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Politique

Municipales à Saint-Étienne : les partis s'activent en coulisse

mardi 8 mai 2018 à 15:11 - Mis à jour le vendredi 16 mars 2018 à 6:11 Par Sandrine Morin, France Bleu Saint-Étienne Loire

2018 est une année sans élection en France. Les politiques préparent néanmoins déjà un scrutin, car c’est en moment que les candidatures se dessinent pour les prochaines municipales.

La mairie est dirigée par Gaël Perdriau depuis 2014.
La mairie est dirigée par Gaël Perdriau depuis 2014. © Radio France - YR

Saint-Étienne, France

Les municipales sont déjà dans la tête de pas mal de politiques. Dans les grandes villes, les forces en  présence commencent à se positionner.  Anne Hildago a dit notamment qu'elle se présentait à  Paris. L'hypothèse Jean-Luc Mélenchon à Marseille fait aussi de plus en plus parler. A Lyon, Gérard Collomb serait en train de choisir son successeur. Si on ne connait pas encore la date du scrutin ( qui devrait se dérouler en 2020 mais pourrait être avancé à 2021 ) tout le monde se prépare. C’est le cas à Saint-Étienne. Et deux ans avant ce n’est pas trop tôt. Certains rappellent d'ailleurs que Gaël Perdriau, l'actuel maire, s'était lancé dès 2012 pour les municipales de 2014.   

Quelle étiquette pour Perdriau ? 

S'il est acquis pour tout le monde ou presque que le maire sortant va se représenter, il reste toutefois pas mal d’incertitudes autour de Gaël Perdriau.  Son positionnement à équidistance entre Emmanuel Macron et Laurent Wauquiez laisse planer un doute sur l'étiquette qu'il portera. Difficile de dire s’il partira avec le label Les Républicains, avec celui de LREM ou avec aucun des deux. Il y a encore trois mois, les élus du parti présidentiel imaginaient l'actuel maire partant avec eux et ne cherchaient même pas de candidat. Et puis il y a eu la sortie sur le "dîner de cons" de Gaël Perdiau au moment du congrès des maires, visant Emmanuel Macron et son invitation des premiers édiles à l’Élysée. Un sortie qui n’est toujours pas digérée.   

Le tournant du dîner de cons

Depuis le "dîner de cons" la donne a changé. Le ton est devenu très cassant entre la majorité municipale et les marcheurs. Le dernier conseil municipal très musclé avec le passage à LREM de l'adjoint Lionel Saugues n'est qu'un exemple. Sur les contrats aidés ou la taxe d'habitation Gaël Perdriau vise désormais nommément Jean Louis Gagnaire et Jean-Michel Mis qu'il pense être ses potentiels concurrents.  

LREM veut avoir tranché en septembre  

Saint-Étienne fait en tout cas partie d'une cinquantaine de villes "objectif" pour le parti présidentiel. Jean Louis Gagnaire continue de dire ni oui ni non et laisse planer le suspense autour de sa candidature.  Magalie Viallon, candidate perdante à la députation, anime beaucoup son groupe. Jean-Michel Mis balaie l’idée en se protégeant derrière "le non cumul" des mandats. En tout cas, le nouveau mouvement s'est fixé la rentrée de septembre pour dire qui il a choisi.   

Le ticket Juanico et Cukierman  

Et puis il y a la gauche qui rêve que l'affrontement entre ces deux pôles centristes lui laisse une petite place. Mais il faudrait pouvoir notamment parler avec la France Insoumise, qui a pesé très lourd dans la ville lors des derniers scrutins. Une discussion quasiment impossible pour le moment, elle semble en tout cas ne pas avoir débuté.  Il faudrait aussi trouver un vrai leader capable de parler avec toutes les composantes de gauche. Régis Juanico et Cécile Cukierman pourraient correspondre à ce portrait. Le député socialiste et la sénatrice communiste seraient même en train d'imaginer et de tester la faisabilité d'un duo. Dans ce cas, les parlementaires (élus respectivement depuis 2007 et 2011)  lâcheraient leurs mandats nationaux pour s’offrir une nouvelle vie politique.