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Municipales : à Pithiviers, le grand retour des réunions publiques

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Par , France Bleu Orléans

Contrairement à ce qui a d'abord été dit, les réunions publiques sont possibles dans cette étrange campagne électorale pour le second tour des municipales. Mais elles restent rares. Le cas de Pithiviers fait figure d'exception : trois des quatre candidats organisent un meeting cette semaine.

La salle des fêtes de Pithiviers va renouer avec les meetings politiques cette semaine
La salle des fêtes de Pithiviers va renouer avec les meetings politiques cette semaine - Camille Coehlo

Alors que le second tour des élections municipales 2020 aura lieu ce dimanche 28 juin, il y a déjà une certitude : la campagne de l'entre-deux-tours aura été inédite. En raison de sa durée, mais aussi de ses modalités pratiques pour la plupart des candidats : pas de tractage, pas de porte-à-porte, pas de meeting en raison du contexte sanitaire. Pourtant, cette campagne va reprendre un visage plus proche de l'ordinaire cette semaine à Pithiviers, où la plupart des candidats ont prévu d'animer des réunions publiques.

Oui, les réunions publiques sont possibles !

Les pouvoirs publics ont eu des messages plutôt contradictoires sur la possibilité ou non d'organiser des meetings. "Il faudra continuer d'éviter au maximum les rassemblements", disait encore Emmanuel Macron, lors de son allocution présidentielle du 14 juin. "Oui, des réunions publiques pourront être organisées en vue du second tour", expliquait pour sa part le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, le 5 juin, devant l'Assemblée nationale.

L'article 45 du décret gouvernemental du 31 mai précise bien que les réunions en lieu clos sont possibles, mais en respectant certaines conditions sanitaires : uniquement des places assises, une distance minimale d'un siège entre chaque groupe de personnes, le port du masque obligatoire à l'entrée de la salle. Peu de candidats ont en fait saisi cette opportunité, à l'exception notable, donc, de Pithiviers, peut-être en raison de la taille modeste de la ville (9 000 habitants).

Gel hydroalcoolique, masques et verres de l'amitié

Sur les quatre candidats encore en lice à Pithiviers, trois ont ainsi prévu d'organiser une réunion publique cette semaine : ainsi le maire actuel Philippe Nolland (divers centre) sera mercredi à la salle des fêtes (19h), Maxime Buizard (divers droite) sera le même soir à l'espace De Gaulle (19h). "Nous limiterons la jauge à 100 personnes", précise l'équipe de Philippe Nolland. "Cela nous semble intéressant de voir physiquement les électeurs pour passer certains messages", explique Maxime Buizard qui a prévu gel hydroalcoolique et... verre de l'amitié. 

Christophe Simonet (sans étiquette), lui, a prévu deux réunions, l'une mardi à la salle des fêtes (19h15), l'autre jeudi à l'espace De Gaulle (19h15) : "On ne s'attend pas à une grosse affluence, mais c'est important de rétablir un lien vivant et d'expliquer notre fusion, d'autant que trois mois se sont écoulés depuis le premier tour"  indique Clément Masson, numéro 3 sur la liste. "Nous fournirons des masques au public si nécessaire", ajoute-t-il.

Thierry Stromboni préfère les réunions en extérieur

Seul Thierry Stromboni fait bande à part : "Une réunion publique, dans un lieu clos, ça ne nous semble pas judicieux actuellement vu le contexte sanitaire", estime le candidat socialiste (à la tête d'une liste divers gauche), qui préfère rencontrer les habitants à l'extérieur et aux quatre coins de la ville, via des "points de rendez-vous" organisés chaque jour ou presque. "Nous avons aussi fait une demande à la mairie pour qu'on soit autorisé à occuper l'espace public, sur le mail ouest, mercredi soir, afin d'installer une table et de dialoguer avec les habitants : j'attends la réponse de la mairie", explique Thierry Stromboni.

Pithiviers fait figure tout de même d'exception car les réunions publiques pour le second tour des municipales seront très rares cette semaine partout ailleurs, et en tout cas dans le Loiret.

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