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Coronavirus : reconfinement en France à partir de vendredi, jusqu'au 1er décembre

Municipales en Isère : un premier tour défavorable aux candidats LREM

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Par , France Bleu Isère

Le premier tour des élections municipales, ce dimanche 15 mars, n'a pas été favorable aux candidats de la majorité présidentielle en Isère. Aucun candidat n'est en capacité de prendre la tête d'une grande ville dans le département. Nous recevions ce matin Olivier Six, référent LREM en Isère.

Olivier Six rejoint Emilie Chalas, réconciliation chez LREM à Grenoble
Olivier Six rejoint Emilie Chalas, réconciliation chez LREM à Grenoble © Radio France - Nicolas Crozel

REECOUTEZ l'interview d'Olivier Six, référent La République en Marche en Isère.

France Bleu Isère : A Grenoble, Emilie Chalas est à 13,8%, loin derrière le score du maire sortant Eric Piolle qui est crédité de 46,7% des suffrages. Comment expliquer ces scores ? 

Olivier Six, référent La République en Marche en Isère : "Nous [le parti LREM, ndlr] n'existions pas il y a six ans et les conditions ont été extrêmement particulières car il y a un taux d'abstention énorme. Est-ce que ça a joué ou pas ? Ceux qui sont derrière diront toujours que ça a joué mais ça montre aussi la popularité de maires qui sont les personnalités politiques les plus ancrées et qui portent une bonne confiance. Effectivement, on a un mouvement qui est au pouvoir donc c'est toujours compliqué car on essaye de porter de politiques complexes et des réformes qui sont nécessaires."

Vous n'avez pas été aidés par le calendrier, le débat sur la réforme des retraites, puis le 49.3 pour y mettre un terme, ce n'était pas très porteur pour les municipales... 

"Pour moi il y a trois grandes manières de faire de la politique, soit on ne bouge pas, on fait de l'immobilisme c'est ce qu'on fait depuis trop d'années et qui nous a emmenés dans cette crise. Il y a le populisme qui trouve des solutions simples à des problèmes compliqués mais ils peuvent nous emmener dans le mur. Nous, nous proposons de nous mettre autour de la table, malgré nos visions différentes et des clivages entre nous."

Quelle suite pour Emilie Chalas ? Vers qui va-t-elle se tourner pour le second tour ?

"A Grenoble, comme sur le reste de la métropole, il y a une vraie opposition de projet. Il y a des gens qui considèrent que la seule solution qu'on a pour résoudre les problématiques sociétales et écologiques c'est de s'arrêter, de faire marche arrière et d'aller vers la décroissance. Je pense que cette décroissance amènera au déclin et à la régression pour tous, le problème c'est que c'est encore très peu palpable pour les électeurs. Le vrai fond de la décroissance du territoire qu'est en train de construire Eric Piolle n'est pas encore perceptible. Aujourd'hui on est encore sur un territoire relativement riche parce que nos prédécesseurs ont eu l'audace de le faire. 

Personne ne sait si le deuxième tour va avoir lieu. Dans beaucoup d’endroits, les gens n'osent même pas commencer à discuter parce que si le deuxième tour n'a pas lieu, que se passera-t-il ? Les discussions sont très difficiles à amorcer, à Grenoble, comme partout ailleurs."

Le macronisme sans Macron, ce n'est pas très lisible...

"On parle d'échec mais hier j'étais très content car beaucoup de marcheurs et militants en marche ont été élus mais n'étaient très souvent pas en tête de liste. Le mouvement est resté très uni, on a réussi à garder une cohésion. En Isère, il n'y a pas endroit où les militants et les marcheurs se sont tapés dessus. Malgré le fait qu'on pense différemment, on peut travailler ensemble et les problématiques d'ego doivent passer après l’intérêt général. J'ai beau être le référent du mouvement en Isère, je ne suis pas un chef de parti qui veut mettre des drapeaux au niveau des villes."

Un dernier mot sur l'épidémie de coronavirus : Vous êtes aussi chef d'entreprise, vous en avez deux. Comment vous préparez-vous à la suspension de vos activités ? 

"Les derniers jours ont été hyper tendus. C'est complexe car on a beaucoup de travail, des commandes à honorer, on a des employés qui restent chez eux. On se dit que dans quelques jours peut-être qu'on arrêtera tout et on se dit aussi qu'on doit sortir quasiment un million d'euros de salaires à la fin du mois et ce sont des problématiques très difficiles à résoudre. Dans les industries de la région, il y a une vraie volonté de travailler ensemble, de se battre et de se serrer les coudes.

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