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Municipales dans l'agglomération grenobloise : ces communes qui basculent et changent la carte politique

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Par , France Bleu Isère

Meylan qui bascule à gauche, un maire écologiste à Saint-Egrève et Vizille, le bastion communiste de Fontaine qui tombe, les cartes sont rebattues dans l'agglomération grenobloise pour l'élection du président de la Métropole.

Vue de l'agglomération grenobloise depuis la Bastille
Vue de l'agglomération grenobloise depuis la Bastille © Radio France - Antonin Kermen

A l'échelle nationale, le second tour des municipales est marqué par une abstention record et une vague verte inédite : elle déferle sur Marseille, Lyon, Strasbourg, Bordeaux mais aussi Tours, Besançon, Poitiers, Annecy. A Paris, Anne Hidalgo a été réélue en faisant alliance avec les écologistes. 

Éric Piolle n'est donc plus le seul maire écologiste élu dans une grande ville en France. Largement ré-élu au deuxième tour, il avait dès le 15 mars une confortable avance qui enlevait tout suspens à l'élection de ce dimanche 28 juin à Grenoble. 

Gagnant surprise du scrutin de 2014, il n'avait pas montré d'ambition pour la présidence de la communauté d'agglomération d'alors. Surtout qu'une règle tacite voulait qu'un élu de la ville-centre ne prenne pas le fauteuil de président. Christophe Ferrari, maire divers gauche du Pont-de-Claix a donc pris la tête de l'intercommunalité  qui est devenue une métropole en 2015 en réunissant 49 communes au total.

Les résultats des élections municipales de 2020 rebattent les cartes

Fort de sa confortable ré-élection, et de l'indéniable poussée verte dans tout le pays, Eric Piolle ne cache plus maintenant qu'il a son candidat grenoblois pour la future élection à venir. Il verrait bien Yann Mongaburu,  le troisième de sa liste (et président du SMMAG, le syndicat mixte des transports en commun de l'agglomération) prendre la tête d'une majorité écologiste à la Métropole. 

"Yann Mongaburu est effectivement notre candidat aujourd'hui", confirme clairement le maire de Grenoble. "Nous travaillons avec l'ensemble des communes , quelque soit leur taille à construire une majorité qui soit clairement citoyenne, écologiste, de gauche et rurale". 

"Yann Mongaburu est effectivement notre candidat aujourd'hui" - Eric Piolle, maire de Grenoble

Quand on l'interroge sur une éventuelle reconduction de son alliance passée avec Christophe Ferrari, Eric Piolle répond sans détour : "J'ai soutenu Christophe Ferrari, on est proches et on est amis. On est proches politiquement. Mais c'est une nouvelle page s'ouvre. Il faut amplifier les transitions et je pense que Yann Mongaburu est le plus à même pour amplifier les transitions quant on voit comment ça bouge un peu partout dans la Métropole"

"Nous étions singuliers, nous allons construire un réseau avec tous les maires progressistes" - Eric Piolle, maire de Grenoble

"Et puis", ajoute le maire réélu, "nous aurons besoin de porter haut la voix de Grenoble. Nous étions singuliers, avec des facilités pour travailler avec le gouvernement dans le mandat qui vient de s'achever. Mais nous allons maintenant construire un réseau avec Anne Hidalgo avec tous ces maires progressistes.  Et c'est important que la Métropole de Grenoble soit en capacité de porter ce message". 

Deux communes de l'agglomération verdissent

Les résultats du deuxième tour vont peser dans cette probable recomposition. La commune de Saint-Egrève est devenue verte à l'issue du deuxième tour. Laurent Amadieu s'est imposé avec presque 60 % des voix à la tête d'une liste écologiste et divers gauche. Éric Piolle voit aussi d'un bon œil l'élection de Catherine Troton (divers gauche) avec 44,46 % des voix à Vizille

Meylan bascule à gauche, Fontaine n'est plus communiste

A Meylan, avec 53,75 % des suffrages, Philippe Cardin, ex-PS soutenu par les écologistes fait basculer à gauche cette commune ancrée à droite depuis près de 20 ans.  Le dernier mandat a vu se succéder 3 maires,  et a valu à Meylan une mise sous contrôle du Préfet pour absence de majorité au moment de voter le budget. 

Autre bascule dans l'agglomération grenobloise, celle de Fontaine, bastion communiste pendant 75 ans, qui voit l'élection d'une liste conduite par Franck Longo (Modem). Sa fusion entre les deux tours avec l'ex socialiste Laurent Thoviste lui permet de recueillir 61.34% des voix et de battre le maire sortant PC Jean-Paul Trovero (38.66%).  En revanche, à Echirolles, le maire sortant communiste Renzo Sulli a été ré-élu au 2è tour; comme l'autre maire communiste de l'agglomération David Queiros reconduit dès le premier tour à Saint-Martin-d'Hères. Ce sont désormais les dernières communes de ce que l'on appelait autrefois "la ceinture rouge de Grenoble" à résister. 

A Sassenage, Christian Coigné sauve son fauteuil grâce à un regain de participation

A Sassenage, le maire sortant de centre droit (UDI) était en ballottage défavorable après le premier tour. Christian Coigné, élu depuis 2001,  a pourtant été élu avec plus de 52 % des suffrages. Il bat le socialiste Yannick Belle, qui allié aux écologistes semblait en mesure de prendre la commune. Mais Sassenage se comporte à l'opposé des autres communes de l'agglomération où la gauche et les écologistes ont gagné des mairies en s'unissant. Ici, Christian Coigné garde son fauteuil, en parti grâce à une forte progression de la participation qui est passée de 48% au premier tour à presque 63 %. Une progression également à contre-courant de ce qu'on a pu constaté ailleurs, dans la plupart des communes, c'est l'abstention qui a progressé entre les deux tours.

L'élection du président de la métropole, le troisième tour des municipales

Il est encore trop tôt pour deviner comment vont se répartir toutes les voix des nouveaux élus des conseils municipaux de la Métropole, mais on sait déjà que les écologistes y pèseront plus lourds, et que la droite y sera moins représentée après la bascule de Meylan et l'élection du divers gauche Guillaume Lissy à Seyssinet-Pariset. 

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