Politique

Municipales à Besançon : il y aura une triangulaire au second tour

Par Blandine Costentin, France Bleu Besançon lundi 24 mars 2014 à 0:13

JL Fousseret et Christelle Caillot en studio
JL Fousseret et Christelle Caillot en studio © Radio France - Copie d'écran d'une vidéo de Sophie Cambra

Le maire sortant socialiste Jean-Louis Fousseret arrive en tête du premier tour des élections municipales à Besançon, avec 33,63% des voix. Il aura deux adversaires face à lui : la tête de liste UMP Jacques Grosperrin (31,64% des suffrages) et Philippe Mougin pour le FN (11,76%).

Comme on pouvait s'y attendre et comme les sondages l'annonçaient, le maire socialiste de Besançon Jean-Louis Fousseret ne réédite pas la performance de 2008 : une réélection au premier tour des municipales. C'est même une triangulaire qui l'attend. Avec ses 33,63% des voix, la tête de liste PS-EELV-PC affrontera Jacques Grosperrin pour l'UMP, l'UDI et le MoDem et le frontiste Philippe Mougin.

Jean-Louis Fousseret : "le contexte régional et national est difficile"

Jean-Louis Fousseret se dit tout de même "satisfait " de son résultat : il limite la casse alors qu'il avait comme concurrents à gauche deux listes dissidentes, plus celle du Front de gauche. Jean-Louis Fousseret souffle, d'autant, reconnaît-il, "que le contexte régional et national est difficile ". Pour le maire socialiste, le résultat du FN vient d'une "désespérance du peuple de gauche. Il y a dans les quartiers des personnes qui se plaignent de la sécurité. Nous devons être toujours aussi présents et à l’écoute des habitants de cette ville, car notre bilan est bon ".

Le FN, justement, se retrouve pour la première fois au second tour des élections municipales à Besançon (en 2008, il n'y avait pas eu de candidat FN). Pour sa tête de liste Philippe Mougin , c'est signe que "le peuple commence à ouvrir les yeux : quand on voit tout ce qui se passe au niveau national "…

Jacques Grosperrin : "nous sommes en capacité de gagner"

Le candidat de la droite, Jacques Grosperrin se veut optimiste : "nous sommes en capacité de gagner. Le système est fatigué, usé, il faut changer ". "Une précarité s’est mise en place de manière très fort e", ajoute-t-il, "ce qui explique peut être aussi le résultat du FN ".

Le centriste Jean-François Humber t n'a pas réagi aux 4% des voix qu'il a recueillies. Jacques Grosperrin ne doute "à aucun moment qu'il appellera (ses) électeurs à venir nous soutenir ". Jacques Grosperrin peut aussi compter sur le soutien -à titre personnel- du jeune candidat Ismaël Boudjekada , mais celui-ci n'a recueilli que 0,73% des suffrages... 

Quant à Franck Monneur , dissident de la majorité sortante, sa liste obtient un score surprise de 6,22%. "Très satisfait ", il explique qu'il va, pour une éventuelle consigne pour le second tour, "discuter avec (ses) 55 colistiers. C’est le projet et le programme qui sont prioritaires dans toute discussion. Nous sommes une liste citoyenne sans parti politique ".

Et Emmanuel Girod , tête de liste du Front de gauche, qui obtient 7,12% des suffrages, il va "prendre le temps de la réflexion ".