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Municipales à Saint-Étienne : les propositions des candidats sur la transition écologique

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

C'est l'un des thèmes forts de cette campagne pour les municipales, la transition écologique et la protection de l'environnement sont devenus des enjeux trans-partisans. Les huit candidats stéphanois détaillent pour France Bleu leurs propositions.

La place Jean Jaurès à Saint-Étienne
La place Jean Jaurès à Saint-Étienne © Maxppp - Claude ESSERTEL

Zahra Bencharif (PRG) : "30% de verdure à Saint-Étienne"

"Nos propositions c'est de mettre de plus en plus de verdure dans notre ville, c'est-à-dire aérer la ville. Par exemple sur la place Jean Jaurès, les deux points de verdure ne ressemblent absolument à rien. La place Jean Moulin est totalement gâchée par le bétonnage. Et il y en a d'autres, vers Centre Deux par exemple, dans les environs vous n'avez aucun jardin en sachant qu'il y a une population assez jeune avec des enfants dans ce quartier là. On a quand même pas mal d'endroits où on peut mettre de la verdure. L'objectif pour nous, c'est inscrit dans le programme, c'est de mettre 30% de verdure à Saint-Étienne. On a de l'espace, il faut arrêter de reconstruire à chaque fois qu'on détruit un immeuble. Je pense qu'il y a suffisamment de biens vacants à Saint-Étienne. Donc il faut mettre des espaces verts un peu partout."

Romain Brossard (LO) : "Les pollueurs ce sont les grandes entreprises"

"Les principaux pollueurs dans cette société, ce sont les grandes entreprises. Les candidats qui vous parlent d'écologie ne parlent jamais de s'en prendre à ces grands trusts. Ils parlent de s'en prendre éventuellement aux plus pauvres, ce qui sont obligés de prendre leur voiture pour venir en ville par exemple. Nous on est convaincus que si on veut réellement lutter contre le dérèglement climatique qui est un réel problème urgent, il va falloir s'en prendre à l'organisation économique de cette société qui est totalement délirante. Beaucoup de gens par exemple - ça participe à la pollution - sont obligés de prendre leur voiture pour aller travailler, parce qu'il n'y a pas beaucoup de travail à Saint-Étienne, donc ils sont obligés d'aller travailler à Lyon, en prenant une autoroute qui est totalement saturée. C'est délirant. Tant qu'on laissera les capitalistes aux manettes de l'économie, il n'y aura pas réellement de solution à ce problème climatique. Il faut s'en prendre au cœur du problème : au pouvoir des actionnaires, des banques, des financiers sur l'économie."

Pierrick Courbon (PS) : "Un parc zéro béton en cœur de ville"

"Nous proposons d'agir au niveau municipal pour faire de Saint-Étienne une ville résiliente, c'est-à-dire une ville qui est en capacité de s'adapter et de résister au changement climatique. Pour cela nous avons un plan ambitieux de développement de la présence de l'eau, et de la nature en ville. Ça passe par exemple par la création d'un parc zéro béton au cœur de ville, au niveau de l'espace qui sera dégagé par la destruction de l'Eden, rue Louis Braille. Ça passe par la découverture du Furan sur un premier tronçon, par un programme de végétalisation des cours d'école, et par la création d'un grand parc d'éco-loisirs à vocation sportive sur le site du parc Jean Marc, à mi-chemin entre Saint-Priest-en-Jarrest, Villars et Saint-Étienne. L'idée c'est de tout faire pour avoir un véritable retour de la nature en ville qui a été trop longtemps bétonnée."

Olivier Longeon (EELV) : "Transformer Saint-Étienne en ville zéro carbone"

"L'important pour nous c'est que cette ville lutte contre le dérèglement climatique. C'est dans les villes qu'on lutte le mieux contre le dérèglement climatique. C'est aussi bien transformer cette ville en ville zéro carbone, c'est-à-dire une ville qui n'aurait aucun impact sur le gaz à effet de serre. Ça veut dire isoler les bâtiments, ce qui diminuerait d'ailleurs les charges de chauffage et qui diminue aussi la consommation d'énergie. Ça veut dire développer les énergies nouvelles, ramener de la fraîcheur en ville, ramener de l'eau en ville. Zéro carbone c'est revoir les transports et les modes de déplacement, proposer plus de vélos, plus de piétons. C'est se dire que en 2050 il faudrait que cette ville n'ait aucun impact sur le dérèglement climatique. Cela ferait de Saint-Étienne une ville exemplaire, en Europe et en France. Une métropole à son niveau."

Gaël Perdriau (LR) : "Améliorer la qualité des parcs et des jardins"

"Nous avons énormément agit et je souhaite continuer dans cette dynamique. C'est plus de 250 millions d'euros qui ont été investis à l'échelle de la Métropole. Il faut poursuivre en végétalisant les cours d'écoles, comme nous avons commencé à le faire grâce au programme Oasis dans les écoles de Saint-Étienne Métropole. La création d'un jardin partagé dans chaque quartier, qui sera équipé de composteurs collectifs. Je veux également améliorer la qualité de nos parcs et de nos jardins, transformer le Jardin des Plantes en véritable jardin botanique. Nous avons la chance d'avoir plus de 400 hectares intra-muros de parcs et de jardins. Je m'engage d'ailleurs à végétaliser de nouveau les places de l'Hôtel de Ville, la place Dorian, la place Jacquard, ou la place Jean Jaurès par exemple. Et puis je développe également dans mon projet un plan fontaine, pour réactiver dans chacun des quartier, les fontaines qui existent mais qui ne sont plus en fonction depuis de très nombreuses années, ou d'en créer de nouvelles." 

Patrick Revelli (LREM) : "Créer une Maison de l'Écologie"

"Aujourd'hui, même dans le cœur de ville, il faut faire un parc où tous les gens pourront se rafraîchir puisqu'on parle de réchauffement climatique. Un parc pour que les gens puissent s'asseoir tranquillement autour d'un petit banc, une fontaine, prendre le temps de s'oxygéner. En plein centre-ville c'est très bien. Et puis nous allons créer une Maison de l'Écologie. Les stéphanois et les stéphanoises pourront venir, s'ils ont besoin de renseignements, s'ils ont besoin de savoir comment refaire leur toiture par exemple, et de tout ce qui concerne le développement durable. On va ouvrir cette Maison de l'Écologie en face de la friche de l'Eden. Donc tout ce secteur là sera fait en fonction de l'écologie."

Sophie Robert (RN) : "Remettre la consigne à Saint-Étienne"

"Notre objectif c'est que tous les stéphanois, toutes les collectivités, et tous les bâtiments soient alimentés en gaz ou en électricité verte. Nous aurons un grand plan de végétalisation dans toute la ville, avec un objectif de planter plus d'arbres. Nous voulons pouvoir mettre des cendriers qui recyclent les mégots un peu partout. Je vois la rue des Martyrs de Vingré, qui est une rue où on fait la fête, et où il n'y a pas un cendrier. On veut remettre aussi la consigne avec des machines où les gens peuvent amener leurs bouteilles et leurs canettes pour les recycler. En échange ils ont un petit ticket qui leur permet d'avoir des réductions dans les commerces de la ville. Je pense que c'est rémunérateur et que ça incitera les gens. On se dit que les stéphanois peuvent être acteurs de cette transition écologique en plus des grandes mesures qu'on veut proposer."

Andrée Taurinya (LFI) : "Aller vers l'autonomie alimentaire"

"On aimerait pratiquer une politique qui conduirait dans les années futures vers l'autonomie alimentaire de Saint-Étienne, qui n'est actuellement que de 1%. Pour aller vers cet objectif, ce que nous voudrions faire, c'est sur le lieu de l'hôpital de la Charité, construire un espace de réflexion, d'éducation, de création qu'on appellerait l'Espace du Vivant. Cela permettrait aux associations de se retrouver, de faire des échanges entre les réseaux de l'AMAP. Il permettrait une éducation à ces nouvelles formes d'alimentation. Ce serait un espace aussi où l'on pourrait apprendre à cultiver, il pourrait y avoir un jardin pédagogique, et un jardin des Simples c'est-à-dire un jardins de plantes médicinales."

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