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Dossier : Élections municipales 2020 à Montpellier

Municipales à Montpellier : alliances, programmes... la campagne du second tour vue par les habitants

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Par , France Bleu Hérault

Alors que France Bleu Hérault, en partenariat avec Midi Libre et Public Sénat, organise ce lundi un débat entre les trois candidats du second tour des municipales à Montpellier, la parole est aux habitants : leur regard sur la campagne, le bilan du sortant, ce qu'ils attendent du maire à venir...

A Montpellier, trois candidats, P. Saurel maire sortant, M. Delafosse (PS/EELV) et l'entrepreneur M. Altrad (avec le mouvement Nous sommes et l'écologiste C. Ollier), sont en lice pour le second tour des municipales le 28 juin.
A Montpellier, trois candidats, P. Saurel maire sortant, M. Delafosse (PS/EELV) et l'entrepreneur M. Altrad (avec le mouvement Nous sommes et l'écologiste C. Ollier), sont en lice pour le second tour des municipales le 28 juin. © Maxppp - Tim Somerset

Ils étaient 14 au premier tour des municipales à Montpellier, ils sont trois qualifiés pour le second. France Bleu Hérault et Midi Libre organisent un débat d'entre-deux-tours en Facebook live ce lundi 22 juin à 19h. Face à face : le maire sortant Philippe Saurel (19% au premier tour), Michaël Delafosse (16%), tête de la liste d’union PS/EELV et l'entrepreneur Mohed Altrad (13%) qui a fait alliance avec le mouvement participatif NousSommes, l’écologiste Clothilde Ollier et le youtubeur Rémi Gaillard. Quel regard les électeurs portent-ils sur cette campagne ? 

Folle campagne

Difficile parfois de s'y retrouver dans cette campagne. "C'est pittoresque, ça c'est sûr, commente Dominique, retraitée. Deux listes écolos qui sont pas capables de se mettre d'accord et qui partent de manière aussi éclatée, c'est honteux. Ensuite le ralliement de Nous Sommes (mouvement citoyen soutenu par la France Insoumise) avec Altrad, c'est carrément aberrant". 

Colère partagée par Louis : "Ils nous parlent de cohésion, de solidarité... Les voir se tirailler à ce point c’est bien dommage. Là au second tour ils se rassemblent, mais pour des raisons électorales, pas pour le développement de Montpellier. Ils nouent des alliances contre nature".  

Des divisions et des unions qui ont écoeuré Magalie au point qu'elle s'abstiendra dimanche pour la première fois de sa vie. "J'ai cru en un renouveau et j'ai voté pour ça. Mais avec ces derniers ralliements j'ai arrêté de suivre la campagne. Je ne me retrouve nulle part".  

La campagne la plus folle de France

Prime au sortant ? 

Cette campagne désignée comme "la plus folle de France" restera marqué aussi par la crise sanitaire. Trois mois d'interruption pour les candidats sauf pour le maire Philippe Saurel qui a multiplié les apparitions pendant le confinement, masque sur le visage. Prime au sortant ? Pas si sûr.  

Critiques récurrentes : l'insécurité en hausse dans le centre-ville, la saleté. "Ses revirements sur le vélo... Ou sur les grands projets de centres commerciaux, avant il était pour et là finalement plus vraiment", commente Julien. Accusé d'avoir verdi son programme en "copiant Les Verts". 

Gouvernance

Florence ne le critique pas pour son action en tant que maire mais en tant que président de la métropole. "Je n'aime pas ses méthodes autoritaires. Il se comporte en super maire avec 30 adjoints (les 30 autres maires) alors que tous ont le droit de s’exprimer. Il ne devrait pas privilégier la ville centre".

Je ne sais pas pour qui je vais voter mais je sais pour qui je ne vais pas voter

Face au maire en place depuis six ans, les nouveaux venus sur la scène politique avaient une carte à jouer, que leurs alliances sont venues gâcher. Pour les électeurs comme Florent le choix se fera par défaut et sur les projets. "Je ne sais pas pour qui je vais voter mais je sais pour qui je ne vais pas voter. Je vais me décider sur les projets : le futur stade, les mobilités, la sécurité". 

Philippe Saurel va-t-il bénéficier de la prime sortant ?

Les attentes des quartiers

Dans le quartier de la Paillade où l'abstention bat des records, les équipes de campagne tractent aux abords du marché sous le regard indifférent d'Ali, retraité de 66 ans. "Je ne vote plus parce que je sais qu'une fois qu’ils ont le poste ils ne font rien." Ses attentes à lui ? "La sécurité. Montpellier se dégrade et la misère se développe. Il faut faire quelque chose pour les jeunes et l’éducation. On ne mise pas sur nos jeunes ici."

Éducation et sécurité sont aussi les priorités de Jessica, jeune maman. "Je voterai pour celui qui  veut s'occuper le plus de nos quartiers, délaissés. Il y a un candidat qui propose des choses pour les enfants, pour aménager les halles." Elle a voté au premier tour et mettra le même bulletin dans l'urne le 28 juin. Elle ne dit pas pour qui mais précise que "ce ne sera pas pour le sortant".

Les attentes des habitants, quartier de la Paillade

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