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Municipales à Pessac : "j’ai fait la démonstration qu’on peut être de droite et écologiste" dit Franck Raynal

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Par , France Bleu Gironde

À 11 jours du second tour des municipales, Franck Raynal, maire sortant de Pessac et candidat à sa réélection, était l'invité de France Bleu Gironde, ce mercredi matin. Solidarité et relance de l'activité économique dans un monde plus écologique, sont les maîtres mots de sa campagne.

Franck Raynal, maire sortant de Pessac, candidat à sa réélection, invité de France Bleu Gironde, ce mercredi matin
Franck Raynal, maire sortant de Pessac, candidat à sa réélection, invité de France Bleu Gironde, ce mercredi matin © Radio France - Aurélie Bambuck

Après le candidat socialiste, Sébastien Saint-Pasteur, France Bleu Gironde recevait ce mercredi matin Franck Raynal, maire sortant de Pessac et candidat à sa réélection. Il estime avoir prouvé, lors de son premier mandat, que l'action était plutôt de son côté.

France Bleu Gironde : Vous aviez créé la surprise il y a six ans en faisant basculer Pessac à droite. La gauche a repris des couleurs au regard des résultats du premier tour. Êtes-vous fébrile à moins de deux semaines de ce second tour, après la fusion des listes PS de Sébastien Saint-Pasteur et Europe Écologie Les Verts de Laure Curvale ?

Franck Raynal : Je ne parlerais pas de fébrilité, je parlerais de détermination et de volonté de convaincre un maximum de Pessacais. Vous avez noté comme dans beaucoup de villes qu'un tiers seulement des électeurs se sont déplacés pour le premier tour. Ce tiers laisse beaucoup de marge pour un camp ou pour l’autre. Le second tour nous dira lequel.

C’est ça l’enjeu de ce second tour selon vous, convaincre les électeurs pessacais d’aller voter le 28 juin ?

J’en suis convaincu. Tous les contacts que j’ai depuis qu’on est déconfinés, depuis qu'on peut à nouveau rencontrer des Pessacais sur les marchés, en respectant bien sûr la distanciation physique nécessaire, le nombre de personnes que je rencontre qui me disent « on n’est pas venu voter au premier tour pour telle ou telle raison" est immense.  Ça laisse une grande part à une nouvelle participation pour le second tour.

Cette crise sanitaire, elle a chamboulé beaucoup de choses. Est-ce que vous pensez qu’elle a pu mettre un frein à la dynamique de la gauche au premier tour ?

Il faut distinguer les choses. Cette crise sanitaire a permis de remettre quelques valeurs au centre du débat. Les valeurs de solidarité, d’accompagnement de nos aînés, de santé, de présence de la nature dans la ville, on a vu ce que pouvait être un mode de vie avec moins de déplacements, moins de trépidations. On a pu également expérimenter des modes de travail à distance avec le télétravail, même si ça ne peut pas être la panacée, c’est quelque chose qu’il faut sans doute développer. Il y a de nouveaux modes de vie à développer, ces nouveaux modes de vie ne sont à mon avis ni à gauche, ni à droite, ils sont à l’ensemble des acteurs politiques et sociaux qui voudront bien s’en saisir. Je ne pense pas que ça ait changé quelque chose en faveur d’un camp ou d’un autre, ça a appelé chacun à aller plus loin dans les propositions qui étaient faites au premier tour, en tout cas, c’est mon cas.

Quelles sont ces propositions où vous allez plus loin pour ce second tour ?

Nous avons à très court terme à reconstruire notre économie locale. Elle a été extrêmement ébranlée par la crise que nous avons vécue. Nos commerces locaux, nos entreprises locales et particulièrement les plus petites, les artisans, les sous-traitants sont extrêmement fragilisés. Il y a des aides d’État, des aides régionales, des aides de la Métropole et puis nous avons, nous ville, à pouvoir accentuer notre focus sur la consommation locale. C’est un point essentiel : les circuits courts, la consommation locale pour le soutien de notre économie, mais également pour promouvoir des modes de vie qui seront plus respectueux de la nature, décarbonés : un produit qui a parcouru moins de kilomètres du producteur au consommateur est évidemment plus vertueux. 

Vous parlez de solidarité, de relance de l’activité économique… Votre rival, Sébastien Saint-Pasteur tient exactement le même discours. Qu’est ce qui fait votre spécificité aujourd’hui ?

Notre spécificité s’est démontrée dans l’exercice que nous avons pu avoir, moi pendant six ans à la mairie, lui au Conseil départemental depuis quelques années, et puis ses prédécesseurs et tous ceux qui constituent sa liste, beaucoup étaient déjà dans les majorités socialistes à Pessac avant que je ne devienne maire. Nous avons pu voir pour l’écologie par exemple, qu’il y avait beaucoup de discours quand madame Curvale était adjointe à la ville de Pessac et vice-présidente de la Métropole, et peu d’action. En six ans, j’ai fait la démonstration qu’on peut être de droite et écologiste. Il y a de grands mots toujours chez un certain nombre d’hommes et de femmes politiques et puis il y a des actions. Je pense que le bilan pendant six ans a montré que l’action était plutôt de notre côté.

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