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Municipales en Île-de-France : la crise sanitaire bouscule le scrutin et devrait favoriser l'abstention

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Par , France Bleu Paris

A deux jours du second tour des élections municipales dans 238 communes franciliennes attendant encore de désigner leur prochain maire, Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique chez Ipsos Steria, prévoit une "très forte abstention". A Paris, Anne Hidalgo est la "très grande favorite".

Municipales à Paris (illustration)
Municipales à Paris (illustration) © Maxppp - Aurélien Morissard

Invité de France Bleu Paris ce vendredi matin, à deux jours du second tour des élections municipales dans 238 communes franciliennes attendant encore de désigner leur prochain maire, Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique chez Ipsos Steria, prévoit une "très forte abstention", alors que dans la région "plusieurs points chauds" seront à surveiller dimanche. A Paris, les jeux semblent faits.

La crise sanitaire risque de favoriser l'abstention

"La spécificité de ces élections municipales, c'est que dès avant le coronavirus, dans la campagne du premier tour, on s'était rendu compte, et c'était particulièrement fort en Île-de-France, à Paris et dans l'agglomération parisienne, que des problèmes tels que la propreté, la sécurité étaient vraiment au cœur des attentes des administrés", explique Stéphane Zumsteeg, pour qui la crise sanitaire a modifié la dynamique électorale.

"Evidemment, le Covid a tout changé", juge Stéphane Zumsteeg. "Cela a eu des impacts sur l'abstention, évidemment. qui s'est établie à un niveau record le 15 mars dernier. La crise du Covid et l'action qu'a dû entreprendre un maire dans sa commune a probablement joué en sa faveur, et je pense qu'on aura quand même l'occasion d'assister, comme souvent, à une reconduction d'un certain nombre d'élus. Cela leur a donné une exposition. Maintenant, il y a un élément dont il faut tenir compte que l'abstention était très forte, anormalement forte. Il n'y a aucune raison qu'elle soit en baisse dimanche prochain. Donc, même si la population a noté que son maire sortant avait travaillé, fait le dans le cadre de cette crise, je ne suis pas sûr que cela se traduise électoralement", explique-t-il.

A Paris, Anne Hidalgo très en avance

"C'est la très très grande favorite de ce scrutin à Paris", résume le directeur du département politique chez Ipsos Steria. "Sur la base des résultats du premier tour, du rapport de forces de gauche-droite, sur le fait qu'elle a réussi à s'allier aucun problème avec les Verts, et compte tenu du fait qu'elle est arrivée en tête 9 arrondissements sur 17, on imagine mal comment elle pourrait perdre dimanche prochain", précise-t-il.

Il y a eu une vraie vraie incompréhension entre [Agnès Buzyn] et l'opinion. Elle n'a pas réussi à faire passer l'idée que le choix de laisser son poste de ministre de la Santé en pleine crise était véritablement sincère. - Stéphane Zumsteeg

Pour LREM, "c'est la fin long chemin de croix", estime Stéphane Zumsteeg. Le choix d'Agnès Buzyn était plutôt "bon, dans le sens où cé'tait une personnalité appréciée de l'opinion". "Mais dès le début de sa campagne, il y a eu une vraie vraie incompréhension entre elle et l'opinion. Elle n'a pas réussi à faire passer l'idée que le choix de laisser son poste de ministre de la Santé en pleine crise était véritablement sincère et n'avait pas été imposé par l'Elysée."

Des "points chauds" dans la région

Il y a toute une série de "points chauds", de "villes vedettes", selon Stéhane Zumsteeg. Dans l'ancienne "ceinture rouge", "il y a un certain nombre de duels, notamment entre les communistes et les socialistes dans des grandes villes, voire des très grandes villes", explique-t-il. 

Il y a toute une série de grandes villes où le Parti communiste joue sa survie. - Stéphane Zumsteeg

"Quand on regarde ce qui pourrait se passer à Champigny-sur-Marne, la ville historique de Georges Marchais pourrait passer à droite. Il y a Saint-Denis, avec plus 100 000 habitants où les socialistes pourraient l'emporter face au sortant communiste. Donc, oui, il y a toute une série de très grandes villes, en tout cas très peuplées, où le Parti communiste, notamment, joue sa survie."

Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique chez Ipsos Steria

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