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Municipales: un second tour très incertain à Aurillac

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

La triangulaire du premier tour est devenu un duel très incertain pour le second tour. Pierre Mathonier et Jean-Antoine Moins sont à nouveau face à face, comme en 2014.

La marie d'Aurillac, l'enjeu de cette campagne
La marie d'Aurillac, l'enjeu de cette campagne © Radio France - Emmanuel Moreau

Dans la série des seconds tours incertains, Aurillac figure en très bonne place. Le scrutin de dimanche s'annonce très serré, même si le rapport de force ne semble pas avoir tellement évolué depuis l'élection de 2014. A l'époque, le duel n'avait duré qu'un tour: Pierre Mathonier avait été élu avec 51,05% contre 40,5% à Jean-Antoine Moins. Leurs scores n'ont pas tellement bougé six ans plus tard, mais la petite différence change tout puisque le maire sortant n'atteint pas les 50%. Avec 48,01% des suffrages, il lui a manqué 144 voix pour passer dès le premier tour. 

Ce qui a permis à ses opposant de rebattre les cartes avant le second tour. Jean-Antoine Moins (LR) a fusionné sa liste avec celle de Catherine Amalric (LREM). Ils conduisaient deux listes ouvertes, étiquetées respectivement divers droite et divers centre. Leur rapprochement était en discussion depuis mars, il s'est concrétisé au début du mois juste avant le dépôt des candidatures avec une liste baptisée "Aurillac autrement". A eux deux, ils représentent quasiment 52% des voix du premier tour (42,35% pour Jean-Antoine Moins et 9,64% pour Catherine Amalric). 

Pronostic difficile

Ils sont donc en mesure de faire basculer la mairie d'Aurillac à droite pour la première fois depuis 43 ans et l'élection de René Souchon. Mais rien ne dit que le report des voix respectera cette logique purement mathématique. Car cette fusion fait polémique. Plusieurs soutiens locaux se sont désolidarisés de Catherine Amalric. Sa personnalité divise: membre du Mouvement Radical et élue avec la majorité sortante il y a six ans (elle était adjointe à la culture jusqu'à l'été dernier), candidate sur la liste LREM aux européennes de 2019 et aujourd'hui alliée à la droite.

Le seul point d'accord des deux candidats, c'est que cette élection sera serrée. Pour Jean-Antoine Moins: "c'est un match palpitant. Ça va être à quelques voix donc j'appelle ceux qui veulent le changement, ceux qui veulent une autre politique, un autre projet, je les appelle à aller voter". Pierre Mathonier lance le même appel aux abstentionnistes: "je pense que toutes les voix vont compter, que la participation sera plus forte qu'au premier tour mais pas nécessairement très forte. Aujourd'hui on a besoin de tout le monde pour assurer cette victoire"

Le maire sortant est très critique envers cette fusion qui menace sa majorité. Pour Pierre Mathonier, le seul projet politique cohérent est le sien et non pas celui de deux candidats qui étaient adversaires au premier tour. Il craint également que cela ne fasse le jeu des extrêmes alors que le rejet de la politique est fort. 

A Aurillac, comme ailleurs, l'abstention a été importante en mars dernier (54,23%), la crise sanitaire est réputée profiter aux équipes en place pendant le confinement, autant d'éléments qui rendent très incertain ce second tour. 

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