Politique

Municipales : comment les candidats icaunais sont-ils remboursés ?

Par Thibaut Mougin, France Bleu Auxerre mardi 25 février 2014 à 20:27

Christian Chaton, le maire d'Escamps
Christian Chaton, le maire d'Escamps © Radio France - Thibaut Mougin

Dans chaque élection, on a coutume de dire que l'argent est le nerf de la guerre. Pour les municipales, beaucoup de candidats doivent engager des fonds propres pour tracter ou faire des meetings. Mais tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. Entre petites communes et communes moyennes, les règles de remboursement changent. Dans tous les cas, ils doivent rendre des comptes.

Une même élection, mais des calculs différents . Pour les élections municipales, les candidats doivent penser à leurs dépenses. Pour l'occasion, l'État va débourser 128 millions d'euros pour rembourser les frais de campagne.

Escamps, village de 874 habitants dans l'Auxerrois

Dans ce bourg en dessous des 1.000 habitants, l'État ne rembousera pas un seul centime. C'est la règle. Tous les frais seront à la charge des colistiers. Christian Chaton, maire depuis 1989 rempile pour un cinquième mandat. Chez lui, le budget sera optimisé : une seule réunion et une simple profession de foi déposée dans les boîtes aux lettres. Coût estimé : 200 à 300 euros. La somme sera payée sans doute par le maire et les adjoints en piochant dans leurs indemnités respectives.

"On peut se permettre quand on est maire de donner 20 ou 30 euros"

Diges, 1.100 habitants dans l'Auxerrois

**** Ici, les règles changent. Au dessus de la barre des 1.000 habitants, l'État rembourse les frais d'impression des tracts, mais ne prendra pas en charge les frais de distribution. La seule liste ouverte a choisi de signer un contrat avec la poste pour être sur que chaque foyer puisse recevoir le papier dans sa boîte aux lettres. La distribution va coüter 200 euros. Tout le monde devra donner quelques euros.

Auxerre, 35.534 habitants, capitale du département Dans les villes de plus de 9.000 habitants, la Commission des comptes fixe un plafond, à ne pas dépasser. Ici, le maire sortant peut dépenser au maximum 67.334 euros. L'État ne remboursera que 31.989 euros (soit 47,5% du plafond officiel). Guy Férez, le maire sortant a contracté un prêt personnel qu'il devra rembourser avec des intérêts. Le candidat a nommé une mandataire financière. Son rôle : veiller à la bonne santé des comptes. Toutes les factures et les devis seront épluchées par la Commission nationale des comptes de campagne pendant l'été 2014. C'est elle, qui validera officiellement la comptabilité.