premier tour (51,1% au bureau 24, à l'école André Dessaux, et 51,4% au bureau 22, à l'école Louis Guilloux) que Serge Grouard a obtenu ses deux meilleurs scores (respectivement 48,9% et 48,6% des suffrages). Abstention différentielle et scrutin indécis : on se souvient que ces deux facteurs avaient permis au socialiste François Bonneau de remporter les élections régionales en 2015, alors qu'il est arrivé troisième au premier tour, et à la faveur d'une hausse de 10 points de la participation.

La logique des reports de voix

L'autre grosse interrogation porte bien sûr sur les reports de voix. Avec trois inconnues :

  • Où iront les 1.446 voix qu'avait recueilli la centriste Nathalie Kerrien au 1er tour ? L'ancienne adjointe a apporté officiellement son soutien personnel à Serge Grouard, mais il n'y a pas eu de fusion. Et certains des colistiers de Nathalie Kerrien viennent plutôt de la gauche ou de la majorité présidentielle. L'électorat de Nathalie Kerrien pourrait donc avoir un rôle d'arbitre.
  • Olivier Carré parviendra-t-il à fixer ses électeurs du premier tour ? Il est toujours délicat d'aborder une triangulaire dans la place du 3ème - or c'est bien cette place qu'occupe mathématiquement le maire sortant, en retard à la fois sur Serge Grouard et sur la gauche, qui a fusionné ses listes. Olivier Carré espère capitaliser sur sa gestion de la crise sanitaire. Mais certains de ses électeurs ne seront-ils pas tentés de modifier leur vote, estimant que ses chances de victoire sont faibles ? Et si oui, au profit de qui ? Vote contre le retour de Serge Grouard ou vote contre le retour de la gauche ? Un éventuel déplacement de ces voix-là rebattrait forcément les cartes. 

L'impact des "affaires"

C'est sans doute l'aléa le plus incertain : le poids des derniers épisodes polémiques de la campagne. On songe aux masques distribués par Serge Grouard, grâce à une opération de mécénat à laquelle ont participé des entreprises dont on ignore toujours le nom, et qui, selon certains juristes, pourrait poser la question d'un financement illégal de campagne. Dans son dernier tract, l'ancien maire LR réaffirme qu'il "assume totalement cette opération, sur le plan moral comme sur le plan juridique". 

On peut aussi songer aux notes de frais d'Olivier Carré qui "n'engageraient pas sa responsabilité pénale",  faute d'éléments, et parce que "les sommes éventuellement litigieuses portent sur de faibles montants" selon les mots du procureur, interrogé la semaine dernière par France Bleu Orléans sur l'enquête préliminaire qu'il avait lui-même ouverte en septembre dernier. "L'affaire Carré n'existe plus, elle avait été montée de toutes pièces par ses détracteurs", expliquent déjà les partisans du maire. Tout cela aura-t-il un impact sur le vote ? Rien n'est moins sûr...

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