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REPLAY - Municipales à Saint-Jean-de-Luz : revivez le débat de France Bleu PB, F3 Euskal Herri et Sud-Ouest

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Par , , France Bleu Pays Basque

Ce vendredi, quatre candidats aux élections municipales de Saint-Jean-de-Luz se sont affrontés, à trois semaines du premier tour, dans le cadre d'un grand débat organisé par France Bleu Pays Basque, Sud-Ouest et France 3 Euskal Herri.

De gauche à droite :  Manuel de Lara, Jacqueline Uhart, Pascal Lafitte et Jean-François Irigoyen
De gauche à droite : Manuel de Lara, Jacqueline Uhart, Pascal Lafitte et Jean-François Irigoyen © Radio France - Stéphane Garcia

France Bleu Pays Basque, Sud Ouest et France 3 Euskal Herri organisaient ce vendredi à Ustaritz le second débat public sur les enjeux des élections municipales. Ce vendredi 21 février entre 18h et 20h, les quatre têtes de liste étaient interviewés par les journalistes des trois médias :

  • Jean-François Irigoyen, "Saint-Jean passionnément"
  • Manuel de Lara, "Un nouvel élan pour Saint-Jean-de-Luz"
  • Pascal Lafitte, "Herri Berri"
  • Jacqueline Uhart, avec Lutte Ouvrière 

Ils ont répondu aux questions de Paul Nicolaï (France Bleu Pays Basque), Vincent Dewitte (Sud Ouest) et Emmanuel Clerc (France 3 Euskal Herri) entre 18h et 20h sur de nombreuses thématiques.

Le débat à réécouter en intégralité ici (stationnement et déplacement, logement, pollution, érosion, sécurité, politique sportive...)

Stationnement ?

Jean-François Irigoyen : Le parking Foch va disparaître pour rendre l’espace aux piétons. Suite à cela, c’est une centaine de place que nous allons supprimer et on va les relocaliser. Le commerce en a besoin à Saint-Jean-de-Luz. C’est la raison pour laquelle nous avions acté la création d’un parking en souterrain, sous Foch. Projet aussi porté par M. de Lara qui avait porté le dossier

Manuel de Lara : J’ai voté contre la délégation de service public, contre le fait de confier pour les 40 prochaines années la gestion d’un parking à une entreprise privée. En revanche, je porterai le projet d’un parking de 8 à 10 millions d’euros, derrière la gare, en face du lycée Ravel. Un parking en R+1. 1.000 places de stationnement, 500 places à 1€ la journée pour les Luziens qui travaillent ou prennent le train pour aller travailler à Bayonne. On le finance sur le budget de la Ville, et les recettes iront dans les caisses de Saint-Jean-de-Luz.

Jean-François Irigoyen : 1.000 places ça veut dire en rotation 7 à 8.000 voitures qui vont circuler dans le quartier Fargeot

Pascal Lafitte : On a un principe, un objectif : c’est de retirer le maximum de voitures vers et dans le centre-ville. Pourquoi ? Pour rendre la vie plus agréable aux Luziens. La pollution génère des enjeux sanitaires forts. Et de rendre la ville plus attractive pour les visiteurs. Ce n’est pas pour mettre en place et créer des aspirateurs à voitures. La construction du parking entrée nord est actée. Il faudra penser à un parking sur l’entrée sud  avec un maximum de navettes, pour moins de circulation dans le centre. Et mettre en place des avantages pour les résidents, pour leur faciliter les choses, avec des zones bleues, des cartes, etc. C’est un ensemble

Jacqueline Uhart : On peut aussi envisager des parkings souterrains pour les vélos. Je ne pense pas que pour les Luziens la question du stationnement soit l’une des principales préoccupations. On va depuis longtemps à la rencontre des Luziens et personne ne nous a parlé des parkings.

L’avenir du bar éphémère « Chez Renault » 

Jean-François Irigoyen : C’est un projet privé, et notre souhait, ce que nous avons dit lors des discussions avec les prometteurs c’est d’en faire un lieu intergénérationnel ouvert à l’année. Le style d’animation qu’il y a aujourd’hui.

Manuel de Lara : Il est de la responsabilité des élus, et du premier magistrat de monter des lieux où les Luziens se rencontrent. Et nous aurons la même chose, dans le centre-ville, derrière l’école des garçons. 

Logement, quelle marge de manœuvre ?

Jean-François Irigoyen : Nous avons plusieurs projets. Aujourd’hui, le prix de l’accession sociale est en-dessous des 3.000 € le mètre carré. Sur toutes les Orientation d’Aménagement Programmé (OAP) c’est 70% de logements sociaux (50% en locatif et 20% en accession) pour aider nos jeunes luziens. La loi, c’est 25% de logements sociaux, on est avec 19,5%, la deuxième ville derrière Bayonne sur la côte. Il ne faut pas faire des gens qui ont des résidences secondaires à Saint-Jean-de-Luz des vaches à lait non plus."

Jacqueline Uhart : Il est évident qu’avec des prix pareils, beaucoup de travailleurs ne vont pas pouvoir avoir accès à la propriété. Parce que même si on ne paie plus la taxe d’habitation, c’est la taxe foncière qui augmentera. On propose un programme de lutte, il faut une bagarre parce qu’on sait très bien que les municipalités ont très peu de marge sur ce qu’elles peuvent faire ou non. Je tiens à rappeler que la moitié des résidences sont des résidences secondaires.

Manuel de Lara : On ne se focalise que sur le social, c’est bien mais il n’y a pas que ça. Notamment la question de savoir, comment aujourd’hui on loge les classes moyennes. Elles quittent notre ville pour aller vivre à Urrugne, Saint-Pée, Ascain ou encore plus loin. Pour peser il faut discuter avec les promoteurs, comme Alain Juppé l’a fait à Bordeaux. Pour plafonner sur le marché libre, les coûts à 4.000€. 2e sujet, le centre-ville se désertifie. On fait toujours plus de logements pour moins d’habitants. L’INSEE annonce 400 logements vacants dans le centre. Il faut arriver à savoir où ils sont pour en faire quelque chose. 

Pascal Lafitte : Produire du logement accessible à tous, c’est notre principe. Construire pour les jeunes et les primo-accédants, sur du locatif social. Mais cela ne peut se faire en consommant le foncier, les terres agricoles et zones qui restent sur la ville. La solution pour nous, c’est construire la ville, dans et sur la ville. Dans, avec le centre-ville et les logements vacants. Et sur avec peut-être des R+4 ou +5. Pour éviter d’être en extension des eaux et de propager l’artificialisation des sols qui peut nuire nos réseaux, très souvent unitaires. Les résidences secondaires sont une partie du problème, elles peuvent donc être la solution. 

Comment régler le problème de la pollution ?

Jean-François Irigoyen : Ça a fait le buzz cette histoire, avec M. de Lara qui évoquait une « cuvette de toilette ». Dans la baie de Saint-Jean-de-Luz, il n’y a aucun déversement qui est dû à la Ville. Chaque fois que les accès a la baignades sont fermés, c’est dû aux eaux venants de la Nivelle. C’est un problème, l’assainissement, géré aujourd’hui par l’agglomération Pays Basque. 

Manuel de Lara : L’image et la métaphore du cuvette de toilette, je l’assume totalement. Avant d’aller chercher la responsabilité de nos amis de la Nivelle, je considère qu’il appartient de traiter le problème. On est en face d’une crise environnementale grave. Il faut que l’assainissement soit optimum à Saint-Jean-de-Luz, on nous le demande. C’est une priorité. Que fait-on, demain, pour mettre en place la station le plus rapidement possible ?

Pascal Lafitte : Ce qui est important, c’est l’intervention sur le réseau unitaire, trop souvent oublié. 10 millions d’euros à mettre en priorité. La station d’épuration est calibrée comme il faut. Mais le problème c’est que par temps de pluie on passe à 175% de taux de remplissage, et ça repart dans la mer. C’est dû à la vieille ville. Donc qu’on relocalise la station ne changera rien. 

Jacqueline Uhart : Ça restera un problème tant que l’un des trusts de l’assainissement ne verra qu’un moyen d’y faire du profit.

L’érosion et les zones sensibles

Jean-François Irigoyen : Sur certains secteurs, il faudra laisser la nature faire les choses. Renaturaliser la plage d’Erromardie, relocaliser les espaces économiques parce qu’on ne pourra lutter partout contre la mer. On voit très bien à chaque tempête que la mer gagne du terrain. On ne va pas pouvoir faire une seconde digue. Et aujourd’hui certains campings, certaines entreprises ont commencer à traverser à cette éventualité, de délocaliser leur activité. 

Manuel de Lara : Il faut lutter, et notamment à Erromardie. Je refuse le principe de nous laisser imposer des choses par l’Etat, à savoir le fait de laisser la mer gagner cette zone. Même si on peut relocaliser. Quant on vient à Saint-Jean-de-Luz et qu’on a une offre hôtelière de plein air, on vient parce qu’on est sur la plage, pas à l’autre bout de la Ville ou à côté d’une autoroute. Je suis donc contre l’avis de M. Irigoyen et pour maintenir le bras de fer.  

Jacqueline Uhart : Le réchauffement climatique et ses conséquences, ce n’est pas la nature. C’est au contraire, ce système, basé sur les profits, c’est les grands groupes, Total et compagnie. Il faut comprendre d’où viennent les racines du mal. 

Pascal Lafitte : Pour Erromardie, la montée des eaux est actée. Alors, défendre quoi, et à quel prix ? Il faut eu des études soient réalisées pour nous dire ce qui est possible, envisageable sur zone. En 1800 quelqu’un disait : « si on ne défend pas la baie de Saint-Jean-de-Luz, on pêchera la sardine, au début du siècle, au niveau de l’église ». Il n’y a plus de sardine, mais la ville a été sauvée. J’entends ce que dis M. de Lara, à savoir maintenir les activités de plein air, le camping, ça permet aussi à des gens qui ont peu de moyens financiers de venir aussi passer en juillet-août des vacances. Défendre la zone oui, mais la CAPB a un rôle à jouer là-dedans.

Sécurité, vidéo-surveillance, développer le vélo, quelles politiques pour le sport… Le reste à écouter au-dessus

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