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Politique

Municipales dans l'Hérault : où sont les gilets jaunes dans la campagne électorale ?

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Par , France Bleu Hérault

Jusqu'aux élections municipales de mars 2020, France Bleu Hérault développe et analyse chaque lundi l'un des enjeux du scrutin. Deuxième volet : les gilets jaunes. Ont-ils, malgré leur défiance face au système, trouvé une place dans ce scrutin ?

Les élections municipales étaient un point à l'ordre du jour de la 4ème assemblée des assemblées en novembre 2019 à Montpellier
Les élections municipales étaient un point à l'ordre du jour de la 4ème assemblée des assemblées en novembre 2019 à Montpellier © Maxppp - Michaël Esdourrubailh

Hérault, France

Mouvement hors parti, anti-système, les actions des gilets jaunes ont rythmé la vie du pays pendant plus d'un an, mais quelle place vont-ils trouver à présent dans ces élections municipales ? Il n'y aura certes pas de liste estampillée "gilets jaunes" dans l'Hérault. En revanche, une partie des militants compte bien faire entendre la voix des ronds-points dans les urnes en mars prochain et peser sur les débats. 

Démarché par LFI et le RN

Plusieurs partis traditionnels ont tenté une récupération du mouvement, en proposant à des figures d'intégrer leur liste. C’est le cas d’Yvan Borysewic, gilet jaune de la première heure, gravement blessé au visage par un tir de LBD à Montpellier il y a un an. "On est venu me démarcher : la France Insoumise et le Rassemblement national, deux opposés...

Refus catégorique de sa part. "Ils essaient de profiter du mouvement et des revendications pour les inclure dans leur programme. Je combats ce système politique. Je ne me vois pas intégrer un groupe pour essayer de faire changer les choses. Je n'y crois pas."

"Ce n'est pas un mouvement qui produit de la représentation." (Emmanuel Négrier, politologue)

Le mouvement est-il compatible dans ce cas avec les élections traditionnelles, même locales ? La réponse du politologue Emmanuel Négrier sur ce point est clair : c’est non, pas en l’état. "Ce n'est pas un mouvement qui produit de la représentation. Les gilets jaunes ont en général dézingué le moindre représentant qui se réclamait d'eux. Il peut y avoir des légitimités locales. Mais je ne crois pas que des listes GJ à l'échelle d'une commune de 3.000 habitants aient un sens.

Comment être entendu sans se fourvoyer ?

Ce qui ne veut pas dire que leur voix est absente du débat. Une partie des militants qui acceptent de composer avec le système en place, ont engagé une réflexion en profondeur...  

"Ces gens, on va les retrouver, mais sous une forme inattendue, explique Christophe Chapuis, l’un des coordinateurs du mouvement à Montpellier. Ils vont se rapprocher de listes citoyennes pour porter leurs idées."

Et quel avenir pour l'autre partie, celle qui se refuse au jeu politique ? "Eux vont plutôt faire du contrôle citoyen, explique-t-il. Ce serait un piège de vouloir unifier des listes. On n'est pas là pour faire émerger des personnalités, mais pour des solutions au quotidien." Lui-même revendique son abstentionnisme, mais se refuse à être dépossédé du débat républicain.

"On sort de l’enfance politique. On se structure petit à petit." (Christophe Chapuis, l’un des coordinateurs du mouvement à Montpellier)

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