Politique

Municipales : Jacques Cresta, "invité du petit-déjeuner"

Par François David, France Bleu Roussillon lundi 3 mars 2014 à 11:21

Jacques Cresta sur France Bleu Roussillon
Jacques Cresta sur France Bleu Roussillon © Radio France

Chaque lundi, France Bleu Roussillon accueille pendant deux heures un candidat à la mairie de Perpignan. Pour la cinquième émission, le tirage au sort a désigné le candidat socialiste Jacques Cresta.

7h00 – Jacques Cresta pousse la porte de France Bleu Roussillon

Pas une seconde d’avance : Jacques Cresta arrive dans nos studios au moment même de la prise d’antenne. Veste grise, chemise blanche, pas de cravate. Le candidat socialiste arrive seul.

7h10 - Mais qui est donc Jacques Cresta ?

Ancien vice-président de la région, député de Perpignan, Jacques Cresta est dans le monde politique local depuis de nombreuses années. Mais il souffre encore d’un manque de notoriété, par rapport à ses principaux adversaires.

Cresta - qui est le candidat ?

7h17 – Cyrille Manière dresse le portrait du candidat

Où l’on apprend que Jacques Cresta est né à Alger, qu’il a été technicien-conseil à la Caisse d’allocation familiale, et qu’il voue un amour immodéré à sa femme depuis plus de 38 ans ...

Cresta - le portrait

7h23 - L’interrogatoire

Pendant trois minutes, Jacques Cresta est dans la peau d’un gardé à vue, bombardé de questions par Michèle Pierrard. Le candidat va avouer une faiblesse pour le chocolat, pour Winnie l’Ouson et le film « Les visiteurs »…

Cresta - l'interrogatoire

7h45 - l’Interview politique

"Le rassemblement de la gauche entre les deux tours est toujours possible".

France Bleu Roussillon : Jacques Cresta, les sondages de ne vous son pas favorables, vous y croyez encore à votre élection à la mairie de Perpignan ?Jacques Cresta : Vous croyez aux sondages ? C'est une tendance, mais je n'oublie pas que pour les législatives, j'étais donné perdant. Moi je continue mon travail sur le terrain. Il y a un éparpillement des voix de gauche, mon travail consiste à convaincre les électeurs de gauche qu'il faut voter et voter utile dès le premier tour . Moi, j'ai proposé à Jean Codognès de se rassembler, il ne le souhaite pas. Moi,  je continue de défendre le projet que nous avons élaboré avec les Perpignanais. Le rassemblement de la gauche entre les deux tours est toujours possible, mais je n'oublie pas que ceux qui sont contre moi sont ceux qui ont déjà fait perdre la gauche en 2008 et 2009.FBR : Comment vous imaginez cette alliance ?JC : Je l'ai encore proposée à Jean Codognès bien avant le premier tour, je prépare une éventuelle fusion entre les deux tours, après ce sera de sa responsabilité.

Jacques Cresta et la division à gauche

FBR : La campagne est elle difficile quand on est socialiste avec la cote de popularité de François Hollande qui est au plus bas ?JC : C'est sûr que c'est plus dur qu'en 2008 où tout était au beau fixe pour la gauche y compris dans le département, mais le travail consiste à ramener les électeurs sur les enjeux d'une municipale, c'est à dire, le logement, le transport, l'eau, la gestion des transports publics .Je réponds aux questions des Perpignanais, et le plus souvent, c'est leur quotidien. J'essaye de me concentrer sur les véritables problèmes des Perpignanais.

Jacques Cresta et François Hollande

"Ne promettre que ce qu'on pourra tenir".

FBR : Qu'est-ce que votre programme a de plus que celui des autres ?JC : La marque de fabrique de mon programme c'est de ne promettre que ce qu'on pourra tenir, et non une multiplication des promesses comme sur le programme du maire sortant, pêche miraculeuse et multiplication des pains. Mon programme est cohérent , écolo-compatbile, sur le transport, il fait la part belle à la société civile puis que 'jai un tiers de ma liste qui sera composée de membres de la société civile.FBR : Un programme raisonnable et pas trop ambitieux ?JC : Je suis quelqu'un de pragmatique et de réaliste, semaine après semaine, les médias nationaux classent Perpignan dans les dernières villes de France. Il y a une dette de 240 millions d'euros à la ville de 400 millions d'euros à l'agglo. La semaine dernière l'agglo a racheté le galet (ndlr : construction à côté du centre del Mon à Perpignan) qui est un fiasco commercial alors qu'il y a des milliers de m2 de bureaux juste à côté. On voit que l'agglo lance la construction d'une passerelle à 5 millions d'euros, je pense que les habitants du Vernet avaient d'autres priorités.FBR : Vous ne l'auriez pas faite la passerelle ?JC : Pour ce prix là j'en aurais fait deux ! Y a d'autres priorités, aménager l'avenue Joffre pour la sécuriser.

Jacques Cresta et un programme pragmatique

"Je veux être le maire qui va baisser les impôts sur Perpignan"

FBR : Quelle est votre priorité dans votre programme ?

JC : Ma priorité c'est la fiscalité, je veux être le maire qui va baisser les impôts à Perpignan . On paye trop d'impôts, on est au même niveau que Montpellier, mais à Montpellier y a cinq lignes de tram dont une qui va jusqu'à la mer. Je l'ai dit, 240 millions d'euros pour la ville, 400 millions pour l'agglo plus 300 millions d'euros qui sont venus de l'agence nationale de rénovation urbaine pour quel résultat ? Ça fait presqu'un milliard d'euros, c'est l'équivalent de 20 lycées, est-ce qu'on voit 20 lycées à Perpignan ? C'est toute la question que les Perpignanais doivent se poser, où sont passés ce milliard d'euros pour la vie quotidienne des Perpignanais ?

"Il y a capacité à ..."

Contrairement à ce que dit le maire sortant, il a augmenté les impôts de 16 %. Je veux enclencher un cycle vertueux. Il faut arrêter d'enrichir les banques en faisant des emprunts systématiques. Il y a capacité à arrêter d'enrichir des multinationales avec des délégations de service public comme sur l'eau ou la restauration scolaire, il y a capacité à mettre le personnel municipal en mouvement avec de la formation de l'accompagnement, il y a capacité à faire des économies pour dégager des marges d'autofinancement.

Jacques Cresta et la fiscalité

FBR : Votre mesure phare pour les transports c'est le bus gratuit ?

"Le bus gratuit, il est financé"

JC : Le bus gratuit, il est financé. Des milliers de voitures à Perpignan, ça coûte de l'argent en travaux de voirie, en aménagement de places de parking, de mobilier urbain. Moins de travaux, c'est moins de dépense, 2 millions d'euros par an. C'est aussi mettre en complémentarité les transports du conseil général et de l'agglomération, et là encore c'est 2 millions d'euros d'économie. Les tickets de bus, ça représente 4 millions d'euros. Le compte est bon. FBR : Vous voulez chasser la voiture du centre ville ?JC : Non mais il faut donner un signe fort pour développer les transports en commun. Le train à un euro arrive dans le département. Il a été expérimenté sur Perpignan Prades, la fréquentation a été multipliée par trois. Il va donc y avoir plus de passagers qui vont arriver en gare de Perpignan, il faut préparer ce qu'on appelle le report modal, comment redistribuer ces voyageurs jusqu'à leurs lieux de travail.FBR : L'aménagement des berges de la Têt notamment pour les vélos ?JC : On voit que le fleuve est un symbole de la ville de Perpignan mais laissé à l'abandon quand on voit tous ces roseaux. Il nous faut un plan de circulation, il faut refaire un maillage avec les principales villes de l'agglo. Il faut favoriser la circulation dans Perpignan en développant les transports en commun. Puis faire de véritables pistes cyclables.FBR : La semaine dernière vous étiez invités avec les autres candidats à tester le vélo en ville, vous êtes le seul à ne pas y êtres allé pourquoi ?JC : J'ai été invité par un message privé sur Facebook que je n'ai pas vu.Je le regrette, j'aurai préféré être invité d'une autre manière.

Jacques Cresta et les transports

Jacques Cresta - Maxppp
Jacques Cresta © Maxppp

8h10 - Ce que vous attendez de Jacques Cresta

Et si la ville de Perpignan passait à gauche ? Si Jacques Cresta était élus maire, quelles sont les mesures que vous aimeriez lui voir prendre ? France Bleu Roussillon a promené son micro dans les rues de Perpignan

Cresta - 8h10

8h35 - Le choix musical de Jacques Cresta

France Bleu Roussillon propose à chaque candidat de choisir un titre musical. Jacques Cresta choisit l’Estaca, une chanson composée par le chanteur Lluís Llach sous la dictature franquiste.