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Dossier : Municipales en Franche-Comté : les Carnets de campagne de France Bleu Belfort Montbéliard

Municipales dans le Doubs : Grand Charmont, commune dynamique mais pauvre

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Notre carnet de campagne nous emmène dans le Doubs à Grand Charmont, 5700 habitants, où la population progresse, en même temps que la commune s'appauvrit. En 2017, le maire sortant a décidé d'augmenter les impôts de 30 %. Une décision qui plombe la campagne des élections municipales aujourd'hui.

Le cœur du village de Grand-Charmont
Le cœur du village de Grand-Charmont © Radio France - Christophe Beck

Il y a un chiffre qui colle à la peau de cette campagne charmontaise des élections municipales et de l'équipe sortante. C'est le chiffre 30.  30 comme 30 % d'augmentation des impôts locaux votés en 2017 pour faire face à la baisse des ressources de la commune de Grand Charmont, qui figure à la 43ème position des villes les plus pauvres de sa catégorie.  

La mesure a été décidée juste après le départ du maire de l'époque Denis Sommer, élu député, qui a laissé les clefs de la commune à son premier adjoint Jean Paul Munnier. "Entre 2008 et 2018, sur un budget de fonctionnement de 4 millions d'€, on a perdu 466 000 € de dotations de l'état. Du coup, on est passé de la 75ème à la 46ème place des villes les plus pauvres de notre catégorie".

En 2017, Jean-Paul Munnier fait voter une augmentation des impôts de 30 %. "C'était pour moi la seule solution". 

Malgré cette augmentation, le taux de prélèvement à Grand-Charmont (416€/habitant) reste en dessous de la moyenne des villes de sa catégorie (488€).  Mais, le chiffre fait figure d'épouvantail dans cette campagne. "Avec le recul, on aurait pu augmenter les impôts année après année en fonction des baisses. Le résultat aurait été le même, mais moins douloureux pour les habitants", explique Jean Paul Munnier.  

Trois listes en compétition à Grand-Charmont
Trois listes en compétition à Grand-Charmont © Radio France - Christophe Beck

Principal adversaire de l'équipe Munnier, Ismaël Boudjékada, 25 ans, à la tête d'une liste étiquetée "solidaire, ambitieuse et écologique". Il estime que la ville aurait pu s'épargner plusieurs dépenses pour supporter cette baisse des dotations. "Cette augmentation est injustifiée car elle est la conséquence d'investissements hasardeux. Des chantiers prévus à 80 000 € qui ont coûtent plus de 200 000 €. La ferme Tissot qu'on achète 250 000 € et qu'on revend 1€ à Néolia. Grand Charmont est certes une commune pauvre, mais qui a du potentiel, si on la gère avec sérieux".   

"Il n'y avait pas d'autre solution que l'augmentation des impôts" explique Jean-Paul Munnier, le maire sortant

Troisième acteur de cette campagne, Christian Driano pour Lutte Ouvrière. Il aurait souhaité que la population tranche elle-même cette question des finances. "Il fallait présenter cette équation budgétaire aux citoyens. Et leur proposer de choisir la solution." 

Pour Jean Paul Munnier, il n'y avait pas d'alternative à l'augmentation des impôts. "Il n'y avait pas d'autre solution pour équilibrer le budget, parce qu'on a vendu tout ce qu'on pouvait vendre de notre patrimoine et on a serré tous les boulons possibles dans notre fonctionnement". 

A défaut d'avoir été associés à la décision d'augmenter les impôts, les charmontais pourront arbitrer ce débat financier dans les urnes dimanche prochain.

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