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Municipales à Tarnos : le bastion communiste va-t-il céder ?

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Par , France Bleu Gascogne

Notre série de cartes postales consacrées aux élections municipales dans les Landes s'arrête à Tarnos. Cette ville de plus de 12 000 habitants est dirigée par le parti communiste depuis cent ans. Deux listes sont opposées à celle du maire sortant communiste.

La mairie de Tarnos
La mairie de Tarnos © Radio France - Leïla Benjelloun

Nous faisons donc étape à Tarnos pour cette nouvelle carte postale consacrées aux enjeux des élections municipales dans les Landes. Tarnos, c’est une mairie tenue par les communistes depuis 100 ans et une importante zone industrielle et portuaire intégrée au port de Bayonne. Au dernier recensement de l’Insee, la commune comptait 12 269 habitants, ce qui en fait la cinquième ville la plus peuplée des Landes. Tarnos fait partie des rares communes du littoral landais qui ont perdu de la population sur les cinq dernières années : -0,1% entre 2012 et 2017 selon l’Insee.

Trois listes s'affrontent

Le sortant communiste Jean-Marc Lespade mène une liste de rassemblement de la gauche baptisée « Tarnos Ensemble ». Avec ses colistiers communistes, socialistes et sans étiquette, Jean-Marc Lespade espère repartir pour un troisième mandat. Il avait succédé à Pierrette Fontenas en 2004, en cours de mandat.

Antoine Roblès est soutenu par La république en marche. Il a adhéré au mouvement à l’issue de l’élection présidentielle d’Emmanuel Macron en 2017. Antoine Roblès a été adjoint à la culture à la mairie de Tarnos entre 2001 et 2011 avant d’être démis de ses fonctions après des désaccords avec Jean-Marc Lespade. Il a quitté le PS en 2013. Antoine Roblès conduit  « Alternance, notre parti c’est Tarnos ». Cet enseignant en histoire géographie est âgé de 54 ans.  

La troisième liste « Tarnos Seignanx, notre avenir en commun » est portée par Bernard Lapébie de la France Insoumise. Le cheminot à la retraite, ancien conseiller prud’hommes, ancien rugbyman, a été adjoint au sein de la majorité sortante pendant près de 18 ans, de 2002 à 2020. Il a démissionné en janvier dernier de ses fonctions de maire adjoint à l’environnement, à l’agriculture et à la transition écologique après un désaccord sur un dossier qui mêlait agriculture local et réinsertion.

Les relations avec la communauté de communes du Seignanx au cœur de la campagne

Quand on demande aux candidats quelles sont leurs priorités. Antoine Roblès et Bernard Lapébie donnent la même réponse : retrouver des relations apaisées et constructives avec la communauté de communes du Seignanx. En revanche, Jean-Marc Lespade n’en fait pas un thème prioritaire pour sa réélection.

La majorité sortante pratique la politique de la chaise vide depuis plusieurs années. Pour résumer rapidement, Jean-Marc Lespade estime que les habitants de Tarnos ne bénéficient pas suffisamment des investissements de la communauté de communes du Seignanx alors que la ville est son plus gros financeur par le biais des taxes payées par les différentes entreprises de la zone portuaire.

Antoine Roblés, tête de liste "Alternance, notre parti c’est Tarnos "
Antoine Roblés, tête de liste "Alternance, notre parti c’est Tarnos " - photo fournie par le candidat

Mais pour le désormais opposant Antoine Roblès, ce conflit avec la communauté de communes doit cesser. Il pénalise les habitants se désole l’enseignant : « beaucoup de projets ne peuvent se faire que dans l’intercommunalité. _Il est donc important d’avoir des budgets commun car c’est notre budget qui en pâtit_. On peut prendre l’exemple de la compétence mobilité. Aujourd’hui la communauté de communes aurait pu avoir cette compétence. Elle aurait pris en charge le versement de la subvention de 300 000 euros qu’on paye au syndicat de mobilité. Finalement c’est Tarnos qui paye pet pas la communauté de communes. »

Bernard Lapébie, tête de liste « Tarnos Seignanx, notre avenir en commun »
Bernard Lapébie, tête de liste « Tarnos Seignanx, notre avenir en commun » © Radio France - Leïla Benjelloun

L’Insoumis Bernard Lapébie a pratiqué cette politique de la chaise vide mais aujourd’hui, avec ses colistiers, il souhaite un retour à des relations normales dans l’intérêt des Tarnosiens. « Les finances de la communauté de communes sont majoritairement issues du territoire tarnosien. Il faut donc, en retour, que les Tarnosiens aient des investissements  sur leur commune. Mais ces investissements doivent bénéficier à l’ensemble des habitants du Seignanx. La piscine intercommunale qui doit être construite à Tarnos pour tous les enfants du Seignanx et l’apprentissage de la nage est une bonne forme d’intercommunalité » explique Bernard Lapébie.

Jean-Marc Lespade, maire sortant de Tarnos
Jean-Marc Lespade, maire sortant de Tarnos © Radio France - Leïla Benjelloun

Face à ces arguments, le sortant Jean-Marc ne veut pas polémiquer même s’il dit espérer que « les cartes soient rebattues à l’occasion des élections municipales afin qu’un vent nouveau souffle sur le Seignanx fondée sur la coopération intercommunale, le débat et la discussion mais dans un cadre démocratique. »

Le maire sortant préfère plutôt insister sur sa priorité : la transition écologique et notamment par la recherche d'autres sources d'énergie. « Nous souhaitons créer un réseau e chaleur par la biomasse pour le centre-ville et les nouveaux logements. Nous étudions également avec le Sydec de quelles façons nous pourrions utiliser les calories de la station d’épuration de Tarnos pour chauffer un certain nombre de bâtiment » explique Jean-Marc Lespade.

Il n'y a pas eu de second tour aux élections municipales à Tarnos depuis 25 ans.

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