Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Municipales à Pessac : Sébastien Saint-Pasteur veut "répondre à la crise économique et sociale" qui s'annonce

-
Par , France Bleu Gironde

À 12 jours du second tour des élections municipales, focus sur la ville de Pessac, où deux listes se font face pour le scrutin du 28 juin : celle de Franck Raynal, le maire sortant et celle emmenée par le socialiste Sébastien Saint-Pasteur, qui veut faire rebasculer la ville à gauche.

Sébastien Saint-Pasteur, candidat au second tour des municipales à Pessac, invité de France Bleu Gironde
Sébastien Saint-Pasteur, candidat au second tour des municipales à Pessac, invité de France Bleu Gironde © Radio France - Aurélie Bambuck

Sébastien Saint-Pasteur veut reprendre à la droite la ville de Pessac, qui avait basculé lors des élections municipales de 2014. Le tête de liste socialiste, allié à la candidate écologiste pendant l'entre-deux-tours, fait face au maire sortant, Franck Raynal. Il était l'invité de France Bleu Gironde ce mardi matin.

France Bleu Gironde : Vous avez fusionné avec Laure Curvale (EELV) dès le soir du premier tour des municipales. De quelle façon avez-vous mis plus de « vert » dans votre projet pour rallier Laure Curvale à votre candidature ?

Sébastien Saint-Pasteur : On avait déjà un programme très volontaire sur l’écologie avec la mise en place d’un budget climat, une méthode pionnière en France sur la transition et une réponse sur l’urgence climatique. Mais on a amélioré nos propositions avec l’apport des propositions de Laure sur la biodiversité sur les mobilités, sur une maîtrise sur notre alimentation, sur la relocalisation alimentaire. C’est vraiment une addition d’idées, de propositions qui a été permise à travers cette union, c’est comme ça qu’on a « verdi » notre programme.

Un exemple de proposition de Laure Curvale que vous avez intégrée à votre projet pour Pessac ?

Des objectifs plus fort sur la restauration scolaire en voulant mettre le cap sur du 100% bio et local d’ici 2026. Initialement, je trouvais cette proposition très ambitieuse et puis en discutant, en regardant ce qui se fait dans d’autres communes, elle m’a convaincu qu’il fallait être plus volontariste. Sur le passage en régie de la restauration municipale aussi. J’étais peut-être un petit peu plus frileux mais elle m’a démontré que pour reprendre la main, pour que nos enfants mangent mieux dans les cantines scolaires pessacaises, il fallait peut-être que la puissance publique retrouve plus de place.

La France insoumise, qui était partie avec Laure Curvale au premier tour, n’a pas souhaité vous rallier. Ce n’est pas un handicap de ne pas avoir toute la gauche unie pour faire rebasculer Pessac ?

J’avais laissé un espace pour que la France insoumise puisse être là. Il y avait quelques points de friction, notamment la présence d’Alain Rousset qui posait problème à la France insoumise. Pour moi, ce point était non négociable. Mais j’ose espérer que les propositions que nous formulons sur la démocratie locale, sur le soutien aux personnes en situation de fragilité, les solidarités, font que les personnes qui se retrouvent dans les propositions de la France insoumise, vont avoir une sensibilité à notre projet. Et j’ose espérer aussi qu’elles seront plus sensibles aussi à notre proposition qu’à celle d’un maire qui est soutenu par la République en Marche. Donc, c’est préjudiciable, je discute toujours avec des militants de la France insoumise, j’ai du respect pour leur engagement et ce sera à eux de choisir en leur âme et conscience.

La campagne du second tour se déroule dans un contexte forcément particulier, celui de la période post confinement. Quel regard portez-vous sur la gestion de crise du maire sortant, Franck Raynal ?

J’ai toujours dit que je ne ferais pas de cette gestion de crise un objet de polémique. Je crois que tous les maires, tous les élus locaux se sont beaucoup investis pour essayer de répondre à cette crise. Je l’ai fait en tant qu’élu au Département en assurant la continuité de la Maison départementale des personnes handicapées, en travaillant sur la continuité pédagogique dans les collèges. Je suis en désaccord sur certaines choses dans la gestion de Franck Raynal : une faible intensité par exemple sur l’aide aux familles, une polémique sur les masques, totalement inutile et injuste vis-à-vis de La Poste. On a essayé de faire des propositions en tant qu’élus municipaux aussi. Ça a été un moment de concorde, on l’a respecté, on a été dans l’unité, on a essayé d’être à la hauteur du moment. Maintenant on reprend la campagne et cette campagne va s’adosser plutôt sur ce qui a été fait pendant six ans, en terme de critiques sur le bilan du maire actuel plutôt que sur la gestion de crise qui a été compliquée pour tout le monde. 

Pensez-vous qu’il puisse y avoir une prime au sortant pour cette gestion de la crise ?

C’est possible. Mais les Pessacais sont libres de leur choix. Je fais des propositions pour l’avenir, pour le court terme, pas pour répondre à la crise sanitaire et au confinement, mais à la crise économique et sociale qu’on va traverser. On va mettre en place un fond d’urgence d’un million d’euros pour les solidarités, on va essayer de lancer une grande concertation autour de l’emploi. Sylvie Trautmann, ancienne adjointe de Franck Raynal au développement économique a accepté de mener cette mission avec Jean-Michel Gautheron, chef d'entreprise qui a des mandats nationaux dans des représentations syndicales patronales. Je suis confiant, je réunis, je rassemble, je parle d’idées, de propositions. Peut-être que certains Pessacais ont été sensibles au fait d’avoir reçu un masque à un moment donné. Ça fait partie des règles du jeu, ce sont les mêmes pour tout le monde, moi j’avance et j’ose espérer qu’on va convaincre sur notre projet.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess