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Municipales : dans certains villages des Pyrénées, difficile de trouver des candidats

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Par , France Bleu Occitanie

Heure limite 18h ce jeudi pour déposer les candidatures pour les prochaines élections. Dans certaines communes, les listes se sont montées très facilement. Dans d'autres, trouver un successeur au maire sortant, parfois installé depuis longtemps, a été difficile. Exemple dans les Hautes-Pyrénées.

Odile Sabatier et René Marrot, la future maire, et le sortant, devant la mairie d'Izaourt (Hautes-Pyrénées).
Odile Sabatier et René Marrot, la future maire, et le sortant, devant la mairie d'Izaourt (Hautes-Pyrénées). © Radio France - Mathieu Ferri

Ce jeudi 27 février, à 18h, il sera trop tard. Les préfectures n'accepteront plus les candidatures pour les prochaines élections municipales, les 15 et 22 mars. Dans certaines villes, les candidats sont nombreux, comme à Cahors (Lot), avec six listes, ou à Pamiers (Ariège), où cinq formations vont d'affronter. Mais dans les petits villages, il est parfois bien difficile de monter ne serait-ce qu'une seule liste.

A Izaourt, à la frontière des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Garonne, le maire René Marrot ne se représente pas. Il dirigeait ce village de 250 habitants, dans la vallée de la Barousse, depuis 1977. Les habitants étaient peut-être tellement habitués à le voir à la mairie depuis 43 ans qu'ils ne se sont pas bousculés pour prendre sa succession.

Même si l'élu explique que "la nature a horreur du vide", et qu"il ne se faisait "pas trop de souci", il a tout de même dû distribuer un courrier dans les boîtes aux lettres, et organiser une réunion publique en fin d'année dernière pour essayer de trouver des volontaires à l'élection. "Pour les inciter à s'engager dans cette charge qui n'en est pas une, il faut le faire avec tout son cœur et son enthousiasme. C'est très valorisant", explique René Marrot.

"C'est un gros travail, une grosse responsabilité"

Peu de volontaires

Mais l'enthousiasme, il n'a pas été flagrant. Puis finalement, au bout de quelques semaines, Odile Sabatier a dit oui, pour être tête de liste. Elle est troisième adjointe aujourd'hui, et sera forcément maire demain, car il n'y a qu'une liste candidate. Mais s'engager, ça ne s'est pas fait comme ça. "Parce que c'est compliqué", explique la septuagénaire : "nous avons une bonne situation à Izaourt, mais c'est un gros travail, et une grosse responsabilité".

Reportage à Izaourt (Hautes-Pyrénées)

Peu de volontaires, mais si Odile Sabatier s'est lancée, c'est parce qu'une partie de l'équipe du maire sortant sera au soutien derrière elle. Quant à René Marrot, il sera toujours là si besoin : "ils savent que je serai là pour leur apporter des conseils. Mais je ne serai pas quelqu'un qui sera présent, je prends ma retraite. Je serai là si on me demande, mais sinon je m'abstiendrai de tout commentaire".

Mais la future maire Odile Sabatier ne souhaite pas forcément s'éterniser à ce poste. A 71 ans, elle espère que ce mandat sera l'occasion de trouver un volontaire plus jeune, pour prendre la suite dans six ans, en 2026.

A Malvezie, le maire repart, faute de successeur

A une dizaine de kilomètres d'Izaourt, à Malvezie (Haute-Garonne), le maire Daniel Sarraute aurait lui aussi voulu laisser la main, après un seul mandat. Mais à 52 ans, il n'a trouvé personne pour le remplacer, dans ce village du Comminges de 125 habitants, au pied du col des Ares. Ce professeur des écoles en activité est donc candidat de nouveau, avec son équipe : "on a laissé un peu venir... On a annoncé qu'on arrêtait, et on espérait que des gens se proposent. Mais en fait personne n'a bougé, c'est dommage. Du coup, on repart".

"Personne n'a bougé, c'est dommage"

"C'est un peu regrettable qu'il n'y ait pas plus d'élan pour la chose publique. On a du mal à mobiliser" juge le quinquagénaire, qui se dit "fatigué" avec son équipe, qui "a beaucoup travaillé, et s'est beaucoup investi" pendant six ans. Ces maires de petits villages ont parfois l'impression d'être "le couillon de service", qui fait le travail que personne ne veut faire.

Daniel Sarraute, le maire de Malvezie (Haute-Garonne)

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