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Municipales : un nouveau cycle Bianchi pour Clermont-Ferrand ?

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Le premier tour a donné un net avantage à la liste de la majorité sortante. Le second tour prendra la forme d'une triangulaire, avec une fusion qui a réveillé une campagne assez terne.

Les trois candidats clermontois
Les trois candidats clermontois © Radio France - Emmanuel Moreau

La mairie de Clermont-Ferrand n'est pas facile d'accès. Elle est enclavée dans les petites rues de la vieille ville et il faut grimper des volées de marches pour accéder au patio qui dessert le bâtiment. Une citadelle qui semble imprenable pour la droite; Valéry Giscard d'Estaing lui même s'y est cassé les dents en 1995. Et les résultats du premier tour du 15 mars dernier laissent à penser que ce n'est pas encore cette fois que les socialistes seront battus avec un score de 38,09% des voix le 15 mars dernier.

Olivier Bianchi est socialiste mais conduit une liste de gauche plurielle qui a reçu le soutien de sept partis (PS, EELV, PC, Génération-s, PRG, Place Publique et Nouvelle Donne). Rien de vraiment neuf, le maire sortant dirige la ville depuis 2014 avec cette majorité de gauche plurielle et mise sur l'expérience: "vous allez choisir l'homme ou la femme qui va devoir gérer pour six ans l'avenir de ce territoire, de cette ville". Ce qui a changé, c'est que cette année il n'a pas fusionné au second tour, ce qu'il avait fait en 2014 avec Alain Laffont, qui portait la double étiquette Parti de Gauche et Gauche Anticapitaliste. Une alliance de circonstance face à une droite qui avait le vent en poupe, au point de l'emporter dans plusieurs villes de gauche de l'agglomération.

La droite en retrait

Pendant six ans, les Insoumis ont formé un groupe résolument d'opposition et sont toujours aussi critiques envers la majorité. Marianne Maximi, qui a repris le flambeau d'Alain Laffont, a obtenu 12,31% des voix au premier tour. "On n'est pas des professionnels. Moi j'ai un travail, tout le confinement j'étais au boulot... Le fait que je sois une jeune femme c'est aussi un changement dans un paysage politique souvent très masculin". La tête de liste FI pourra probablement compter sur un report partiel des 6,30% de la liste de gauche conduite par Philippe Fasquel pour améliorer son résultat. 

A droite, Jean-Pierre Brenas, tête de liste LR, rêvait de conquérir la mairie en comptant sur l'usure d'une gestion socialiste. Son argument du changement nécessaire après 75 ans à gauche n'a, semble-t-il, pas réussi à convaincre les électeurs. Il a obtenu 20,74% des suffrages. Et encore, Jean-Pierre Brenas avait fait alliance avec le Modem Michel Fanget pour former une liste de la droite et du centre. A eux deux, ils font moins que les presque 25% obtenus par Jean-Pierre Brenas seul en 2014.

Le tandem Brenas-Faidy, le fait principal du second tour

Le Républicain a donc fusionné avec le candidat LREM, Eric Faidy. Ce novice en politique a obtenu 15,54% des voix, un score correct mais loin des espoirs du début de campagne. Les deux hommes ont attendu le dernier moment pour annoncer leur alliance, dans la crainte d'une fusion entre Olivier Bianchi et Marianne Maximi. Jean-Pierre Brenas et Eric Faidy totalisent un peu plus de 36% des voix au premier tour. Ce n'est pas très loin mais encore derrière le résultat d'Olivier Bianchi. Pourtant selon Jean-Pierre Brenas, cette fois c'est la bonne: "je crois que les planètes sont alignées dans la mesure où pour la première fois, la droite, le centre et bien au-delà sont rassemblés et la gauche est divisée".

Une fusion est un peu un quitte ou double, tout dépend de la dynamique qui l'accompagne. Si elle est comprise et logique, elle peut attirer de nouveaux électeurs entre les deux tours. Dans le cas contraire, le risque de déperdition est réel. Les deux candidats se sont éloignés de leur parti: Jean-Pierre Brenas a décidé de se mettre en retrait des Républicains le temps de la campagne alors que LREM a retiré son investiture à Eric Faidy. Certains de ses colistiers du premier tour ont même dénoncé cette alliance, appelant à voter blanc ou contre. 

Encore de nombreuses inconnues

Outre l'incertitude de la fusion, il existe encore de nombreuses questions qui ne seront tranchées que dans les urnes. D'abord l'attitude des électeurs qui ont voté pour des listes qui ne sont pas présentes au second tour. Report vers une autre liste, c'est envisageable, on l'a vu plus haut, pour la liste DVG de Philippe Fasquel. Un report est moins évident pour les électeurs de Lutte Ouvrière (1,6%) et incertain pour ceux qui ont voté pour le Rassemblement National (5,6%). 

Enfin l'inconnue la plus importante est celle de l'abstention. Elle avait été énorme au premier tour (67,37%), crise sanitaire oblige. Est-ce que les deux électeurs sur trois qui ne sont pas venus voter feront le déplacement cette fois? Est ce qu'ils sont plus favorables à un camp qu'à un autre ? Ou bien est-ce que cela ne fera finalement pas bouger les lignes après un premier tour qui a démontré que Clermont-Ferrand restait une ville de gauche?

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