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Municipales en Isère : "l'unité à gauche paye, mais avec un leadership des Verts et plus du PS" (Olivier Ihl)

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Par , , France Bleu Isère

Le politologue Olivier Ihl revient sur les enseignements du scrutin municipal à Grenoble, en Isère et la vague verte qui a touché hier de nombreuses grandes villes comme Lyon, Strasbourg ou Bordeaux. Quelle est la place d'Éric Piolle dans ce nouveau paysage ? Olivier Ihl répond à Nicolas Crozel.

Olivier Ihl, analysons Grenoble d'abord. Piolle sans surprise, mais Piolle très fort.

Oui, avec une majorité absolue au second tour, il réussit son pari et il convainc que son bilan est apprécié par les grenoblois. Et suffisamment pour être reconduit pour un 2e mandat. Aujourd'hui, les villes de plus de 100.000 habitants sont désormais le lot commun d'une victoire des Verts, dans le cadre d'un rassemblement à gauche tout de même, l'unité à gauche paye, et notamment du fait d'un leadership désormais des Verts et non plus du PS ou de la LFI et on voit bien que c'est un modèle qui plait aux électeurs, au moins dans un cadre municipal.

Éric Piolle présidentiable ?

Ce sont des bruits qui peuvent s'entendre et se comprendre. Il représente au fond un ancrage de l'écologie à gauche, une expérience de politique publique locale qui peut servir ailleurs, et dans le cadre des débats sur qui sera investi pour la présidentielle en 2022, c'est une hypothèse plausible.

Deux manières de voir l'écologie, aussi ?

C'est le clivage entre les sympathisants et les électeurs d'un côté, et les militants de l'autre, qui veulent une écologie plus marquée à gauche.

Avant la France, il y aura la métropole, enjeu aussi ?

Oui, la 11e métropole de France, avec un budget autour du milliard d'euro, c'est majeur. Les politiques publiques sont principalement conduites à partir de là. Ce sera un débat, mais un débat serré. Parmi les 49 maires de la grande métropole, tout ne sera pas simple. Tout ne répondra pas à des logiques partisanes. Il y aura aussi des dynamiques proprement sociologiques, des petites tractations.

Dans ce paysage politique, il faudra compter avec Alain Carignon ?

Oui, il réussit une partie de son pari, qui est de revenir et de s'imposer comme le leader de l'opposition à Grenoble. Évidemment, ce n'est pas la victoire qu'il souhaitait. Un peu plus de 20% (23) c'est un score honorable pour quelqu'un qui n'avait pas à droite de véritable concurrent, à part La République en Marche.

La ceinture rouge pâlit et Fontaine qui tombe, c'est notable ?

Complètement, c'était une ville dominé par les communistes depuis plus de 70 ans, avec un maire qui atteignait les 70 ans. C'est un phénomène de relève générationnelle qui s'appelle tout simplement la fin d'un cycle. A chaque scrutin municipal, une mairie communiste tombe dans l'agglomération.  

La République en Marche en local : pari raté ?

D'abord, c'est un échec évidemment d'implantation. Le scrutin ne lui était pas favorable, c'est un parti jeune, certes, ces arguments s'entendent, mais il faut néanmoins conclure à un échec puisque on le voit, s'il y aura des conseillers municipaux, il n'y aura aucun exécutif LREM en France.

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