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Politique

Municipales à Saint-Martin-d'Hères : la sécurité dans la cité, un des enjeux de la campagne

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Par , France Bleu Isère

Saint-Martin-d'Hères, comme Échirolles et Grenoble, dispose désormais d'une Police de sécurité du quotidien (PSQ), pour reconquérir l'espace public dans les quartiers où sévit le trafic de drogue. Mais cela suffit-il pour autant à dissiper un sentiment d’insécurité ressenti par la population ?

Scène de crime à Saint Martin d'Hères, en 2018
Scène de crime à Saint Martin d'Hères, en 2018 © Maxppp - Benoît Bouy

La drogue est partout dans la métropole grenobloise et donc à Saint-Martin-d'Hères, notamment dans le quartier Renaudie, l'un des six quartiers de reconquête républicaine (QRR) que compte l’Isère. Ce trafic génère délinquance et violence, avec des règlements de comptes entre bandes rivales et donc de l’insécurité pour les habitants. 

GAD et brigade des stups

Valérie Mourier, secrétaire départementale adjointe du syndicat Alliance Police : " Nous avons mis en place le GAD, le groupe anti-drogue, dont la mission est de faire des opérations ponctuelles et rapides sur des spots de deal, pour "gêner" les trafiquants. Depuis janvier dernier, cette unité est regroupée avec la Brigade des stupéfiants sous un même commandement pour une meilleure coordination."

70 policiers sont arrivés en renfort dans l'agglo grenobloise. D'autre part, la brigade spécialisée de terrain, la BST, a adapté ses horaires pour assurer une présence permanente sur le terrain dans ces quartiers dits sensibles où travaille aussi la PSQ, la police de sécurité du quotidien. 

"Pour l'instant, ils sont trois policiers à patrouiller" explique Valérie Mourier, d'Alliance Police. "On espère monter à cinq policiers. Leur mission est de récréer du lien avec la population, de recueillir des informations, de rassurer aussi par leur présence." La syndicaliste précise aussi que les quartiers de l'Alma et de Mistral à Grenoble restent pour l'instant les plus grosses plaques tournantes de la drogue dans l'agglomération grenobloise.

Armer la police municipale et augmenter le nombre de caméras ?

Alors comment faire face à cette insécurité ? Chacun des quatre candidats à la mairie de Saint-Martin-d'Hères a sa solution. Mohamed Gafsi, LR, à la tête de la liste "Ensemble, c'est mieux", veut augmenter le nombre de policiers municipaux et faire de la prévention. Philippe Charlot, "SMH, demain", soutenu par LREM, veut, lui, armer la police municipale et augmenter le nombre de caméras de vidéo-surveillance, tandis que l’écologiste Georges Oudjaoudi et sa liste Solid'Hères parle d'une mission de "tranquillité publique" des policiers municipaux, comme cela se fait déjà à Grenoble. "Plus les habitants se réapproprieront l'espace public, parce qu'ils n'auront plus peur, plus les trafiquants devront déserter ces espaces." estime-t-il. Quant à David Queiros, maire sortant PCF, et son "rassemblement pour SMH" : "Je me suis battu pour obtenir cette PSQ auprès de l'Etat. Cela va beaucoup mieux. Une fois par mois, on fait le point au sein du "groupe de partenariat opérationnel". Nous sommes à l'écoute de la population." 

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