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Municipales en Lozère : focus sur Saint-Chély-d'Apcher et Marvejols

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Par , France Bleu Gard Lozère

Terre de Cévennes vous emmène au nord de la Lozère. Sur ces terres rudes aux portes de l’Aubrac, Marvejols et Saint-Chély-d'Apcher sont les communes les plus peuplées du département derrière la ville de Mende.

Marvejols ville la plus endetter de Lozère et qui a vécu un moment dramatique en 2015 avec le suicide du maire sortant tenu responsable de la faillite
Marvejols ville la plus endetter de Lozère et qui a vécu un moment dramatique en 2015 avec le suicide du maire sortant tenu responsable de la faillite © Radio France - SAID MAKHLOUFI

Sur ces terres rudes aux portes de l’Aubrac, Marvejols et Saint-Chély-d'Apcher sont les communes les plus peuplées du département derrière la ville de Mende. Deux villes bordées par l’A75 et qui ont connu chacune des histoires mouvementées aux municipales. Saint-Chély-d'Apcher d’abord où l’un des candidats a retiré sa liste après des menaces de mort. Marvejols ensuite, ville la plus endettée de Lozère et qui a vécu un moment dramatique en 2015 avec le suicide du maire sortant tenu responsable de la faillite. 

Marvejols, une commune endettée marquée par le suicide de son maire

Cinq ans plus tard la ville est encore marquée par les événements et se relève petit à petit. Dans les rues du centre-ville, la pluie redouble d’intensité. Malgré le mauvais temps, Christine arbore un sourire lumineux. Elle a ouvert il y a six mois un restaurant spécialisé dans la vente à emporter de pâtes : "Les choses vont mieux à Marvejols, les gens ont retrouvé le moral. Des commerces s’ouvrent, il y a moi, la primeur, la librairie. Le centre-ville retrouve des couleurs". À quelques pas de là, Laurent tient un bureau de tabac. Lui, cela fait des années qu’il est là et il a remarqué les changements dans sa commune : "L’état d’esprit a changé, depuis deux ans, on a le sentiment que les habitants sont moins désespérés."

Le reportage de Said Makhloufi

À Marvejols, le désespoir est né en 2015. Cette année-là, la ville fait la une de l’actualité. Nous sommes le 1er juin 2015, la petite ville de Marvejols et ses 5.000 habitants sont sous le choc. Jean Roujon, ancien conseiller général, qui avait quitté la mairie en 2014 après 19 ans de mandat, a été retrouvé pendu dans l'ancienne usine de son père. Les habitants sont sous le choc après le suicide de Jean Roujon, l’ex-maire de cette commune de Lozère au bord du défaut de paiement. 

Accusé d'avoir plongé sa commune dans le rouge, l'ancien maire de Marvejols, dans le Gévaudan, a mis fin à ses jours. Jean Roujon, depuis 19 ans à la tête de Marvejols, n’aurait pas supporté le poids du soupçon. La nouvelle équipe municipale a en effet annoncé quelques jours avant à ses administrés la dette de 13 millions d'euros qui touche la deuxième ville de Lozère. Ce drame humain va laisser des traces, le maire élu Jean-François Deloustal démissionne quelques jours après le suicide de Jean Roujon. 

De nouvelles élections ont lieu, Marcel Merle est élu maire de Marvejols mais la commune est au régime sec. Sous tutelle elle coupe les subventions aux associations, réduit les frais d’entretien et ferme la piscine municipale.

Cinq ans plus tard, les efforts des habitants ont payé, souligne Marcel Merle : _"_La dette est passée de 2.400 euros à 1.900 par habitant. La dette baisse même si elle reste encore très forte pour une commune de 5.000 habitants".

Marvejols va un peu mieux, la dette est toujours là, mais l’état d’esprit à changé et les élections municipales qui se profilent donnent à chacun la possibilité d’espérer. L’espoir de retrouver un train de vie digne d’une grande ville de Lozère. Marcel Merle, pour des raisons personnelles, a décidé de ne pas se représenter. C’est l’un de ses adjoints Marc Moulis-Sudre qui prendra la tête de liste avec comme priorité réduisait la dette. Les finances et la sécurité seront les priorités de mon mandat si je suis élu.

Marc Moulis-Sudre avec Said Makhloufi

La sécurité, Patricia Brémond, conseillère départementale qui brigue elle aussi la mairie de Marvejols, en parle également : "La sécurité est un enjeu important pour nous, mais Marvejols n’est pas Chicago". La priorité de Patricia Brémond, le développement économique sans oublier la dette : "Je m’inscris dans la continuité du maire sortant."

Patricia Brémond avec Said Makhloufi

À Saint-Chély-d'Apcher, deux listes vont s’affronter, deux listes, mais il y aurait dû en avoir trois.
À Saint-Chély-d'Apcher, deux listes vont s’affronter, deux listes, mais il y aurait dû en avoir trois. © Radio France - SAID MAKHLOUFI

À Saint-Chély-d'Apcher, des menaces de mort sur un candidat à la mairie

À 30 km de Marvejols, la commune de Saint-Chély-d'Apcher. Dans cette ville de 4.000 habitants, la gendarmerie mène depuis plus d’un mois une enquête sur fond d’élection municipale. À Saint-Chély-d'Apcher, deux listes vont s’affronter, deux listes, mais il aurait dû y en avoir trois. 

Alain Cœur a jeté l’éponge au dernier moment. Sapeur-pompier pendant plus de 15 ans, Alain Coeur était l’actuel adjoint aux travaux du maire sortant. Son quotidien a basculé dès qu’il a annoncé son intention de briguer la mairie.

"J’ai reçu deux balles de 7.67 millimètres dans ma boîte aux lettres. Quelques jours plus tard, j’ai découvert un cercueil avec des menaces de mort."

Alain Coeur faisait partie de la majorité sortante. Adjoint aux travaux, il a travaillé pendant six ans au côté du maire Pierre Lafont, candidat à sa propre réélection et qui vise à 77 ans un quatrième mandat : "J’ai un programme sérieux, la motivation et je suis en pleine forme donc c’est naturellement que je suis candidat." 

Face à Pierre Lafont, Christine Hugon a décidé de monter sa liste. Conseillère départementale, Christine Hugon tente la mairie pour la première fois, contrairement à son adversaire : "Il a déjà fait trois mandats et il a 77 ans donc dans six ans, il en aura 83. Pierre Lafont doit passer à autre chose."

À 77 ans, Pierre Lafont n’est pas le candidat le plus âgé à se présenter en Lozère. Le plus expérimenté à 88 ans et les particularités de la Lozère sont multiples. À Sauveur-de-Ginestoux par exemple, il n’y a pas de candidat et c’est la seule commune de Lozère dans ce cas de figure. Mais la vraie particularité de la Lozère réside dans sa capacité de mobilisation lors d’échéances électorales. Le département affiche à chaque fois la plus forte participation du pays.

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