Politique

Municipales : en Bretagne, huit têtes de listes sur dix sont des hommes

Par Jean Saint-Marc, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel vendredi 7 mars 2014 à 18:15 Mis à jour le vendredi 7 mars 2014 à 21:32

Dans les communes de plus de 1.000 habitants des quatre départements bretons, seuls 16% des candidats sont des femmes. En effet la loi sur la parité ne concerne que les futurs conseillers municipaux, pas les têtes de liste.

Les élections municipales des 23 et 30 mars n'y changeront (presque) rien. Aujourd'hui en France, seuls 14% des maires sont des femmes. Pour les élections municipales en Bretagne, 16% des têtes de listes dans les communes de plus de 1.000 habitants sont candidates. Même si elles étaient toutes élues le 30 mars, il n'y aura donc pas beaucoup plus de femmes maires en 2014 qu'il n'y en avait en 2008.

Pourtant cette année, la loi sur la parité s'applique à partir du seuil de 1.000 habitants, alors qu'en 2008 elle ne concernait que les communes de plus de 3.500 habitants. Mais cette disposition, qui impose une alternance homme / femme, ne concerne que les conseillers municipaux... Pas les futurs maires.

"Il faut du temps pour que les choses évoluent !", Annick Morvan

Pour Annick Morvan , déléguée régionale aux droits des femmes, c'est bien la preuve qu'en l'absence de contrainte, la situation des femmes en politique n'évolue pas : "c'est dommage qu'on soit obligé d'imposer mais si on ne le fait pas, on n'arrivera jamais à rééquilibrer la place des hommes et des femmes en politique" .

Elle est toutefois optimiste : "il faut se souvenir que jusqu'en 1944 les femmes en France ne votaient pas... En soixante dix ans, un grand chemin a été parcouru. Il faut du temps pour que les choses évoluent !"

"Quand il faut passer des paroles aux actes... La place se déserte", Agnès Le Brun

Le secrétaire fédéral du PS dans le Finistère Marc Coatanea voit le verre à moitié plein : 

"On progresse. Je prends le pari qu'en 2020, il y aura plus de femmes têtes de liste" affirme Marc Coatanea

Agnès Le Brun , secrétaire départementale de l'UMP, pense au contraire que les formations politiques, de droite comme de gauche, ne font pas assez d'efforts : 

"Dans tous les partis, quand il faut passer des paroles aux actes... La place se déserte" : Agnès Le Brun